chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
184 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Evoker - Evi... » Christophe I... »

Esoteric - The Maniacal Vale

Chronique

Esoteric The Maniacal Vale
Oui, elle n'arrive que maintenant, la chronique du dernier Esoteric ; en plus, j'ai eu l'album avant tout le monde, mais non, j'avais pas envie. Ceci dit quitte à éternellement prêcher dans le désert, autant que cela soit pour une bonne raison. Car cela aurait été dommage de ne pas évoquer sur thrasho la dernière infliction d'Esoteric, groupe définitivement unique en son genre ; le doom extrême, celui qui ne fait aucune concession, celui qui émerveille et qui torture. Bienvenue dans The Maniacal Vale, pays où la folie et l'horreur côtoie l'ataraxie (l'état d'esprit, pas le groupe) et l'apaisement.

Toujours signé sur la grosse cylindrée Seasons Of Mist qui leur a permis en 2004, lors de la sortie de Subconscious Dissolution Into The Continuum, d'obtenir une diffusion plus large (et carrément méritée), Esoteric réussi un exercice pourtant difficile : arriver à enrichir encore plus sa musique tout en la rendant plus facile d'accès. Effectivement, ce n'est pas une mince affaire que de saisir toute la teneur d'un album d'Esoteric. Et difficile d'accès, Subconcious Dissolution… l'était. The Maniacal Vale reprend la richesse et le travail qui faisait cette complexité, mais je ne sais pas pourquoi, il m'a fallu moins de temps pour rentrer dedans que tous les albums précédents.

Esoteric évolue, sa musique se fait plus mélodique, moins dur avec l'auditeur. Cependant il revient à son format d'album fleuve sur 2 disques et des titres de 20 minutes présentant quelques accélérations (comme sur les 2 premiers albums mais j'y reviendrai). Retour également à un artwork psychédélique (signé Katy Astraeir, qui en plus fait de bons boulots) avec un petit plus : de la couleur ! (« - de la quoi ??!). La production très puissante et un son d'une qualité optimale, des compositions à tiroirs tapant dans tous les registres et tout connement le génie des musiciens font de ce Maniacal Vale une véritable bombe.

Il représente en quelque sorte toute les facettes d'un esprit tourmenté, dans ses phases les plus noires comme les plus lumineuses (ou moins pessimiste). C'est le genre de disque où chaque titre est un monde, une représentation mentale à part entière. Chaque morceau se perçoit comme un immense paysage, un espace où l'on assiste, impuissant, à un gigantesque cataclysme de sentiments, de souvenirs, d'états d'esprits et d'émotions paradoxales et variées. L'album s'encaisse pourtant facilement, mais il laisse à terre et bouleverse.

Circle débute, et déjà une première chose : l'atmosphère est chaleureuse, apaisante, assimilable à la vision troublée d'une mer de nuages ; le doom d'Esoteric coule de source, est toujours aussi lent et lourd, mais se ressent et se vit. Le son est énorme, la voix un peu mise en avant, mais la musique croule toujours sous de nombreux effets de réverbération et de Delay, d'où cette ambiance psyché terriblement planante, presque céleste (divine, majestueuses, on peut y aller, en qualificatifs…). Si la particularité d'Esoteric était d'avoir des ambiances si différentes selon les titres, désormais, chaque morceau enchaîne les moments les plus douloureux et les plus contemplatifs avec une cohérence à rendre complètement schizophrène.

Quickening s'ouvre sur la mélodie la plus atroce que j'ai pu entendre. Pas qu'elle soit inécoutable, mais le son du synthé et la tristesse de la mélodie sont très perturbant. La musique monte lentement et douloureusement en puissance, toujours énormément d'effets. La teneur du morceau se fait de plus en plus tragique et solennel, la douleur et l'horreur mentale sont au plus bas. Mais le morceau nous prend à contre-pied, car il se termine sur un riff hyper mélodique d'une beauté jamais atteinte, apportant la dose de lumière à l'un des morceaux les plus noirs. Le pire c'est qu'Esoteric remet cela sur Silence, morceau le plus lent de l'album (c'est dire…) dans lequel l'esprit voyage d'un paysage majestueux à un autre.

C'est le morceau Ignotum Per Ignotius qui clôture l'album ; lente montée en puissance éthérée enchaînant notes en son clair et riffs mystérieux, pour terminer par un final totalement apocalyptique. Je n'en dirai pas plus.

Mais The Maniacal Vale présente malheureusement un petit défaut. Le titre Caucus Of Mind, trop rude, qui tranche trop avec le reste de l'album, d'autant plus que l'accélération death est anecdotique. Mais pour 7 minutes sur 1h40, je veux bien arrêter le disque à Quickening.

On pourrait déblatérer pendant des heures, prendre chaque titre, le décortiquer, et encore, au bout de quelques années, je doute qu'on arrive à tout dire que ce qui se passe dans The Maniacal Vale. Esoteric a frappé très fort avec cet album cataclysmique, envoûtant, le genre d'album si immersif et puissant qu'il marquera je l'espère le petit monde du doom extrême. S'il marque l'esprit de quelques personne qui y verront ce qu'elles voudront, ce sera déjà pas si mal.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Esoteric
Doom extrême
2008 - Season Of Mist
notes
Chroniqueur : 9.5/10
Lecteurs : (14)  8.86/10
Webzines : (24)  8.74/10

plus d'infos sur
Esoteric
Esoteric
Funeral Doom - 1992 - Royaume-Uni
  

tracklist
CD 1
01.   Circle
02.   Beneath This Face
03.   Quickening
04.   Caucus Of Mind

CD 2
05.   Silence
06.   The Order Of Destiny
07.   Ignotum Per Ignotius

Durée : 1h40

line up
parution
29 Mai 2008

voir aussi
Esoteric
Esoteric
Paragon Of Dissonance

2011 - Season Of Mist
  
Esoteric
Esoteric
Subconscious Dissolution into the Continuum

2004 - Season Of Mist
  
Esoteric
Esoteric
A Pyrrhic Existence

2019 - Season Of Mist
  

Essayez aussi
Ataraxie
Ataraxie
Anhédonie

2008 - Weird Truth Productions
  
Ataraxie
Ataraxie
L’Être et la Nausée

2013 - Weird Truth Productions
  
Ataraxie
Ataraxie
Slow Transcending Agony

2005 - Weird Truth Productions
  
Dragged Into Sunlight
Dragged Into Sunlight
Hatred For Mankind

2011 - Prosthetic Records
  
Funeralium
Funeralium
Decrepit

2021 - Weird Truth / Caligari Records / Seed Of Doom Records
  

Callenish Circle
[Pitch.Black.Effects]
Lire la chronique
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique
Uncontrolled
…No Hope (EP)
Lire la chronique
Forced Entry
Uncertain Future
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Eradikated
Wiring Of Violence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Crossover
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique
Exorcizphobia
Neurosis Unbound
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère