Blood Countess - Imperatrix Sanguinis
Chronique
Blood Countess Imperatrix Sanguinis
Je suis sûr et certain que si je dis « black anglais », CRADLE OF FILTH va venir très vite à l’esprit de la plupart d’entre vous. Alors oui, il y a beaucoup d’autres formations cultes qui en viennent, mais tout de même, il en est l’un des représentants les plus populaires. Et si je dis « CRADLE OF FILTH », c’est normalement le nom et le visage de Dani Filth qui doivent toquer à la porte de vos souvenirs. Il est le seul maître à bord de la formation, et le seul à être là depuis 1991. Même le batteur Marthus fait figure de nouveau, présent « uniquement » depuis 2006.
Eh bien, pour BLOOD COUNTESS, c’est un peu pareil. Il y a un membre de base et tout tourne autour de lui. Ou plutôt autour « d’elle » : The Cuntess, alias Nina Blackwood. D’où, évidemment, le nom du groupe, même s’il s’agit également d’un hommage à Élisabeth Báthory, héroïne récurrente des compositions.
Elle a créé cette formation en 2018 avec trois comparses qui ont rapidement été remerciés et remplacés par d’autres musiciens, lesquels n’ont pas eu le temps de participer au premier album de 2022. L’amour a eu raison d’eux, car The Cuntess a confié à ce moment-là tous les instruments à István, patron du label Blackwood Productions et, accessoirement, son mari. Mais monsieur est peut-être devenu fainéant : il ne s’occupe plus que des guitares désormais, et trois autres musiciens sont maintenant à leurs côtés pour ce deuxième album : Átok aux guitares, Darianth à la basse, Michael Robinson à la batterie.
Je ne l’ai pas précisé, mais The Cuntess est bien sûr aux vocaux, avec une voix grave venue d’outre-tombe, particulièrement bien adaptée aux ambiances caverneuses et hostiles des huit compositions. Voilà du black metal fidèle aux origines, sombre mais emporté par des riffs clairs et déchaînés. Et de ce côté-là, rien à voir avec CRADLE OF FILTH. C’est plutôt la scène norvégienne qui vient à l’esprit, celle du milieu des années 90. J’ai pensé à plusieurs reprises à GORGOROTH, et même s’il est impossible de retrouver l’intensité des maîtres, j’avoue avoir eu des frissons de plaisir sur quelques compositions. C’est surtout « Schadenfreude » qui m’a convaincu, morceau sur lequel notre comtesse est particulièrement investie. Elle l’est aussi sur le reste, parfois même un peu trop, n’hésitant pas à pleurnicher, à geindre ou à lâcher un rire menaçant qui peut tomber dans le cliché…
C’est old-school, mais ça fonctionne bien. BLOOD COUNTESS n’a pas encore livré une œuvre impérissable et pourrait encore marquer davantage les esprits, mais les bases sont suffisamment solides pour donner envie de suivre la suite avec attention.
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