Interview de Gorgoyl pour la sortie de leur premier album "Stone Guardian"
Interview
Interview de Gorgoyl pour la sortie de leur premier album "Stone Guardian" Entretien avec le groupe (2026)
Gorgoyl est un projet récent : comment vous êtes-vous rencontrés et construits ?
Début 2023, nous avons lancé Gorgoyl avec l’envie de créer un projet black metal. Le noyau initial s’est formé autour de Gregory, Jay et Guillaume. Pendant près d’un an, nous avons travaillé sur la majorité de l’album et posé les bases du concept. Benoît et Vincent nous ont rejoints ensuite, apportant une dimension supplémentaire et contribuant à parfaire l’identité du groupe.
Les membres sont-ils impliqués dans d’autres projets musicaux ?
Tout à fait, la plupart des membres évoluent également dans d'autres projets, avec des univers différents. Greg et Guillaume jouent dans Moisi (black/grindcore), Jay baigne dans un univers goth metal avec son projet solo We Broke The Masquerade, et Vincent est devenu un élément déterminant du groupe AÎN (All is None). Cette diversité nourrit directement l’identité de Gorgoyl.
Votre univers tourne autour de cette gargouille observatrice et figée dans le temps. Comment cette idée est-elle née, et à quel moment s’est-elle imposée comme le cœur de Stone Guardian ?
La figure de la gargouille s’est imposée instinctivement. Elle incarne un point de vue extérieur, figé dans le temps, témoin silencieux des cycles humains.
À travers elle, on explore des questions existentielles : la place de l’homme, le sens de son existence, et les structures, religieuses ou sociales, qui le façonnent parfois à son insu.
Notre existence est fatalement commandée par des guides aveugles.
Comment définiriez-vous votre musique aujourd’hui ?
Un résultat. Un équilibre entre nos différentes sensibilités, avec une volonté de rester intègres dans ce que l’on propose. Notre musique est le point de rencontre de nos influences respectives : une base black metal, enrichie par des textures plus mélancoliques et atmosphériques, avec une dimension parfois plus directe et tranchante. Une mélancolie charnelle remuée par une implacable martialité.
Quelles sont vos principales influences ?
Paradise Lost, We Broke the Masquerade, Psychonaut 4, Moisi, Mayhem, Darkthrone, Opeth... pour être bref.
Qui compose au sein du groupe, et comment se construit un morceau chez Gorgoyl ?
La composition est partagée. Jay apporte une sensibilité plus DSBM, Gregory une approche plus Old School, et Vincent une dimension atmosphérique.
Chacun partage son écriture personnelle, que l’on affine ensuite collectivement jusqu’à trouver l’équilibre du morceau.
Quel matériel avez-vous utilisé pour l'enregistrement de votre album ?
Nous avons enregistré les instruments en home studio, puis confié le mix et le mastering aux bonnes oreilles de Flavien Morel, qui a finalisé l’album.
Vous avez choisi de travailler avec Macchabée pour l’artwork.
Qu’est-ce qui vous a poussé vers cet univers, notamment à une époque où l’IA prend une place de plus en plus importante dans le domaine graphique ?
Après avoir demandé à ChatGPT, nous pouvons répondre à cette question objectivement.
Plus sérieusement, nous souhaitions travailler avec un artiste dont l’approche soit authentique et en accord avec notre univers. Le travail de Macchabée nous a immédiatement parlé.
À une époque où tout est devenu facilement accessible via l’IA, nous voulions retrouver ce côté organique que seul un créateur... humain peut offrir.
Comment transposez-vous cet univers très atmosphérique sur scène ?
Sur scène, on cherche avant tout à retranscrire l’intensité et l’atmosphère des morceaux, sans artifice.
Rester fidèle à l’univers du groupe, avec une approche directe et immersive.
La sincérité répond de tout acte de foi.
Comment vous êtes-vous retrouvés à l’affiche du Witch’s Hollow ?
Nous avons toujours été présents dans la scène locale et son organisation.
La Horde Séquane nous a fait confiance en nous invitant sur cette édition, avant même la sortie de notre premier album.
Si j’ai bien compris, vous évoluez actuellement sans label : est-ce un choix ou une étape ? Avez-vous entamé des démarches de ce côté-là ?
C’est un choix. Nous souhaitions dans un premier temps explorer par nous-mêmes les différentes facettes liées à notre musique, notamment la production et la diffusion.
Quels sont vos projets pour la suite ? Avez-vous déjà commencé à composer de nouveaux morceaux ?
Nous travaillons déjà sur un second album, qui prolongera et accentuera les contrastes présents sur Stone Guardian. En parallèle, nous défendons le premier album sur scène, dans le but de partager avec vous les tourments de la Gargouille.
Notre musique est faite pour vous… après nous, bien sûr.
La figure de la gargouille restera-t-elle centrale dans vos prochaines créations ?
Oui. La gargouille est au cœur du projet et continuera d’évoluer avec nous.
Elle était, est, et vous survivra.
Est ce que vous connaissiez Thrashocore avant la demande de chronique ?
Nous connaissions le webzine de nom, et nous sommes très heureux de cette opportunité. Merci pour votre intérêt et vos questions.
Un grand merci à vous pour votre disponibilité et vos réponses.
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