Nyctophilia - Stargazer
Chronique
Nyctophilia Stargazer
Cela fait sept ans que je n’ai pas parlé de NYCTOPHILIA. C’était en 2018, à l’occasion du quatrième album du Polonais, Ad Mortem et Tenebrae. Il n’y a donc rien eu entre celui-ci et Stargazer en 2025 ? Eh bien justement, si. Bezdeń en 2019, puis Weltschmerz en 2021. Deux albums de très bonne qualité qui ont confirmé tout le bien que j’en pensais. Mais voilà, il m’arrive de laisser les chroniques de côté lorsque je suis submergé, et cette fois, c’est tombé sur lui. La sortie de ce septième album est donc l’occasion idéale de reparler de cette formation tenue par un seul homme : Grief. Né en 1996, il n’avait que vingt ans lorsqu’il a proposé son premier album, il y a une dizaine d’années. Cela ne nous rajeunit pas de réaliser que nous écoutions déjà du black metal l’année de sa naissance.
Il s’agit donc de son septième album, et son orientation diffère sensiblement de celle des dernières productions. Alors que les compositions précédentes étaient marquées par une forte mélancolie, au point que certaines invitaient à classer NYCTOPHILIA dans le black dépressif, les six nouveaux morceaux renforcent nettement les passages nerveux et excités. Pour ceux qui connaissent le projet, il suffit de le comparer à Weltschmerz, l’opus de 2021. Celui-ci s’ouvrait sur une longue introduction instrumentale atmosphérique et spatiale de cinq minutes, suivie d’un titre de dix minutes donnant l’impression de dériver au milieu des étoiles, accompagné de baleines cosmiques. L’agitation n’y apparaissait que par intermittence, laissant la place à une magie ambiante omniprésente. Ensuite, « Zatracony w księżycowym blasku » introduisait davantage d’agressivité et de nervosité, tout en conservant des ambiances stratosphériques. C’est précisément à ce morceau que font le plus penser les nouvelles compositions.
Le titre de l’album constituait d’ailleurs un indice évident : Stargazer. Les étoiles sont omniprésentes, et elles semblent très proches. Les morceaux donnent même l’impression d’évoluer parmi elles, en tentant d’éviter leur trajectoire. Plus de dépressif, très peu de mélancolie, mais des cavalcades incessantes, des péripéties, une atmosphère omniprésente et peu de répit.
Les morceaux durent entre sept et neuf minutes, pour un total de quarante-huit minutes. J’ai beaucoup apprécié l’énergie et la puissance qui s’en dégagent, mais, pour être honnête, j’étais bien plus sensible au NYCTOPHILIA nuancé, capable de se montrer réellement émouvant. Au final, cet album ne me donne pas envie d’y revenir très souvent et j’en ai fait le tour assez rapidement. Cela reste solide, mais clairement moins indispensable.
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