Karévana - 夜明けの空へ – To the Dawn Sky
Chronique
Karévana 夜明けの空へ – To the Dawn Sky
O. Misanthropy est de retour ? Au sein de KANASHIMI, le groupe culte de black dépressif ? Non. Alors serait-ce pour AHPDEGMA, dans lequel il côtoyait Ur Èmdr Œrvn (ARKHA SVA, ANGUIS DEI) et Jekyll (MANIERISME) il y a une dizaine d’années ? Toujours pas. Mais alors, s’agit-il d’un nouveau projet ? Oui. Cela s’appelle KAREVENA, et notre homme y est seul. Ou presque. Il a simplement fait appel à un visage bien connu du black récent : Crying Orc de KËKHT ARÄKH. Figurez-vous que l’Ukrainien continue d’avoir la bougeotte. Après la Pologne et l’Allemagne, il résiderait désormais au Japon, ce qui explique en partie sa collaboration dans cette nouvelle formation. Il y apporte son timbre clair sur un titre, « Akumu II », et c’est efficace, avec un résultat très flottant, comme une âme qui se serait perdue. Elle répète d’ailleurs inlassablement « Samayou », qui signifie « errer ».
La musique s’inscrit pleinement dans cette atmosphère, et les titres de l’album comme ceux des morceaux confirment cette impression de souffrance et de cauchemars nocturnes. La douleur et les émotions sombres dominent, et l’espoir de s’en libérer reste très ténu, ne pouvant venir qu’avec l’aube. C’est ainsi que l’on passe de « Zan’ya » (Nuit tragique) à « Moontears » (Larmes de la lune), puis à « Blood-Red Rose » (Rose de couleur rouge sang), avant d’enchaîner avec une « Tragedy » et des « Akumu » (cauchemars). Les dernières compositions évoquent les vampires (« VMPYR ») et la « Crucifixion », avant de pouvoir enfin fuir vers le ciel de l’aube (« To the Dawn Sky ») et un dernier « Requiem ».
Les éléments sont ceux que l’on retrouve habituellement dans l’univers d’O. Misanthropy : un aspect cru et direct dû à une production volontairement lo-fi, des mélodies claires à la guitare, des vocaux déchirés, graves mais plaintifs. En revanche, il se différencie de KANASHIMI en omettant les passages au piano qui y apportaient un côté romantique et dépressif. Ici, ils se fondent davantage dans la musique et frappent moins. Cela suffit à transmettre des sensations de désespoir, mais de manière moins marquante, moins prenante, moins traumatisante même.
Ainsi, je ne suis pas totalement convaincu par ce premier album. J’aurais aimé, par exemple, que le chant clair, distordu et malsain de l’introduction revienne plus fréquemment, et pas uniquement sur les intermèdes « Tragedy » et « Requiem ». J’aurais apprécié un peu plus de mélancolie ou de puissance, ou peut-être autre chose encore, mais il me semble qu’il manque un élément pour que je succombe pleinement. C’est sans doute normal lorsque l’on considère KANASHIMI comme ultime, la comparaison fait forcément mal.
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