Urluk - Memories in Fade
Chronique
Urluk Memories in Fade
Pour ceux qui aiment se laisser porter par un metal aux nuances sonores multiples, le duo italien Urluk (« La chouette », en Lombard), composé de M. et U., nous embarque dans une traversée émotionnelle. Avec leur style Black Doom Melancholy Metal, subtil mélange de Doom, Ambient, Black Metal, influencé par l’hantologie — mouvement culturel des années 2000 explorant la nostalgie du passé et les traces fantomatiques qu’il laisse dans le présent — Urluk développe une vision qu’ils qualifient eux-mêmes d’ALT B/L/A/C/K/, où se croisent également des influences allant de l’alt-rock des années 90 au néo-folk. Le groupe nous entraîne, avec Memories in Fade, dans un parcours sonore fait de souvenirs brumeux et de paysages irréels.
Les Milanais, dans la continuité de leur EP Loss et leur premier album More, annoncent leur grand retour pour le 10 avril 2026. Depuis ce premier album, le duo a fait évoluer son identité sonore, gagnant en maturité pour proposer aujourd’hui une musique plus équilibrée et nuancée.
Leur nouvel album, auto-produit, Memories in Fade, sort sous le label Pest Records et sera distribué par Cursed Recording Prod. Le groupe a également travaillé l’aspect visuel de l’album, mettant en valeur leur région à travers des photos de paysages locaux.
En commençant l’écoute de cet album, j’étais dans un mood sombre, parfait pour ces mélodies lentes et aériennes, ces riffs lourds typiques du Doom, cette solitude qui vient du Black et ce périple contemplatif avec l’Ambient.
Dès le premier titre, Angles of Hauntology, une brève nappe Ambient ouvre le morceau avant que les riffs n’installent progressivement la tension. Je suis happée dans une mélancolie profonde.
La batterie se fait plus puissante, tandis que les riffs s’étirent.
La voix mélodique de M. apporte une sensibilité à cet univers, une fragilité même, que l’on ressent à travers les cinq titres.
Puis tout au long du voyage sonore de Memories in Fade, on alterne entre des passages chantés en voix claire et des cris black qui renforcent la tension permanente entre émotion à fleur de peau et intensité, le tout ponctué par le titre Yesterday’s letter qui offre une pause acoustique que je trouve lumineuse au milieu de la noirceur.
Par moments, j’y retrouve un petit côté Austere avec ces longues mélodies planantes, la légèreté du black atmosphérique et ambient de Lustre pour le paysage sonore immersif et contemplatif.
Je ressens également l’intensité émotionnelle poignante d’Anathema, évoquant toute la vulnérabilité portée par le chant clair et l’effet vaporeux de certains morceaux.
Évidemment, Urluk se démarque par ce mélange musical qui fonctionne à merveille.
Au final, cette alchimie entre les genres, cette catharsis, a réussi à m’apaiser, transformant ainsi mon humeur noire en une errance onirique, mélancolique et introspective.
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