chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
117 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Pyramids » Guillaume Fl... »

Early Moods - Spellbound

Chronique

Early Moods Spellbound (EP)
Ne pas se fier aux apparences, elle sont parfois trompeuses. Je m’explique: j’avais quelques craintes en découvrant tout l’attirail promotionnel du label de Early Moods, notamment la photo du groupe où l’on y découvrait de jeunes gens abordés tout l’attirail du groupe rétro bien propre sur lui, avec des sapes venant probablement de le friperie du coin. Cela dit, ils ont su éviter l’écueil de se prendre en photo devant leurs têtes et amplis Matamp, Orange ou HiWatt, c’est déjà ça. Et puis la fiche promotionnelle nous parlait bien évidemment de l’expérience des musiciens, plutôt dans la scène extrême californienne, avec un ancien membre de Skeletal Remains pour parfaire la street cred, et un savant name dropping bien comme il faut pour citer leurs influences: Candlemass, Trouble, Witchfinder General, Pentagram et bien entendu Black Sabbath. N’en jetez plus la coupe était pleine, surtout que ce n’est pas les premiers venus de la scène extrême à nous faire le coup d’un amour inconsidéré pour le doom metal d’antan. Cela dit, les musiciens d’Early Moods auront pris leur temps avant de faire paraitre ce premier EP, puisque la formation du groupe remonte à deux mille cinq et que ce Spellbound était préalablement sorti de manière indépendante par le groupe en avril dernier et disponible sur sa page bandcamp.

Que nous proposent donc les Californiens sur cet album: tout simplement un heavy doom metal qui sonne évidemment vintage et où l’on sent évidemment l’ombre de Pentagram et de Witchfinder General et bien sûr celle du Black Sabbath des années soixante dix. Pour le côté Candlemass, je cherche encore, ce qui me laisse à penser que ou bien c’est le chargé de promotion qui a des problèmes auditifs ou bien c’est moi. Cela étant dit, même si les influences sont on ne peut plus évidentes, l’on constate que c’est plutôt bien fait et très bien agencé, sans trop de fioritures. Les compositions tiennent bien la route et ont cette dynamique suffisante pour être assez enivrantes tout en se laissant aller à des passages plombés, mais pas si lents que ça, peut être le seul reproche que je puisse leur faire, car certains passages auraient sans doute gagné à être beaucoup plus lents. Les deux guitaristes nous servent des riffs plutôt bien pensés et bien exécutés. Ce qui va faire l’attrait de cette formation ce sont notamment les soli de guitares qui viennent agrémenter chaque titre, à l’ancienne si je puis dire, avec ce petit côté duels de guitaristes, qui pourraient nous rapprocher de la patte Trouble évoquée dans les influences, et d’une certaine manière de Pagan Altar, ce n’est sans doute pas rien si l’on retrouve Alan Jones en invité sur Isolated. Et je dois avouer que c’est quelque chose qui donne un plus qualitatif à l’ensemble, le petit truc incandescent qui réveille l’attention. Ce d’autant que les compositions sont assez bien troussées avec des petites accélérations bienvenues à chaque fois, même si assez simples dans leur construction, exception faite du titre Desire qui est un peu plus audacieux.

Évidemment, outre les influences des Grands Anciens citées ci-dessus, l’on ne peut s’empêcher de penser à deux formations plus contemporaines, avec d’un côté Uncle Acid and The Deadbeats, même si le côté seventies londonien et psychédélique y est absent, et de l’autre côté Witchcraft, je pense notamment aux deux premiers albums du groupe de Magnus Pelander. Cela se ressent notamment au niveau du son, évidemment daté, et dans ces effets sur le chant que l’on retrouvait aussi bien chez les Suédois que chez les Anglais. Pour sûr, cela n’a rien d’original ce type de sonorités, mais c’est juste pour insister vers quelle obédience l’on se retrouve ici. Pour autant, il y a chez Early Moods une plus grande dynamique dans les compositions et un côté beaucoup plus explosif, voire enthousiasmant, qui les rapproche, d’une certaine manière, de Witchfinder General, avec ce côté sombre mais pas trop et surtout ce côté enjoliveur et un peu irrévérencieux du quatuor anglais. Et c’est cela qui va les distinguer, à mon sens, de la pléthore de groupes qui évoluent dans cette veine de doom metal passéiste, c’est à dire bloqués entre les années soixante dix et le début des années quatre vingt, avec cette ambiance qui rappelle bien plus les bas fonds d’une cave à briques rouges et l’odeur de nombreuses Ale renversées sur le sol, une sorte de réponse en plus passéiste à The Lamp of Thoth, que l’encens, les lampes à lave et la weed. Et c’est là que la non précipitation du quatuor pour sortir un enregistrement a sans doute été une très bonne idée, car l’on voit qu’ils ont pris le temps de faire venir à maturation leur musique et ont bien peaufiné leurs compositions.

Ainsi, et en dépit de ce que pouvait laisser présumer mon entame de chronique, ce Spellbound est assez bon et laisse présager de bonnes choses chez les Californiens d’Early Moods. Bien sûr l’on pourrait se dire que c’est encore une fois une énième formation de néo-vintage, que tout a déjà été dit et redit dans ce registre, pourtant l’on y retrouve une certains fraîcheur, chose qui n’était sans doute pas évidente vu le style pratiqué. J’apprécie surtout le fait qu’ils ont vraiment privilégié le travail des compositions et une voie plus métallisée que leurs contemporains, préférant faire du psychédélisme sous un amas de fuzz, et surtout cette paire de guitaristes qui sait vraiment y faire. Bref, les amateurs des références suscitées devraient y trouver leur compte, en espérant qu’un vrai premier album ne tarde pas trop car l’on sent qu’il y a ici un réel potentiel.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Early Moods
notes
Chroniqueur : 3.5/5
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Early Moods
Early Moods
Doom Metal - 2015 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Spellbound  (04:29)
02.   Starless  (05:09)
03.   Isolated (04.25)
04.   Desire  (07:02)
05.   Living Hell  (05:24)

Durée : 26:29

line up
parution
25 Septembre 2020

Essayez aussi
Purification
Purification
The Exterminating Angel

2021 - Autoproduction / Rafchild Records
  
Hour of 13
Hour of 13
Black Magick Rites

2021 - Shadow Kingdom Records
  
Funeral
Funeral
In Fields Of Pestilent Grief

2002 - Nocturnal Music
  
Cross Vault
Cross Vault
The All-Consuming

2015 - Northern Silence Productions
  
Purification
Purification
Dwell in the House of the Lord Forever

2020 - Autoproduction / Rafchild Records
  

Entombed
Left Hand Path
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique
Exorcizphobia
Neurosis Unbound
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
Sledgehammer
Destroy/Rebuild
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique