Nouveau venu sur la scène
death metal hexagonale,
KHARKOV peut déjà s’appuyer sur la réputation de son vocaliste
Bastich, ex-
FLESHDOLL, ex-
GOMORY, pour éveiller la curiosité du public concernant ce premier album éponyme. Du
death donc, moderne et mid-tempo qui, dans l’ensemble, me renvoie aux écoles danoises et néerlandaises, à des choses telles que
GOREFEST,
KONKHRA, en moins excitant à ce stade mais tout aussi
groovy.
En effet, les neuf compositions souffrent d’un mal bien connu : homogènes, percutantes mais manquant de moments réellement différenciants, à l’image de l’interlude orientalisant « Citadelle » dont l’originalité du registre gagnerait à être étendu à d’autres pistes. Pour le reste, si je n’ai aucun doute sur le potentiel destructeur des morceaux en concert, les quarante minutes semblent parfois un peu longues en l’absence de ces fameux temps forts. Il me manque un riff casse-tête, une accélération subite, un ralentissement soudain qui donnerait envie de lancer de grands moulinets avec les bras, et ce en dépit de l’indéniable solidité de l’ensemble.
Le
growl est maîtrisé, je n’avais pas de doute sur ce point compte-tenu du passif du bonhomme, les trois instrumentistes réalisent également une prestation fort convaincante. Les rythmiques sont certes peu complexes mais les variations fréquentes, la place importante accordée à la basse (« K141 » par exemple) ainsi que la solide assise du batteur garantissent une efficacité indéniable. Pourtant, ces atouts sont partagés par tellement d’autres formations que m’enthousiasmer pour
KHARKOV au détriment d’autres projets me semblerait prématuré. Je garde cependant à l’esprit qu’il s’agit d’un LP de lancement de carrière et que si les influences s’affinent dans le futur, le quatuor pourrait bien montrer une force de nuisance imposante car, dans ce registre rouleau-compresseur, il y a des places à prendre.
En définitive,
Kharkov séduit sans convaincre totalement, exposant néanmoins suffisamment de qualités pour retenir l’attention et se dire que le prochain arrivage pourrait faire mal car ce
death metal épais, tout en rythmiques, semble pensé pour éclater de la cervelle, d’autant que c’est une approche que j’ai toujours affectionnée. Une histoire à suivre.
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