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Terminal Death - Terminal Death

Chronique

Terminal Death Terminal Death (Compil.)
Alors là, Shadow Kingdom Records a fait dans le culte underground de chez underground! Étonnant d'ailleurs pour un label plutôt porté sur le heavy metal que d'avoir exhumé les restes de Terminal Death, formation assez éloignée de sa cible de base habituelle. Le combo de Chicago, qui comptait dans ses rangs le bassiste Shaun Glass futur Sindrome et Broken Hope, s'adonnait en effet à un death/thrash primaire des plus rugueux. Si vous n'avez jamais entendu parler de Terminal Death comme 95% de la population métalleuse, on ne vous en voudra pas puisque les Américains n'ont existé que de 1984 à 1986, ne sortant qu'une rehearsal tape en 1984 et une démo studio l'année suivante avant de retourner dans les tréfonds des abysses les plus hostiles. Ce qui n'a pas empêché Shadow Kingdom de produire une compilation de près d'une heure regroupant tous les morceaux de la discographie de Terminal Death, soit dix au total. Au programme, la démo Faces Of Death de 1985 et deux démos rehearsal de 1985 et 1986. Pas de trace de celle de 1984.

L'intérêt d'une telle compilation? Il est avant tout historique ma bonne dame. Si le nom de Terminal Death n'a pas survécu jusqu'à nous, sachez tout de même que ce groupe revêt une certaine importance dans la chronologie des événements. Car Terminal Death fait partie des tout premiers groupes de death metal ou de proto-death metal, si vous préférez. Un pionnier dont il était important d'honorer la mémoire, au-delà de toute notion de qualité.

Commençons par la démo Faces Of Death qui ouvre la compilation. Il s'agit de l'intérêt principal de celle-ci. Le son est cru mais encore audible. Suffisamment en tout cas pour s'apercevoir que Terminal Death est en avance sur son temps. Plus extrême qu'un Possessed ou un Mantas/Death, le groupe se démarque par des riffs plus sombres et brutaux ainsi qu'un chant plus guttural et growlé. On sent encore l'influence du thrash mais le groupe franchit un cap dans l'extrémisation de la musique. Une impression amplifiée par la production raw et la durée brève des morceaux (deux minutes). Est-ce du death, du thrash, du thrash/death ou du death/thrash? C'est un débat sans fin. Mais clairement, Terminal Death fait passer des groupes comme Slayer ou Dark Angel pour de classieux mélomanes. On est en 1985, le metal extrême naissant et bouillonnant évolue vite. Concernant la qualité de cette démo, je serais par contre un peu moins élogieux envers Terminal Death. Si j'applaudis cette volonté de défoncer les barrières pour pousser le délire encore plus loin, le résultat reste assez rudimentaire. Très similaires, les morceaux s'avèrent presque tous construits sur le schéma du calme avant la tempête. Toujours le même type d'intro lente pour instaurer un semblant d'atmosphère puis la déflagration sonore à base de vociférations gutturales, de tchouka-tchouka désordonné, de riffs ultra saturés et de solos chaotico-mélodiques (oui un peu de mélodie!). Pas mauvais du tout, assez piquant même si on se remet dans le contexte, mais rien d'ultime (on reste loin d'un Seven Churches!). À écouter tout de même pour les curieux car hormis le côté culte ultra UG attirant, certains riffs et grooves valent vraiment le détour.

Ça, c'était les six premiers morceaux. Le reste, soit les quatorze autres pistes, est constitué de titres rehearsal. Vous trouviez le son de la démo limite, attendez d'entendre ce que vous réservent ceux-là! À moins d'être un die-hard fan, je ne vois pas trop l'intérêt de proposer des morceaux handicapés par une telle médiocrité sonore, que ce soit la répèt' de 1985 ou celle de 1986 guère plus distincte, avec un chanteur qui avale le micro, une batterie cacophonique surmixée et des guitares reléguées dans le fond de la salle! D'autant qu'il s'agit des mêmes morceaux que la démo à quelques exceptions près. Du coup, on se retrouve avec plusieurs titres carrément en triple ("Terminal Death", "Judge Death", "Hachsaw", "The Day After The End", "Brain Tumor")! Déjà que la musique de Terminal Death ne se pose pas en exemple de diversité, vous vous doutez que le temps semble bien long une fois la démo passée! On notera tout de même un peu de neuf par rapport à celle-ci avec "Intermission" qui n'est comme son nom l'indique qu'une pause pendant laquelle les musiciens s'échauffent, "Chained To The Abyss", composition assez molle et ennuyante sauvée par une grosse accélération jouissive en deuxième partie, l'expéditive "Dying In The War" au feeling grind appréciable et "Bloody Retribution" qui aurait pu se trouver sur la démo tant on retrouve le même gimmick intro menaçante / accélération thrash.

Au final, on se retrouve avec une compilation chargée de redites et du coup beaucoup trop longue, minée en plus par un son logiquement ultra cru. Seul la démo Faces Of Death méritait une réédition, même si elle non plus n'a rien d'exceptionnel en termes de qualité brute. Je félicite toutefois Shadow Kingdom d'avoir voulu rendre hommage à un combo pionnier oublié. À l'image de groupes obscurs comme Savage Death ou le Poison allemand, l'intérêt de Terminal Death et de cette compilation éponyme reste avant tout historique, pour avoir apporté sa pierre à l'édifice death metal. Indispensable pour les collectionneurs et historiens du metal, insignifiant pour les autres.

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Terminal Death
notes
Chroniqueur : 2.5/5
Lecteurs : (1)  3/5
Webzines : (3)  3.33/5

plus d'infos sur
Terminal Death
Terminal Death
Death/Thrash - 1984 † 1986 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Terminal Death
02.   Judge Death
03.   The Day After The End
04.   Brain Tumor
05.   Celestial Execution
06.   Hacksaw
07.   Terminal Death/Judge Death
08.   Brain Tumor
09.   Celestial Execution
10.   Intermission
11.   Hacksaw
12.   The Day After The End
13.   Chained To The Abyss
14.   Dying In The War
15.   Terminal Death/Judge Death
16.   Brain Tumor
17.   Bloody Retribution
18.   Hacksaw
19.   The Day After The End
20.   Chained To The Abyss

Durée : 57'00

parution
8 Juillet 2014

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