Nouveau venu au sein de la foisonnante scène finlandaise,
PSEUDOMAIMER entend bien faire connaître son
death metal aussi coloré que putréfié aux oreilles du monde entier. Pour y parvenir, les membres n’ont pas lésiné puisqu’en un an ce n’est pas moins d’une démo (
Canticles for Mordophiles), d’un EP (
Cavernopathic Autoentombment) puis d’un LP (
The Necrodivine) qui sont parus, tous en indépendant et vraisemblablement uniquement au format digital, en attendant d’éventuelles rééditions dès lors que ce rejeton putride aura trouvé un centre d’accueil. Et il en a les moyens ! En effet, outre cet
artwork chargé particulièrement criard, l’approche brutale, simpliste et majoritairement mid-tempo saura certainement trouver de nombreux amateurs.
Certes, rien de neuf à se mettre sous le tentacule. Ce
death gluant, nous le connaissons sous toutes les coutures, avec son chant de zombie décharné, ses riffs boueux… Pourtant, le slime prend assez facilement et ce pour quelques raisons évidentes : la formation sait appuyer sur l’accélérateur quand il le faut (« Dung Bulwark (Shrouded in Shit) »), use intelligemment de la basse dont les nombreux
breaks font systématiquement mouche et, enfin, les ambiances développées sont suffisamment intéressantes pour que le chanteur puisse se permettre de laisser la place à de longs moments purement instrumentaux. Pour moi, c’est souvent un signe positif, lorsque le vocaliste ne se sent pas tenu d’occuper l’espace afin de masquer l’indigence de certains plans.
Évidemment, les influences locales telles que
DEMILICH ou
ADRAMELECH se font sentir mais les Finlandais ont néanmoins leur petit truc gluant à eux, ni copieur, ni suiveur, jetant parfois un œil sur la pesanteur américaine d’un
INCANTATION sans les aspects occultes et satanistes. Ici, le baveux s’intéresse davantage à l’horreur, au rampant, aux sucs qui suintent et qui collent, parfois bizarrement sautillant (« Rotluminescent Biomachinum »), cela met bêtement en joie je le reconnais.
En définitive, prenons
The Necrodivine uniquement pour ce qu’il est : un disque d’été qui nous accompagnera peut-être jusqu’à la rentrée de septembre mais dont le contenu manque encore du corps nécessaire pour passer l’hiver. Cependant, au regard de la bonne tenue de ces trente-six minutes, il ne faudra pas balayer trop vite le souvenir de
PSEUDOMAIMER dont le
Mighty Max Death Metal pourrait créer la surprise dans quelques années.
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