chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
474 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Todd Friend » Felix Wahlund »

7th Nemesis - Violentia Imperatrix Mundi

Chronique

7th Nemesis Violentia Imperatrix Mundi
En voilà un bel exemple de volontarisme, de débrouillardise, de pugnacité et d'abnégation: encore un peu et 7th Nemesis pourrait prétendre devenir l'un de ces exemples mis en exergue par notre tout petit président pour illustrer sa « France qui se lève tôt » et qui « travaille plus pour gagner plus ». Sauf que je ne suis pas franchement sûr que les 7th Nemesis en soient déjà à gagner plus! C'est pourtant pas faute de déployer une énergie impressionnante:
- après une auto-prod' promotionnelle en 2002, le groupe sort un split (underground quality label episode 1) en 2003 avec Punishment sur lequel il éclipse ses collègues et récolte des louanges partout, y compris à l'international
- le groupe est d'ores et déjà un grand arpenteur de planches qui les a vu partager l'affiche avec Pitbulls in the Nursery, Defleshed, Aborted, Six Feet Under ou plus récemment Benighted et Kronos. Ils ont même été mettre leur grain de sel dans la dernière édition du Hellfest, après avoir dûment gagné leur place en remportant les suffrages des participants d'un web concours.
- le premier album du groupe ici présenté a été dans un premier temps autoproduit et mis à la libre disposition des internautes pour pas une thune (underground quality label episode 2)

Au vu de ces premiers éléments, j'avoue que même si "Violentia Imperatrix Mundi" - concept album qui ouvre une tétralogie traitant de thèmes Walt Disneyiens comme la violence fondatrice, le nihilisme et la déliquescence (cf. le site du groupe) – ne tenait pas ses promesses, le groupe n'en attirerait pas moins la sympathie.

Heureusement, cet album est très très bon, varié, dense et accrocheur. Au vu des précédentes chroniques réalisées par mes augustes confrères (ceci n'est pas du verlan), il semble que le style du groupe ait un peu perdu en sauvage bestialité ce qu'il a gagné en richesse de composition et en variété. Pour vous faire une idée du style pratiqué, dites-vous que "Violentia Imperatrix Mundi", c'est une base rythmique death classique, allant du mid-tempo au lattage bien speed, sans pour autant abuser du blast. Par là-dessus, on retrouve des grattes ayant été élevées au son black/death suédois et un chant très (très !) Carcassien, qui a fréquemment tendance à prendre des intonations black, mais qui sait tout de même aller chercher du bon gros growl quand le besoin s'en fait ressentir. Plutôt alléchant donc.

De plus, le groupe aime à développer son concept sur des pièces dont la durée dépasse occasionnellement les 6 minutes, y parsemant moult variations rythmiques et mélodiques. On rencontre au détour de ce voyage au pays du gros riff des sonorités aux couleurs subtilement méditerranéennes (« Divinus Afflatus », le lead central de « Odium_Humani_Generis », le passage hispanisant sur « Severance »), des passages plus rock, du violon (en touches très légères, ne fuyez pas), des passages de barbares où le groupe va recouvrir son costume de death-métalleux polonais (polonais, pour l'aspect martial), des samples et de subtiles effets électroniques afin de peaufiner les atmosphères … Bref, il y a à manger pour tout le monde, ou tout au moins pour tout ceux qui apprécient que la musique - et pas seulement les paroles - porte un concept en développant les ambiances qui lui siéent. Dans le même esprit, le chant de Sargon sait adopter d'autres formes que les susmentionnés registres Carcassiens et growleux, et tantôt parle, susurre, le tout non pas dans une optique putassière metalcoreuse mais bien pour jouer les rôles qui parachèvent de faire de cet album un univers à part entière.

Alors bon, pour finir de me conquérir définitivement, il aurait fallu une ou deux hymnes, de ces pépites qui viennent rehausser encore la magnificence d'une couronne royale, mais l'absence de celles-ci ne fait que refléter une grande homogénéité dans la qualité des compos, aucun morceau ne volant la vedette à ses congénères (quoique j'ai quand même un faible pour « The_Behemoth_Cycles »).

7th Nemesis c'est encore une corde de plus à l'arc métal extrême français, arc qui commence à ressembler de plus en plus à une harpe avec la pelletée de groupes de talent qu'on peut à présent dénombrer en nos terres hexagonales !!! Mais qui s'en plaindrait !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
7th Nemesis
Death Metal
2006 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (11)  7.27/10
Webzines : (4)  7.83/10

plus d'infos sur
7th Nemesis
7th Nemesis
Death Metal - 2001 - France
  

écoutez
vidéos
Aporia
Aporia
7th Nemesis

Extrait de "Violentia Imperatrix Mundi"
  

tracklist
01.   Forsaken
02.   Omega Dei
03.   Moira Kai Hybris (La chair, le Monde et la Machine)
04.   Severance
05.   Prometheus Unleashed
06.   Divinus Afflatus
07.   Aporia
08.   The Behemoth Cycles
09.   Odium Humani Generis

Durée : 43:05

voir aussi
7th Nemesis
7th Nemesis
Archetype Of Natural Violence

2008 - Autoproduction
  
7th Nemesis / Punishment
7th Nemesis / Punishment
Chronicles Of A Sickness (Split-CD)

2003 - Skull Fucked Productions
  
7th Nemesis
7th Nemesis
Scourge Of The New World Order

2002 - Autoproduction
  
7th Nemesis / Klone / Zubrowska
7th Nemesis / Klone / Zubrowska
Reader's Choice (Split-CD)

2009 - VS Webzine Records
  

Essayez aussi
Gosudar
Gosudar
Eschatological Agony Of The Universe (EP)

2024 - Me Saco Un Ojo Records
  
Dark Millennium
Dark Millennium
Out Of The Past (Compil.)

2015 - Century Media Records
  
Gruesome
Gruesome
Savage Land

2015 - Relapse Records
  
Fetid
Fetid
Sentient Pile Of Amorphous Rot (Démo)

2017 - Headsplit Records
  
Karyorrhexis
Karyorrhexis
Graven Odes (Démo)

2025 - Autoproduction
  

Callenish Circle
[Pitch.Black.Effects]
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique
Nukem
The Grave Remains
Lire la chronique
Aborcja
Do krzyża abarotem
Lire la chronique
Vomitory
In Death Throes
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Paradox
Heresy
Lire la chronique
Sunovrat
Kuluk
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Perpetual Warfare
The Age of War
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique