Je me souviens très bien du premier album de
FEN, en 2009. Il était frais, il était immersif, il était aussi envoûtant. Pourtant, le groupe avait vite dégringolé dans mon amouromètre,
Epoch ne parvenant pas, en 2011, à recréer les mêmes sensations que son prédécesseur. Pire, le troisième album, paru deux ans plus tard, proposait une orientation qui me laissait complètement de marbre. Ce
Dustwalker m’avait alors convaincu d’abandonner les Anglais. Et c’est ce que j’ai fait pendant une dizaine d’années. J’ai zappé
Carrion Skies en 2014,
Winter en 2017 et
The Dead Light en 2019. Ce n’est donc qu’en 2023 que j’ai repris le train en marche, à la suite d’une petite poussée de nostalgie. Et j’avais été agréablement surpris par
Monuments to Absence, qui retrouvait plutôt la formule qui m’avait plu à l’origine.
Nous sommes désormais en 2026, et
FEN fête ses 20 ans. Le line-up n’a pas vraiment évolué, et ce sont toujours les deux indéboulonnables Grungyn et The Watcher qui tiennent la baraque. Ils sont là depuis les tout débuts, contrairement au batteur, qui a fréquemment changé. Depuis 2020, il s’agit de JG, également membre de
CRAVEN IDOL. Le trio en est donc à son huitième méfait, intitulé
Elemental (Part 1: Mourning Earth), qui annonce forcément une suite. Cette première partie est composée de six morceaux, qui durent en moyenne sept minutes. Seul le dernier est un titre-fleuve qui atteint les 13 minutes.
Et côté style, je dois malheureusement déplorer le retour, ou plutôt la remise en avant, des éléments qui m’avaient fait fuir le groupe.
FEN reste fondamentalement un groupe de black metal atmosphérique, mais il s’entête à y ajouter des éléments de post-black metal. On trouve ainsi des parties très agressives, mais elles sont contrebalancées par des touches de post-rock, de metal progressif, voire de doom. Les morceaux sont construits sur de forts contrastes : guitares claires et contemplatives, montées progressives, puis blasts, tremolos et chant écorché. L’identité du groupe tient beaucoup à cette alternance entre violence et contemplation, avec une atmosphère mélancolique, désolée et très liée aux paysages naturels anglais. Le groupe lui-même explique avoir, dès l’origine, voulu mêler la « rage froide » du black metal à des influences plus introspectives.
Le problème, c’est que ça tombe à plusieurs reprises dans quelque chose de forcé, avec une façon de composer qui paraît un peu dépassée. Alors, même si « Tectonic », le morceau qui a eu droit à son clip, fait mouche, ce n’est pas le cas du reste, qui se montre trop poussif, voire lourdingue dans les pires moments. Je pense surtout à « Moor », qui me passe terriblement au-dessus…
C’est malheureux, mais une fois encore, je fais quelques pas en arrière après avoir écouté cet album.
FEN fait partie de mon passé mais il ne fera pas partie de mon présent…
Par xworthlessx
Par Sosthène
Par coreandcoupdate
Par Jean-Clint
Par Cujo
Par AxGxB
Par Sosthène
Par Sosthène
Par Cujo
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Samfisher