Il y a quatre ans, j’avais comparé les compositions du premier album des Finlandais de
KIROTTU à celles des débuts de
COVENANT. Je ne regrette absolument pas cette comparaison, que je trouve toujours aussi pertinente à l’écoute de la suite.
Barren s’inscrit comme une continuité logique de
Deity Embers, et aucune déception n’est à signaler. L’inspiration et l’efficacité sont toujours au rendez-vous, sans doute parce que la musique comme les paroles sont l’œuvre d’une seule et même personne : Kurja. Il est également membre de
DOGTOR, formation de heavy metal dans laquelle il officie sous son véritable nom, Jussi Toivanen. Il façonne ainsi l’intégralité de l’univers de
KIROTTU et ne semble pas tenir à mettre en avant d’éventuels autres participants. Le livret ne contient en effet aucune information sur les membres. Je ne peux donc pas affirmer avec certitude que Praeforous à la basse et aux vocaux, Accentus à la batterie et Ghoulgroth aux guitares soient toujours présents.
La musique de
KIROTTU laisse toutefois penser que c’est le cas, tant les instruments sont maîtrisés et porteurs des éléments techniques propres à chacun. Un clavier est également présent, ajoutant des ambiances subtiles. Ce sont d’ailleurs ces synthés qui m’ont toujours rappelé mes petits chouchous norvégiens de
COVENANT, et, une fois encore, ils apportent cette touche supplémentaire qui fait la différence avec bien d’autres groupes. Nous avons affaire à un black metal déchaîné, saupoudré de synthés mélodiques. « Crimson Velvet Dance », « Ave Septentrionalis! », « The Nightskies Realigned » et « Ashen Horse » comptent sans doute parmi mes morceaux préférés. Ils me replongent à la fin des années 90, lorsque les claviers occupaient une place importante, mais qu’ils servaient la musique sans sombrer dans le cliché ou l’excès symphonique. Un peu à la manière d’
OLD MAN’S CHILD, également.
Les mélodies de guitare sont elles aussi très réussies, et les vocaux n’en font jamais trop. Des chœurs apparaissent parfois, mais là encore avec parcimonie, comme sur « Declaration of Ruin ».
Je suis donc pleinement conquis par ce deuxième album. J’apprécie également le choix de ne pas proposer des compositions inutilement longues. Huit morceaux, aucune introduction, aucun intermède. L’album totalise 35 minutes, ce qui peut sembler court, mais permet des écoutes répétées sans la moindre lassitude. Un seul titre dépasse les cinq minutes, tandis que le plus court affiche 3:21. Voilà un album qui s’écoute en boucle avec un réel plaisir.
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Sosthène
Par Keyser
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Jean-Clint
Par xworthlessx
Par Ikea
Par AxGxB
Par Jean-Clint
Par Sosthène
Par Lestat
Par Krokodil
Par Niktareum