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Sardonic Witchery - Hell's Thorns Attack
Chronique
Sardonic Witchery Hell's Thorns Attack
Il y a quelques mois, en février, j’ai eu l’occasion de parler de cette formation lorsqu’elle sortait une compilation de huit titres représentatifs de plus de dix ans de carrière. Elle a sans doute permis à certains de découvrir les talents de bourre-pif de King Demogorgon, ce Portugais qui semble s’être fait une nouvelle vie aux États-Unis. L’homme habite effectivement au Texas depuis quelques années, et c’est là qu’il a également fondé son autre projet « black / heavy » : DRUNK MÖTÖR RIDER. Mais s’il reste seul aux commandes de ce dernier, il est accompagné au sein de SARDONIC WITCHERY par l’Américain G. Lucis Ruina aux guitares et à la basse depuis 2025. C’est qu’il a eu envie de passer aux choses sérieuses et qu’il a compris qu’il allait devoir s’entourer pour passer au niveau supérieur. Il a également réuni un line-up spécialement destiné aux concerts, qu’il multiplie désormais sur le Vieux comme sur le Nouveau Continent.
De ces changements, de cette évolution, de cette motivation et de ces ambitions, le groupe a évidemment bénéficié, et il ne cesse de gagner en crédibilité. Alors qu’il y a encore deux ans, SARDONIC WITCHERY ne semblait être qu’un groupe de troisième ou quatrième zone tentant de reproduire ses aînés et ne pouvant compter que sur sa fougue incontrôlée, il est devenu un représentant très crédible du black metal aux relents thrash. Il a même enfin adapté sa pochette à ce que les amateurs attendent du genre. Plus aucune confusion n’est possible avec ce logo en rouge, ce titre en rouge et un visuel sur lequel le bouc trucide un ange guerrier. Oui, on essaie bien de jouer dans la cour de BEHERIT et ARCHGOAT, et on affiche une fougue particulièrement contagieuse. Le dernier morceau (« Dark Moon Slaughter ») pousse d’ailleurs cette tendance à l’excès en proposant des riffs très heavy, qui tranchent franchement avec le reste.
Côté textes, SARDONIC WITCHERY ne s’embarrasse évidemment pas de demi-mesure. Satan, le feu, le sang, les autels, les serpents, les crânes et les trônes infernaux sont de toutes les cérémonies, auxquels viennent s’ajouter une bonne dose de guerre, de destruction et de perversion sexuelle. « Sabbath of Sadistic Desire » pousse particulièrement loin cette dernière dimension, transformant luxure, douleur et soumission en véritable rituel démoniaque, tandis que « Unholy Conqueror » et « Crown of Burning Spikes » privilégient une imagerie plus guerrière et apocalyptique, faite de temples réduits en cendres, de nations qui s’effondrent et de dieux vaincus. « Ego Sum Rex Ignis Aeternus » accentue encore le caractère cérémoniel avec quelques formules en latin, alors que « Dark Moon Slaughter » surprend une nouvelle fois en passant partiellement au portugais.
Bref, si vous avez envie ou besoin de célébrer SATAN !, vous allez succomber à l’outrance revendiquée par le groupe.
PS : Comme toujours, la note désigne le nombre de jours d'affilée, sur 10, pendant lesquels j'ai eu envie d'écouter l'album.
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