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Fossilization - Leprous Daylight
Chronique
Fossilization Leprous Daylight
Acheté quelques jours avant sa sortie officielle au stand des Brésiliens lors de leur passage au Kill-Town Death Fest en 2023, c’est pourtant avec plus de deux ans de retard que j’entame la rédaction de cette chronique... Une chronique qui vise évidemment à corriger le tir et cela d’autant plus que dans quelques semaines sortira son successeur. Un disque baptisé Advent Of Wounds qui pour le moment s’annonce au moins aussi convaincant (et peut-être même davantage) et qui, si tout se déroule comme prévu, sera cette fois-ci évoqué en ces pages en temps et en heure. Affaire à suivre...
En attendant, retour sur Leprous Daylight, un premier album attendu de pied ferme par tous ceux qui avaient été emballés précédemment non pas par l’originalité du propos de notre duo mais plutôt par la puissance et l’impact de son Death Metal partagé entre séquences frontales particulièrement redoutables et passages nettement plus lourds et atmosphériques. Enregistré une fois de plus par leur compatriote Marcos Cerutti (Desolator, Necrogosto...), le mixage et le mastering ont été confiés à un autre habitué puisque c’est le Finlandais Otso Ukkonen, batteur de Krypts avec lequel Fossilization a déjà collaboré à deux reprises par le passé, qui reprend une fois encore du service. Sans grande surprise, la production de ce premier album n’est évidemment pas très éloignée de celles de ses ainés, c’est-à-dire puissante et parfaitement équilibrée avec juste ce qu’il faut de caractère. Enfin, un petit mot au sujet de cette illustration que j’aime beaucoup et que l’on doit à l’Indonésien Rio Oka Wardana (Kontusion, Noxis, Phthisis, Penny Coffin, Re-Buried...).
Composé de huit nouveaux morceaux, c’est au son d’une courte introduction d’un petit peu moins d’une minute que s’ouvre Leprous Daylight. D’abord sur des sonorités étranges avant que celles-ci ne laissent rapidement leur place à un trio guitare, basse, batterie à la fois lourd et menaçant. Une entame tranquille mais ferme qui va permettre de poser certaines fondations avant que le groupe ne rentre dans le vif du sujet au son cette fois-ci d’un "Once Was God" des plus véhéments. N’ayant néanmoins aucune envie de me lancer dans une chronique détaillant pas à pas ce qui se passe sur chacune de ces huit compositions, je continuerai simplement en affirmant paresseusement que ce premier album s’inscrit donc comme la suite logique des précédents travaux de Fossilization.
Proposant depuis leurs débuts un Death Metal sombre et tellurique aux accointances Doom relativement prononcées, nos Brésiliens récidivent ici sans rien changer de leur formule qui d’ailleurs n’est pas tout à fait la leur… Fleurant toujours autant des groupes tels que Krypts ou Cruciamentum, Fossilization partage une fois de plus son temps entre accélérations particulièrement soutenues (toutes ces fulgurances menées généralement à coups de blasts que l’on peut entendre par exemple sur les premiers instants de "Once Wars God" puis de nouveau à 0:52, 1:42, 3:06 et 4:35, sur "Oracle Of Reversion" à 0:03, 0:39 et 1:17, sur "At The Heart Of The Nest" et son entame en fanfare, sur "Leprous Daylight" à 0:24 et ainsi de suite jusqu’à l’issue de ces trente-six minutes) et passages à l’inverse beaucoup plus écrasants et atmosphériques ("At The Heart Of The Nest" de 1:06 à 2:04 puis de nouveau de 2:19 à 3:03, "The Night Spoke The Tongue Of Flames" de 1:40 à 3:31, "Eon" de 1:34 à 3:59, l’essentiel de "Wrought In The Abyss" qui conclut ainsi ce premier album sur une note particulièrement plombée assez peu optimiste...). Une dualité parfaitement balancée qui permet au Death Metal des Brésiliens de ne pas souffrir d’un quelconque déséquilibre et qui de fait offre à chaque titre ce qu’il faut de nuances et de reliefs pour que les amateurs de Death Metal d’habitude peu enclins à ce genre de ralentissements Doom ne soient pas trop en souffrance.
À ce déroulé particulièrement efficace mais aussi tout ce qu’il y a de plus conventionnel, mentionnons également le growl profond et impeccable de Thiago Oliveira qui, s’il n’offre que très peu de variations, colle néanmoins parfaitement à ce genre de Death Metal aux ambiances noires et abyssales ainsi que le caractère profondément mélodique de tous ces riffs qui parviennent à compenser l’absence quasi-totale de solos et autres leads tout au long de l’album (si ce n’est brièvement sur "Eon" à compter de 2:54) grâce justement aux atmosphères sinistres et tourmentées qui en découlent directement.
Attendus au tournant après deux sorties de grande qualité, les Brésiliens de Fossilization prouvent en l’espace de huit titres et trente-six minutes que l’on a eu raison de miser sur eux, non pas pour révolutionner la scène Death Metal mais plus modestement pour marcher avec brio et efficacité dans les pas de ces quelques formations évoquées plus haut auxquelles pourraient également s’ajouter dans une certaine mesure Incantation ou Dead Congregation... Bref, ce que nous offre ici le duo est effectivement dénué de toute originalité mais peu importe car des albums de cette qualité j’en prends à la pelle et cela sans jamais risquer de me lasser.
| | AxGxB 29 Décembre 2025 - 530 lectures |
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