chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
82 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Echoes of Nihil - Nothing to Hold On

Chronique

Echoes of Nihil Nothing to Hold On (EP)
Oh non ! Encore un groupe de metalcore qui demande une chronique… Et c’est bibi qui s’y colle (je n’ai reçu aucune menace, rassurez-vous). Allons-y pour les présentations : ECHOES OF NIHIL nous vient de Belgique, un premier EP éponyme est déjà paru en 2022 et la petite troupe est revenue à la charge en fin d’année dernière avec cinq nouvelles compositions qui ont pour particularité notable d’avoir été enregistrées et mixées par l’incontournable Déhà. Ce mec est décidément partout.

Cela n’est peut-être pas grand-chose mais c’est au moins la certitude d’avoir affaire à une bonne production, claire et puissante, certes générique mais parfaitement professionnelle pour une formation encore débutante. Si mon article pouvait s’arrêter là, je serais ravi, il va cependant bien falloir que je glisse un mot sur la musique.

Evidemment, qui dit metalcore dit chant hardcore (check), refrains mélodiques (partiellement check), phrasé parfois rappé (check), riffs carrés (check), gros breakdowns d’enculés (check), passages purement métal avec solos (check) et compositions brèves (check). Il existe bien d’autres poncifs relatifs à ce style mais déjà quand tu coches ceux-là, tu peux dormir tranquille. Pourtant, au-delà de mes a priori justifiés par l’expérience, il va me falloir reconnaître en toute honnêteté que les Belges réussissent là où tant d’autres ont échoué. Ils utilisent pourtant exactement les mêmes ficelles, ils ne sont pas plus brutaux, encore moins plus techniques, je ne saurais même pas clairement expliquer pourquoi « Nothing to Hold On » ne me file pas de l’urticaire ou un furoncle au cul.

Peut-être parce que je trouve le timbre de voix du chanteur bien groovy ? J’avoue apprécier ses alternances vocales, tantôt dans un pur hardcore gueulard et colérique, tantôt dans des descentes vers un joli growl bien maîtrisé. Et, surtout, il ne nous fait pas le coup des voix claires à chaque titre, rien que pour cela il a toute ma reconnaissance.

Peut-être aussi que je trouve les ralentissements mieux amenés et plus intelligents que d’habitude (« Blood Moon »), s’inscrivant de façon naturelle dans les compositions là où, trop souvent, on sent qu’il faut juste remplir le cahier des charges du « gros méchant ».

Enfin, peut-être que l’énergie et l’efficacité des titres rallument un peu de vie dans mon cerveau éteint par une semaine de labeur. La musique est simple, directe, elle a un peu le parfum de l’Amérique, elle pousse au mouvement, donne envie d’aller faire du skate, « The Rage Comes Out » pulse comme du bon DOWNSET, en définitive c’est à peu près tout ce que j’attends de ce genre musical généralement honnis de mes enceintes.

Il restera maintenant à confirmer les bonnes choses entrevues ici sur un format plus long, c’est là qu’on verra si ECHOES OF NIHIL dispose de suffisamment d’arguments pour faire carrière, ce que je souhaite car remettre un peu de virilité dans le metalcore ne serait pas superflu tant ce genre tend à s’enliser dans les problématiques adolescentes. Je ne nie bien évidemment pas le mal-être de cet âge, mais quand j’écoute une musique faite par des adultes, j’attends d’eux qu’ils aient dépassé le stade des frustrations lycéennes, sinon je me siffle du Kyo ou du BB Brunes. Donc merci à vous amis belges de remettre un peu de sérieux dans ce genre musical, sans en renier les codes mais en les jouant de façon mature et audible pour un adulte.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Echoes of Nihil
Metalcore
2023 - Indépendant
notes
Chroniqueur : 3.5/5
Lecteurs :   -
Webzines : (1)  3/5

plus d'infos sur
Echoes of Nihil
Echoes of Nihil
Metalcore - 2020 - Belgique
  

formats
vidéos
Blood Moon
Blood Moon
Echoes of Nihil

Extrait de "Nothing to Hold On"
  

tracklist
01.   Prelude  (01:18)
02.   Dawn  (03:22)
03.   Blood Moon  (04:44)
04.   Messengers of Death  (03:23)
05.   The Rage Comes Out  (03:55)

Durée : 16:02

parution
22 Décembre 2023

Essayez aussi
Unearth
Unearth
III: In The Eyes Of Fire

2006 - Metal Blade Records
  
Dead To Fall
Dead To Fall
Villainy And Virtue

2004 - Victory Records
  
Maroon
Maroon
When Worlds Collide

2006 - Century Media Records
  
Protogonos
Protogonos
Silent Oppressor

2022 - Indépendant
  
The Agonist
The Agonist
Once Only Imagined

2007 - Century Media Records
  

Gorod
The Orb
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique
Exorcizphobia
Neurosis Unbound
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
Sledgehammer
Destroy/Rebuild
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique