Drunemeton - Dweller of Carcosa
Chronique
Drunemeton Dweller of Carcosa
J’avais mis un 7/10 encourageant à l’album précédent, en 2024. Pourtant, je n’ai jamais eu envie d’y revenir. J’ai même plutôt cherché à l’éviter, voire à l’oublier, tant l’image qui m’en était restée était celle d’un bordel chaotique dépourvu de véritables passages marquants. Les influences étaient nombreuses, mais leur mélange ne m’avait pas semblé particulièrement pertinent.
Le one-man band russe (devenu serbe) revient en 2026 avec une suite, déjà son sixième album. Le rythme d’une sortie tous les deux ans est donc parfaitement respecté, pour le plus grand plaisir des fans du groupe… s’il en existe. Je sais, ce n’est pas très gentil, mais j’ai vraiment l’impression que tout le monde se fout de Grannus et de son projet DRUNEMETON. Je n’ai vu personne se réjouir de son retour, ni même simplement relayer l’information… Les labels, eux aussi, semblent d’ailleurs le bouder.
Il ne facilite pas non plus les choses. Ses mélanges auraient pu séduire les amateurs de plusieurs styles de metal s’ils ne donnaient pas une impression de totale improvisation. Grannus décrit sa musique comme de l’Epic Blackened Heathen Metal, mais il brasse sans véritable cohérence du death metal mélodique, du black metal épique et quelques touches de pagan metal. Le résultat n’est pas digeste. C’est même franchement lourd, à la limite du lourdingue. Arrivé à la sixième piste, sur onze, la lassitude prend définitivement le dessus et il devient difficile de se forcer à aller jusqu’au bout.
D’autant que c’est long. Très long. Insupportablement long… Il m’a même fallu cinq tentatives pour atteindre les deux dernières pistes et découvrir qu’il s’agissait de reprises : « Mordred's Song » de BLIND GUARDIAN et « Mother Europe » d’ANCIENT RITES. Personnellement, je ne me sentirais pas honoré d’être repris par DRUNEMETON. J’aurais plutôt l’impression d’avoir une part de responsabilité dans l’existence d’un groupe pareil… Honte, donc, à tous ceux qui figurent parmi ses influences revendiquées, dont trois Français : BELENOS, ALDAARON et HEOL TELWEN ! Les autres mentors assumés vont de BAL-SAGOTH à BORKNAGAR…
Sinon, côté concept, l’album suit les âmes des anonymes et des oubliés, dont l’existence a été effacée par l’effondrement des civilisations. Carcosa y est présentée comme un lieu situé au-delà du monde des vivants, dernier refuge des vaincus, des errants et des dépossédés. Inspiré notamment par les écrits d’Ambrose Bierce et le mythe du Roi en Jaune, le disque traite de la guerre civile, des catastrophes, de la mémoire et des cycles répétitifs de l’Histoire à travers une approche mythologique et sombre.
Ça a l’air bien, hein ?
Eh bien non.
DONNEZ VOTRE AVIS
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
AJOUTER UN COMMENTAIRE
Par AxGxB
Par Sosthène
Par Sosthène
Par Cujo
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Samfisher
Par Sosthène
Par MoM
Par Raziel
Par Sosthène