Gorgoyl - Stone Guardian
Chronique
Gorgoyl Stone Guardian
GORGOYL est un groupe de black metal de l’Est de la France créé en 2023. Leur premier album, Stone Guardian, sorti le 24 mars 2026, marque leur première véritable proposition musicale, autour d’un univers construit et immersif. Une belle entrée en matière !
Quand j’écoute pour la première fois Stone Guardian je n’ai presque pas d’informations sur le groupe si ce n’est leur concept de black metal carved in stone et qu’ils se sont offerts les talents de Macchabée Artworks pour leur pochette qui semble déjà nous présenter l’ambiance prometteuse de ce premier album.
En allant piocher mes informations, je découvre que ce premier album propose un concept mûrement réfléchi. Celui du voyage spirituel d’une gargouille, qui, du haut de son perchoir, est condamnée à dominer le monde sans jamais y appartenir, et voit défiler les siècles sous elle, témoin figé d’un monde en perpétuel mouvement.
Cette première écoute à l’aveugle me permet de mettre un pied dans l’univers de cette entité de pierre. Dès lors, c’est la musique elle-même qui prend le relais et donne corps à cet univers figé.
Un metal froid, massif et une ambiance pesante se dégagent immédiatement de l’album. Les compositions semblent sculptées plus que jouées.
Le chant, sombre et torturé, immortalisant la créature, évoque certaines influences issues du black metal introspectif, sans jamais tomber dans la caricature. On y ressent toute la plainte du gardien de pierre.
Les instruments se combinent pour donner une même masse sonore et offrent une matière brute mais mélodique. Les guitares forment un bloc compact et puissant, soutenant cette impression de lourdeur continue. Parmi les morceaux qui démontrent cette combinaison parfaite de force minérale et de musicalité, Spitting Rain, se distingue par son aspect plus aérien. La basse déploie ici sa véritable force mélodique et en tant que bassiste, ce moment résonne directement. Elle apporte une profondeur et un relief sonore qui enrichit complètement le morceau. La batterie, quant à elle, s’inscrit dans cette même logique de masse, soutenant la sensation de lourdeur continue qui traverse l’album. L’ensemble contribue à des morceaux puissants, taillés dans la même pierre que leur concept.
Après environ 50 minutes, GORGOYL achève ce voyage vers l’éternité de la gargouille. Pour moi c’est un premier album réussi, cohérent et habité, qui déploie une véritable architecture sonore et narrative et laisse derrière lui une empreinte froide et persistante, gravée dans la pierre.
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