Prononcé à la française, le nom
GRAUFAR (« gros phare ») n’inspire pas vraiment la terreur. Les maquillages de la photo promotionnelle non plus d’ailleurs, il y a des moments où il faudrait savoir s’abstenir, rester sobre dans l’attitude mais passons :
Via Necropolis est le deuxième LP du quatuor après un
Scordalus sorti en 2024, voyons ce que nous réserve cette belliqueuse engeance autrichienne.
Rien de bien exceptionnel hélas, le problème ne venant encore une fois ni de l’enregistrement, ni de la qualité des musiciens, ni du chant mais bel et bien de l’inspiration, pas totalement aux abonnés absents mais en voie de désertion du champ de bataille. Un constat évidemment un poil dur pour une formation aussi brutale que méritante, évoluant dans le registre typique de son pays natal (
BELPHEGOR comme représentant ultime) mais les compositions sont tellement génériques qu’il sera difficile de s’enthousiasmer pour cette parution vraisemblablement condamnée à conserver son statut d’indépendant encore longtemps. Certes, nous sommes face à un travail honnête qui ne jette pas l’opprobre sur le genre, loin de là d’ailleurs, mais difficile de trouver un plaisir constant dans cette accumulation de poncifs qui broutent à l’occasion du morceau éponyme sur les terres d’un
SATYRICON époque
Now, Diabolical ou de
WATAIN… Bon sang, je ne parviens pas à trouver du bon au-delà de la complétion du cahier des charges standard d’un album de
black death metal autrichien : propre, puissant, plutôt rapide avec quelques alternances vocales bien amenées qui savent ajouter un dynamisme certain. Quant au reste, c’est convenu, je crois que ça ne m’intéresse pas (plus ?) vraiment en fait. Je suis désolé que ce constat tombe sur
GRAUFAR, son titre le plus attractif est finalement le dernier, « Foltertrog » : davantage épique, avec une belle introduction acoustique, des solos inspirés, le tout restant néanmoins voué à demeurer dans les limbes à cause de riffs faciles, parce que tout cela a été entendu des centaines de fois.
Je suis pourtant peut-être trop injuste avec
GRAUFAR. C’est vrai que la vitesse d’un « Charon » m’émoustille, je pense à
DESTRÖYER 666, au merveilleux « I Am the Wargod » et comme l’album se montre globalement radical dans son propos avec notamment un chant guerrier on ne peut plus efficace, je gage que les Autrichiens ont un potentiel de séduction indéniable sans pour autant tomber sous le charme de leurs assauts vengeurs. Mon avis subjectif est-il suffisant pour décréter que
Via Necropolis ne doit pas être le témoin privilégié de notre intérêt ? Je ne le pense pas, de même que je ne pense pas que le LP passera le mois dans mes enceintes.
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