En ce qui concerne la cadence de production, les Suisses de
BURIED SOULS semblent avoir atteint leur rythme de croisière puisque depuis 2022 et l’album
Whispers, nous avons droit à une sortie annuelle, des EP hélas de plus en plus brefs puisque
Zone 63 ne faisait que treize minutes,
Black Water seulement onze et ce
Here Comes the Void un rachitique huit pour à peine trois compositions. Je n’ai donc pas été entendu lorsque j’indiquais dans ma précédente chronique qu’après deux sorties aussi percutantes j’avais besoin de davantage de matière. Résultat, l’auditeur en obtient moins. Chienne de vie…
Cette légère contrariété ne remettra pas en question la verve dont fait preuve le duo depuis ses débuts qui, au fur et à mesure qu’il avance dans le temps, se tourne vers une musique surtout inspirée par un
death metal en mode rouleau-compresseur, uniquement rythmique donc, abandonnant les effluves
sludge ou
hardcore sur l’étagère poussiéreuse des objets trouvés jamais réclamés. En soi, cela ne fait pas une énorme différence et c’est certainement sans aucun impact commercial pour le groupe, sa renommée ne risquant ni de décoller ni de s’effondrer avec cette parution maigrelette, évidemment frontale mais bien trop courte à mon goût. De plus, je n’adhère que très moyennement au chant criard de « Burn the Roots » qui donne une dimension trop
blackened core au morceau, la paire étant largement plus percutante lorsqu’elle ne cherche pas à faire dans le détail, avec un
growl d’ours (mal léché bien entendu) ou des incartades résolument
hardcore comme c’est par exemple le cas sur « Spread the Gloom » (lui non plus pas totalement exempt de ce chant criard si désagréable).
En dehors de cela, que voulez-vous que je dise ? Il n’y a pas une seule chanson qui dépasse les trois minutes, les mecs nous filent de moins en moins à bouffer, alors quelle est la suite ?
BURIED SOULS ne proposera plus que des
singles ? Ou pire, une compilation… En fait, les Suisses me frustrent. À chaque fois je me dis qu’il y a le potentiel pour venir titiller
NOSTROMO (en moins technique et plus
death certes), poser une grosse galette propice à la baston, mais non. Ils aguichent avec une tenue sexy puis se barrent en douce en nous laissant payer l’addition. Par conséquent, j’ai un peu envie de laisser tomber le truc parce que franchement, trois malheureuses compositions pour une formation aussi confidentielle que l’est
BURIED SOULS, je n’en perçois plus vraiment l’intérêt si ce n’est de rappeler à toutes et tous qu’elle est toujours active.
J’apprécie toujours autant la radicalité de l’approche, le renforcement de la noirceur est palpable, j’entends parfaitement qu’il y a ici une volonté farouche de proposer des choses toujours plus sombres mais à un moment il faut peut-être prendre le temps de composer quelque chose de plus conséquent et de foutre une beigne pour de bon.
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Sosthène
Par Keyser
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Jean-Clint
Par xworthlessx
Par Ikea
Par AxGxB
Par Jean-Clint
Par Sosthène
Par Lestat
Par Krokodil
Par Niktareum