chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
158 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

0

Chronique

Bacchus Bacchus (EP)
Il est difficile de pouvoir poser une oreille sur tout, d’exhumer de petites pépites enfouies dans l’underground sur le cours d’une année. Cela a été d’autant plus vrai durant 2020 avec la propagation du merveilleux SARS-CoV-2. D’où les nombreux ratés et oublis. Prenez l’exemple de Bacchus. Ce groupe français, fraîchement formé, a sorti son premier EP (en digital) en décembre dernier via leur Bandcamp – en même temps que la parution, d’entre autres, les derniers albums d’Abigor et Hate Forest. D’où le temps mis pour se frayer un chemin jusqu’à Thrashocore. Un petit retard qui tombe d’ailleurs plutôt bien, les formats cassette (déjà épuisé lors des précommandes…) et vinyle de ce court format étant édités cette année via Solar Asceticists Productions et Signal Rex. Nouveau venu dans la scène Black Metal, cette formation lyonnaise est composé de trois membres dont Moïse Mestriaux, le compositeur qui est également au synthétiseur et gère les samples. Ce dernier est entouré de musiciens confirmés, Sébastien B. et Camille Olivier F.B., officiant dans de nombreux groupes (Dysylumn ou encore Ominous Shrine). Des éléments qui, conjugués avec le très bel artwork réalisé par Nostr’Atelier et l’étiquette « Black Metal Atmosphérique », ont su éveiller mon intérêt – pour le meilleur.

Ah ! Qu’il est doux de se laisser porter par l’ivresse, noyé dans les vapeurs d’alcool. Cela est d’autant plus vrai lorsque la musique s’y prête. Le Dieu du vin vous accompagne dans votre débauche avec des sonorités languissantes durant 29 minutes. Les mélodies entêtantes déroulent leur toile pourpre tandis que des chœurs féminins cérémoniels surgissent de temps à autres (cf. « I » ou encore fin du « IV »). À l’image de Méphistophélès, Sébastien B., semble guider votre chute inéluctable alternant entre voix claire habitée ou encore chant plus guttural et grave. Les riffs de guitares mélodiques, les différents effets couplés aux tempos lents et modérés font peu à peu effet sur votre subconscient. Le temps des libations et de la débauche parfaitement retranscrit sur les deux premiers morceaux (avec mention spéciale pour le magistral « II ») va rapidement prendre fin.
L’espace et le temps se fondent autour de vous et vous assistez impuissant à la corruption de votre propre corps, de votre esprit. Certes l’influence d’Urfaust se fait nettement sentir au gré des minutes, que ce soit par le thème mais aussi le chant sur certains passages, néanmoins Bacchus ne fait pas dans la copie. Il suffit d’écouter les très atmosphériques « IV » – que je trouve un peu redondant sur la durée – et « V » (avec de bonnes lignes de basse) pour s’en convaincre. Les sonorités font plus modernes, s’inspirant davantage de leurs autres projets tel que Dysylumn. En résulte, une fin différente, à la fois plus aérienne et personnelle sur laquelle votre voyage initiatique prend fin. Bercé par les notes épurées magnifiquement dressées par Moïse Mestriaux, vous flottez doucement dans les confins de l’espace. Un titre instrumental et ambient qui clôture de la plus belle des manières ce court format.

Mis à part quelques petites longueurs ressenties (riffs de guitares sur lesquels j’accroche moins ou encore vocaux pas assez variés sur une composition) qui sont très subjectives, ce premier EP est une excellente surprise. Le son est parfait et le mélange des diverses inspirations des Français offrent un univers singulier qui donne envie d’en entendre davantage. À la vue des nombreux atouts, on a hâte de voir ce que cela peut donner sur album. Prometteur !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Bacchus
Black Metal Atmosphèrique
2021 - Solar Asceticists Productions
2020 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 3.5/5
Lecteurs :   -
Webzines : (1)  3.5/5

plus d'infos sur
Bacchus
Bacchus
Black Metal Atmosphèrique - France
  

formats
  • Digital / 2020 - Autoproduction
  • Digital / 2021 - Solar Asceticists Productions
  • K7 / 2021 - Solar Asceticists Productions

écoutez
tracklist
I
II
III
IV
VI

Durée : 29 minutes

line up
Essayez aussi
Grima
Grima
Frostbitten

2022 - Naturmacht Productions
  
Moon
Moon
Render of the Veils

2015 - Moribund Records
  
Time Lurker
Time Lurker
Emprise

2024 - Les Acteurs de l'Ombre
  
Paenil Era
Paenil Era
Idle Cage

2024 - Indépendant / Neuronoir
  
Vinterriket
Vinterriket
Winterschatten

2003 - Ketzer Records
  

Cosmic Jaguar
El era del jaguar
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique
Venthiax
Rites Of Ra (EP)
Lire la chronique
Archaic
The Endgame Protocol
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
Slakter
Infernal Exekution Reign
Lire la chronique
Norwalk
Psycho Mirror
Lire la chronique
Megadeth
Megadeth
Lire la chronique
None So Live - Cyrptopsy / 200 Stab Wounds / Inferi / Corpse Pile
Lire le podcast
Breizh Death Metal Party 2 Live Report
Lire le podcast
Agressor
Deathreat
Lire la chronique
Deathraw
Reduced To Ashes (EP)
Lire la chronique
Cro-Mags
The Age Of Quarrel
Lire la chronique
Barbarian
Reek Of God
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Dirty Rotten EP (EP)
Lire la chronique
Furi Helium
No Altar Stands Eternal
Lire la chronique
Power Abuse
Madness Inside
Lire la chronique
Kreator
Krushers Of The World
Lire la chronique
Dementia
The Insanity Chronicles
Lire la chronique
Live Report Tanork - Skelethal
Lire le podcast
Crystal Sun
The Trace You Left
Lire la chronique
Live Report Esodic - Anthares
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
Dreaggan
Eternal Fire (EP)
Lire la chronique
Misfire
Product of the Environment
Lire la chronique