chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
351 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Tomasz Nowok » Septicflesh ... »

Exxûl - Sealed Into None

Chronique

Exxûl Sealed Into None
Actif depuis 2020 d’abord sous le patronyme de Crestfallen, Exxûl a sorti il y a une dizaine de jours son tout premier album. Un disque intitulé Sealed Into None paru chez Productions TSO (pour The Stygian Oath), un collectif canadien opérant du côté de Longueuil et autour duquel gravitent des groupes tels qu’Atramentus, Chthe’ilist, Dissimulator, First Fragment ou bien encore Zeicrydeus. D’ailleurs, même si le nom d’Exxûl ne vous dit probablement pas grand chose, sachez que l’on y trouve quelques acteurs bien connus de la scène de Montréal / Longueuil puisque celui-ci est composé de Thomas Karam au chant (Noor), Philippe Allaire-Tougas à la guitare, au chant et aux synthétiseurs (Atramentus, Chthe’ilist, First Fragment, Worm, Zeicrydeus...), Antoine Daigneault à la basse et au chant (Atramentus, Chthe’ilist, Dissimulator...), Guyot Begin-Benoit à la batterie et au chant (ex-Beyond Creation, ex-Equipoise) et enfin François Bilodeau aux synthétiseurs et au chant (Atramentus). Un line-up particulièrement alléchant qui ne devrait pas manquer d’attiser votre curiosité.

Cependant, outre tout ce beau monde, ce qui a personnellement contribué à me convaincre de jeter une oreille à ce premier album est cette très chouette illustration signée des mains talentueuses d’un certain Aaron Lawrance. Celui-ci livre à cette occasion une oeuvre fantastique évoquant des mondes lointains empreints de magie, de mystère et où notre regard va pouvoir se perdre avec plaisir dans des architectures grandioses. L’ensemble est qui plus est réalisé dans un style typique des illustrateurs des années 70 et 80 ce qui n’est évidemment pas pour me déplaire. Ajoutez-y enfin ces couleurs bleues et violacées envoutantes ainsi que ce logo d’inspiration médiévale et me voilà presque complètement acquis à la cause des Canadiens. Oui presque parce qu’une illustration, aussi cool et réussie soit-elle, n’a jamais fait un bon album (même si en général c’est tout de même un bon début).

Produit dans les grandes lignes par l’infatigable Philippe Allaire-Tougas, Sealed Into None est également passé entre les mains expertes d’Andrew Lee (Azath, Crestworm Manipulator, Ripped To Shreds...) qui en a assuré le plus gros du mixage ainsi que le mastering. Sans surprise, la production est soignée et ne souffre à mon sens d’aucun défaut particulier à même de lui porter préjudice. Un bon point parmi d’autres puisque de l’artwork à la production en passant bien évidemment par son contenu, ce premier album est pour le moment l’une des meilleures surprises de ce début d’année. Présenté par les principaux intéressés comme un projet « Dark Power Doom » pour amateurs d’Hexenhaus, Veni Domine, Thorns, Memento Mori, Fates Warning, Manowar, Crimson Glory, Morgana Lefay, Solitude Aeturnus et Scald (ce n’est pas moi qui ai dressé cette liste aussi longue que variée), Sealed Into None évoque surtout chez moi un heureux mélange entre Candlemass, Crypt Sermon et Cirith Ungol avec effectivement une pointe de Heavy / Power bien sentie, notamment lors des nombreux passages plus soutenus et plus dynamiques qui ponctuent copieusement ce premier album. Car si Exxûl prend plaisir à développer son univers à coups de compositions dont la durée oscille entre huit et presque quinze minutes, Sealed Into None est néanmoins caractérisé par une énergie, une intensité et une dimension épique qui lui apportent un réel dynamisme. Oui, il y a bien du Doom là-dedans et en effet certaines séquences trainent modérément la patte au son de cadences plus ou moins tranquilles mais il y a surtout beaucoup de changements de rythmes et d’intentions tout au long de ces quarante-quatre minutes extrêmement riches et variées. Si on appréciera ainsi de dodeliner de la tête au son de ces riffs lugubres et entêtants accompagnés par une section rythmique tout en retenue (les quatre premières minutes de "Blighted Deity", les deux premières de "Walls Of Endless Darkness" puis de nouveau entre 3:35 et 5:31, les deux premiers tiers de "The Screaming Tower"), on appréciera tout au tant de se faire bousculer lors de ces passages menés à grand renfort d’accélérations plus ou moins rapides, de riffs plus chaloupés, de tapis de double et descentes de toms particulièrement généreuses et autres solos mélodiques de hautes volées. Sur ce dernier point, sieur Tougas nous régale comme souvent il sait le faire avec tout un tas de leads et autres solos virtuoses qui impressionnent autant par leur rapidité et leur degré technique que par leur pertinence et leur efficacité. De "Blighted Deity" à 0:29, 4:50 et 6:29 à "Walls Of Endless Darkness" à 2:12, 4:46 et 6:44 en passant par "Labyrinthine Fate" à 1:56, 3;31 et 5:49 et "The Streaming Tower" à 6:34 et 11:19, musiciens et néophytes ne pourront probablement que se mettre d’accord et reconnaître une fois de plus le talent du Canadien qui, comme chez Worn, n’est pas étranger au caractère particulièrement épique qui caractérise la musique d’Exxûl.

Évidemment, avec de tels compagnons d’armes à ses côtés, Philippe Allaire-Tougas n’est pas le seul à briller. Privilégiée par cette production soignée et équilibrée, la basse d’Antoine Daigneault se fait ainsi particulièrement bien entendre et cela sans jamais prendre le pas sur les autres instruments. Et si la richesse de ces compositions à tiroirs rend sa présence parfois plus discrète, certaines séquences lui sont à l’inverse bien plus favorables et permettent alors de se délecter ce ces rondeurs et de ce groove sexy mais subtil (flagrant sur l’excellent "Labyrinthine Fate" par exemple). L’autre élément fort d’Exxûl est évidemment Thomas Karam qui livre effectivement une prestation particulièrement convaincante, surtout pour un gars dont je n’avais encore jamais entendu parler auparavant. Car bien qu’épaulé par tous ses copains d’aventure, celui-ci impressionne par sa versatilité et sa capacité à grimper haut, très haut dans les aigus sans pour autant donner le sentiment d’en faire des caisses. Alors évidemment, il vous faudra apprécier ce genre d’exercice pour espérer succomber à ses charmes mais une chose est sûre, notre homme maitrise parfaitement son sujet.
Enfin, impossible de passer sous silence également la qualité des arrangements et notamment le rôle de ces claviers et autres synthétiseurs qui vont habiller subtilement chaque composition de nappes synthétiques aux sonorités étranges, magiques et mystérieuses (cloches, voix féminines et / ou fantomatiques, clavecin et piano aux notes tantôt sinistres tantôt désuètes, etc.). Présentes sans jamais chercher elles non plus à occuper tout l’espace sonore, ces nombreuses couches apportent une dimension supplémentaire à l’ensemble puisqu’elles contribuent bien évidemment à renforcer et étoffer ces atmosphères épiques à la sauce Dark Fantasy imaginée par la formation canadienne.

Difficile de ne pas se montrer dithyrambique à l’adresse d’Exxûl qui signe avec Sealed Into None un premier album particulièrement bien troussé. Même si cela n’est pas vraiment une surprise étant donné le pédigrée de nos protagonistes impliqués dans cette affaire, le fait est qu’avec leur Heavy / Power / Doom sombre, mélodique et dynamique, les Canadiens viennent se placer dans un registre finalement assez peu fréquenté. Une position qui leur confère une certaine personnalité malgré des influences plus ou moins marquées et évidentes. D’ailleurs si sur le papier ce mélange bigarré peut paraître quelque peu indigeste, le fait est que nos cinq garçons savent parfaitement comment s’y prendre pour accoucher de compositions riches, équilibrées et variées tout en conservant une véritable homogénéité. Bref, j’ai déjà assez trainé mais une fois encore Sealed Into None est un excellent premier album qui ne devrait pas manquer de faire l’unanimité parmi tous les amateurs de Heavy / Doom burné et épique. Une belle surprise en somme.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Exxûl
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Exxûl
Exxûl
Heavy / Doom - 2024 - Canada
  

tracklist
01.   Bells Of the Exxûl  (02:34)
02.   Blighted Deity  (10:30)
03.   Walls Of Endless Darkness  (08:05)
04.   Labyrinthine Fate  (08:59)
05.   The Screaming Tower  (14:32)

Durée : 44:40

line up
parution
15 Janvier 2026

Essayez aussi
Satan's Satyrs
Satan's Satyrs
The Lucky Ones

2018 - Bad Omen Records
  
Trouble
Trouble
Psalm 9

1984 - Metal Blade Records
  
Atlantean Kodex
Atlantean Kodex
The Pnakotic Demos (Démo)

2007 - Cruz Del Sur Music / Ván Records / New Iron Age Records / Iron Kodex Records
  
Doomsword
Doomsword
The Eternal Battle

2011 - Dragonheart Records
  
Magic Circle
Magic Circle
Departed Souls

2019 - 20 Buck Spin Records
  

Evile
The Unknown
Lire la chronique
None So Live - Cyrptopsy / 200 Stab Wounds / Inferi / Corpse Pile
Lire le podcast
Breizh Death Metal Party 2 Live Report
Lire le podcast
Agressor
Deathreat
Lire la chronique
Deathraw
Reduced To Ashes (EP)
Lire la chronique
Cro-Mags
The Age Of Quarrel
Lire la chronique
Barbarian
Reek Of God
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Dirty Rotten EP (EP)
Lire la chronique
Furi Helium
No Altar Stands Eternal
Lire la chronique
Power Abuse
Madness Inside
Lire la chronique
Kreator
Krushers Of The World
Lire la chronique
Dementia
The Insanity Chronicles
Lire la chronique
Live Report Tanork - Skelethal
Lire le podcast
Crystal Sun
The Trace You Left
Lire la chronique
Live Report Esodic - Anthares
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
Dreaggan
Eternal Fire (EP)
Lire la chronique
Misfire
Product of the Environment
Lire la chronique
Disarray
The Darkening (EP)
Lire la chronique
Breakdown
Divide and Konquer (EP)
Lire la chronique
Bilan 2025
Lire le bilan
La photo mystère du 16 Janvier 2026
Jouer à la Photo mystère
Testament
Para Bellum
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Janvier 2026
Jouer à la Photo mystère
Agressor
Medieval Rites
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Décembre 2025
Jouer à la Photo mystère
Bloodfield
Homunculus sapiens
Lire la chronique
Brutal Decay
Slaughter in Hell
Lire la chronique
Carnage Inc.
Carnage Inc. (EP)
Lire la chronique
Deathhammer
Crimson Dawn
Lire la chronique