Lorsqu’un groupe vient de Bayonne, j’aime par défaut. Fin de la chronique, merci aurevoir. Mais non voyons ! Vous pensez vraiment qu’une personne oserait dire dans un grand média tel que Thrashocore qu’elle est « éternellement liée à [Bayonne], Merde ! » (Merci Manu la tremblote pour l’emprunt) ? Pas moi, l’expatrié, le vil renégat, désormais simple touriste en ses terres… Mais il y a toujours eu au Pays-Basque un vivier de formations sans qui les soirées dans les bars locaux auraient été moins palpitantes,
HORION reprenant donc le flambeau grâce à ce premier EP sobrement intitulé
Doom. Bon, ce n’est guère original (vingt-huit autres groupes ont eu la même idée entre 1991 et 2023 selon
Metal Archives) mais je suis prêt à pardonner bien des choses à ce brave berger ornant la pochette du disque, une illustration qui tranche radicalement avec l’imagerie habituelle du
black death metal. Gentils moutons, courageux Patou qui s’en est allé, seul le logo bien agressif donne une indication fiable quant au contenu musical. Cela ainsi que les CV des protagonistes : un
SCORN et ex-
RED DEAD à la batterie plus un chanteur – guitariste que l’on connaît ici pour ses travaux au sein de
TATTVA mais surtout
HOROH. Ce pedigree me met en confiance, évidemment.
Il reste qu’objectivement, je n’accroche que peu à ces quatre compositions. Peut-être parce que sachant la présence de
J., j’attendais autre chose, de plus radical, de plus inspiré… Car sans remettre en question la qualité de l’enregistrement (le label est certes confidentiel, il n’en demeure pas moins que le rendu sonore s’avère largement à la hauteur), la présence d’un violoncelle n’apporte pas vraiment grand-chose si ce n’est quelque ambiance
doomisante rappelant évidemment l’école anglaise des années 90 mais ce n’est pas un élément suffisamment constituant pour justifier une démarcation stylistique. De même, les quelques plans à la
Maciste all’inferno de
GOJIRA au cours de « Stronghold » ou « Doom », même si l’inspiration est évidemment louable, me sortent trop de l’objectif initial d’un
black death promis, aussi rural soit-il.
De titre en titre, je suis donc partagé. D’un côté je me réjouis pour le département de voir arriver une nouvelle tête prometteuse (à défaut d’être chercheuse), parce que
Doom expose suffisamment de qualités intrinsèques pour que je conseille de prendre contact avec
Hellectric Prod pour un concert à
Le Magneto de Bayonne ou à
Atabal (Biarritz), tout en me paraissant encore trop timoré pour percer à un niveau autre que régional, ce qui est déjà une très belle chose lorsqu’on débute. Au-delà de ces considérations légèrement chauvinistes, je préfère attendre la suite pour me faire une idée réelle du projet qui, à mon sens, ne sait pas encore trop quelle orientation choisir :
black moderne,
death doom à cordes acoustiques,
black death vindicatif, l’avantage étant que ces musiciens semblent capables de tout jouer.
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