chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
457 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Formloff - S... » Tom Wahl »

Bongzilla - Amerijuanican

Chronique

Bongzilla Amerijuanican
Décidemment, Bongzilla n’est vraiment pas un groupe abonné à la finesse, et c’est même tout le contraire. Si Apogee et Gateway ont permis au groupe de s’imposer comme une des références du sludge/stoner, Amerijuanican va à coup sûr poser définitivement le groupe dans les incontournables de la scène. Première chose qui saute aux yeux, la pochette : un titre qui-a-la-classe, un militaire défoncé, et un stars and stripes détourné (même si pour des raisons de censure évidentes, les feuilles de cannabis ont été replacées par des feuilles d’érable… enfin du cannabis il y en a au dos, ne vous inquiétez pas), le ton est donné, Bongzilla n’est pas là pour faire dans la dentelle. Toujours le même leitmotiv : produire une musique qui vous clouera à votre canapé, vous collera un joint dans la bouche, et vous mettra une grande paire de claques. Bongzilla aime l’herbe, mais encule les hippies, qu’on ne se méprenne pas.

On remarquera toutefois que certains aspects jusqu’alors inhérents à l’univers de Bongzilla ont disparus sur ce nouvel album, ainsi point de samples de discours sur la drogue, et plus de gros larsens sludgy dégeulasses. Dommage diront certains, pas trop grave pour ma part, car l’essentiel est toujours là. Le premier titre déboulle ainsi sournoisement, pataud et groovy, pour bien vous attraper… et ne plus vous lacher. Amerijuanican va vous faire taper du pied et vous faire mosher au ralenti pendant presque toute la durée du disque. A l’écoute du disque, on a l’impression de se bastonner avec quelques personnes imaginaires, tout en étant sous Valium… ou d’autre substances qui vous donneront l’impression que le temps a ralenti autour de vous. Des riffs stoner jouissifs, l’album est est plein. De voix criardes (à la limite de la rupture de cordes vocales) et de rythmes crades et lents sludge, il l’est aussi. Du monstrueux Cutdown au très rock n’ roll Weedy Woman, en passant par l’halluciné Stonesphere (qui porte très bien son nom d’ailleurs), il n’y a presque rien à jeter. La production, massive, contribuera à vous coller encore plus à votre siège, en vous laissant l’air hagard et béat.

Insérez le disque dans votre platine, branchez votre lava-lamp, allumez un joint (ou ouvrez quelques bières… ou ne prenez rien, comme vous voudrez, le fait d’être défoncé n’étant pas une condition impérative pour apprécier pleinement la musique), et prenez votre pied.
Si vous aimez les productions proprettes, les ambiances « regarde, je met des mélodies partout », les compos hyper-structurées, que vous n’aimez pas les gros riffs poilus et sales, ou encore que vous n’aimez pas mettre mollement des coups de pieds dans les murs en ayant l’air bête, vous n’aimerez peut-être pas ce disque.
Mais si l’œuvre des américains enfumés vous faire tâcher votre pantalon, si vous n’aimez pas vous laver trop souvent, si vous aimez la bière pas fraîche, si vous aimez conduire en ligne droite le coude à la fenêtre en vous grattant les couilles, alors il y a fort à parier que vous aimerez Amerijuanican.

Ce disque vous foutra un sourire niais en travers de la figure, vous donnera envie de descendre dans la rue donner des coups de pieds dans des hippies, vous fera bouger fortement la tête, et vous fera danser seul au milieu du salon de façon aléatoire et non-rapide.

Bongzilla n’est pas là pour de la barbe à papa, t’entend pute ?

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Bongzilla
Sludge / Stoner
2005 - Relapse Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (4)  8.88/10
Webzines : (18)  7.03/10

plus d'infos sur
Bongzilla
Bongzilla
Sludge / Stoner - 1995 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Amerijuanican  (06:46)
02.   Kash Under Glass  (04:22)
03.   Tri-Pack Master  (03:05)
05.   Cutdown  (06:59)
06.   Weedy Woman  (04:24)
07.   Stonesphere  (12:26)
08.   Champagne & Reefer (Muddy Waters Cover)  (04:46)

Durée : 42:48

line up
parution
27 Septembre 2005

voir aussi
Bongzilla
Bongzilla
Weedsconsin

2021 - Heavy Psych Sounds Records
  

Essayez aussi
Drawers
Drawers
This Is Oil (Démo)

2009 - Deadlight Entertainment
  
Drawers
Drawers
All Is One

2011 - Slow Burn Records
  
Witchden
Witchden
Consulting The Bones

2012 - Zero Budget Records
  
Fange
Fange
Poisse (EP)

2014 - Lost Pilgrims / Basement Apes Industries / Zugzwang / Ulterior Records / Cold Dark Matter
  
Oruga
Oruga
Oruga (EP)

2011 - Autoproduction
  

Tankard
Kings Of Beer
Lire la chronique
Critical Defiance
Rivers Of Blood
Lire la chronique
Death Feast Open Air 2026
Annotations Of An Autopsy +...
Lire le live report
The Bleeding
Godless Communion
Lire la chronique
Miscreance
Reminiscence
Lire la chronique
Harlott
Exsequiis
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Phantom Corporation / Catbreath
Commando / Die By The Claw ...
Lire la chronique
Crashdeath
Loverbone
Lire la chronique
Entretien avec CAGE FIGHT
Lire le podcast
Entretien avec DEATH DECLINE
Lire le podcast
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique
Uncontrolled
…No Hope (EP)
Lire la chronique
Forced Entry
Uncertain Future
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Eradikated
Wiring Of Violence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Crossover
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique