chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
385 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
La Thrashoth... » La Thrashoth... »

Jack Move - Demo 2014

Chronique

Jack Move Demo 2014 (Démo)
Depuis quelques temps, la communauté hardcore est en émoi. C’est la panique, l’euphorie totale. Un bordel sans nom, et sans précédent depuis le concert – comprendre émeute – de Bad Luck 13 Riot Extravaganza au Hellfest 2004 – la version américaine, pas celle de Clisson. Alors que l’année 2013 venait tout juste de toucher à sa fin, en ayant apporté son lot d’albums de qualité top-level, voilà que dès le mois de janvier 2014 un nouveau nom est apparu sur le label nantais Straight And Alert pour retourner la scène actuelle. D’ailleurs, c’est non sans fierté qu’en tant que Français nous pouvons nous vanter de la provenance de ce phénomène, qui n’est autre que la capitale de notre chère patrie, Paris. Mais alors, de qui s’agit-il ? Le suspense est insoutenable n’est-ce pas ? Je ne vous ferai donc pas attendre plus longtemps : ce groupe qui provoque l’ébullition se nomme Jack Move, et vous feriez bien de retenir ce nom si vous ne voulez pas passer pour un has-been à votre prochaine réunion des hardliners anonymes.

Il faut dire que les parisiens ont tout ce qu’il faut pour briller et créer le buzz au niveau international, que dis-je, intersidéral ! Prenez comme base le hardcore estampillé Boston années 2000 avec des influences telles que The Rival Mob, No Tolerance ou Mental (ce qui n’est pas rien niveau street cred car nombre de fans considèrent que les projets de Brendan Radigan et Justin DeTore sont de ceux qui maintiennent l’esprit hardcore « real and alive »), puis rajouter à ça des touches de NYHC bien old school à la Outburst ou Breakdown – ah cette fameuse ’87 Demo ! Vous l’aurez compris si vous êtes un minimum sensibles à ce qui se faisait au siècle dernier, Jack Move puise son inspiration dans le hardcore pur et dur, c’est-à-dire plus punk que metal.

A l’image de ses influences, le groupe nous gratifie de titres plutôt rapides, bourrés d’énergie et d’accélérations qui viennent relancer la machine après des breaks ou two-steps qui n’ont rien à envier à « You Gotta Fight », le morceau phare de la démo de Breakdown précitée. Pas un titre dépassant les deux minutes, on expédie l’affaire de façon courte et efficace en somme, porté par un chant hargneux mais pas dénué de flow. « The Union & I » qui fait office d’ouverture donne directement le ton : une fois passée l’intro saturée à gogo, tout s’enchaîne sans que rien ne semble pouvoir arrêter Jack Move et ses riffs groovy. De même, le dernier morceau « Breathe » est particulièrement réussi grâce à la batterie qui se montre plus agressive pour accompagner le featuring du chanteur de xDIGx, qui lui possède un timbre plus rauque, ce qui amène une touche « tough » qui fait toujours mouche chez moi. Pour parfaire le tout, le côté old school et brut de décoffrage est reflété par une production très crue et abrasive qui laisse les riffs dégueuler à droite à gauche sans pour autant gâcher leur qualité.

Maintenant que tout a été dit ou presque concernant la musique de Jack Move, vous devez vous demander pourquoi j’en ai fait des tonnes en introduction. C’est vrai quoi, encore des incapables qui singent toute la clique des groupes à la mode de Boston, aucune originalité, pff c’est pas comme ça qu’on va apporter du renouveau au hardcore. Mais sachez que si cette démo a déjà atteint le statut de « culte » en à peine trois mois, c’est à cause des affrontements terribles qu’a provoqué la découverte de « One More Year » quand les hardcore kids ont enfilé la cassette dans la fente adaptée. On a signalé dès lors de véritables batailles rangées, une guérilla urbaine moderne qui s’est étendue aux quatre points cardinaux sans qu’aucune force d’intervention ne parvienne à contenir le moshing intempestif de ces jeunes fougueux. Cette rivalité ayant scindé la scène en deux clans ennemis prêts à s'entretuer est pourtant tout bêtement due à un désaccord pour savoir quelle partie est la meilleure sur ce deuxième morceau (qui est sans conteste celui qui se distingue le plus) : d’un côté nous avons le riff dit « du joggeur fou » à 2:14 sur la cassette, et de l’autre à 2:32 le breakdown plébiscité par les hooligans – couramment qualifiés de « décérébrés » par la partie adverse. Vous pouvez jeter un œil au magnifique clip réalisé par l'un des trilliards de fans de Jack Move pour comprendre de quoi il en retourne. Peu importe votre choix, il faudra en faire un car vous ne pourrez pas échapper à la question qui tue quand vous vous ferez coincer dans une ruelle… « Alors coquine, t’es plutôt 2:14 ou 2:32 ? »

Voilà donc un très bon premier jet de la part de ces nouveaux venus dans la scène hardcore française (même si les bonshommes ont déjà du vécu dans d’autres formations), une recette pas forcément originale mais très bien exécutée, c’est déjà l’essentiel qui est assuré. Ils viennent rejoindre Raw Justice, ainsi que les autres groupes récemment signés chez Straight And Alert comme Cut Loose ou Clean Break en tant que gardiens de la flamme du hardcore old school, et il y a fort à parier que cette cassette n’est que le début des hostilités. Jack Move n’a plus qu’à faire sa promo en live en s’appuyant sur la qualité de ces quatre titres, vous aurez ainsi l’occasion de matraquer la bande de glandus – pour rester poli – supporters du 2:14 qui ne comprennent rien à la musique de toute façon !

PS : Je voulais rester neutre pour ne pas influencer le jugement des lecteurs, mais bon, premièrement personne ne lit mes chroniques d’habitude, et deuxièmement « fuck them all » comme l'a si bien dit monsieur Bessac. Shout out to 2:32 Crew bitch, on ne va pas se laisser emmerder par des rigolos trop faibles pour apprécier un vrai breakdown !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Jack Move
notes
Chroniqueur : 4/5
Lecteurs : (1)  4/5
Webzines : (1)  4/5

plus d'infos sur
Jack Move
Jack Move
Hardcore - 2013 - France
  

vidéos
One More Year
One More Year
Jack Move

Extrait de "Demo 2014"
  

tracklist
01.   The Union & I
02.   One More Year
03.   Dollar Eyes
04.   Breathe

Durée : 5 minutes 7 secondes

line up
Essayez aussi
H2O
H2O
Don't Forget Your Roots

2011 - Bridge Nine Records
  
All Out War
All Out War
Dying Gods (EP)

2015 - Organized Crime Records
  
Speed
Speed
All My Angels (EP)

2025 - Flatspot Records / Last Ride Records
  
Integrity
Integrity
Humanity Is The Devil (EP)

1996 - Victory Records
  
Cold Decay
Cold Decay
Cold Decay (Démo)

2023 - Quality Control HQ
  

Pig Destroyer
The Octagonal Stairway (EP)
Lire la chronique
Entretien avec CAGE FIGHT
Lire le podcast
Entretien avec DEATH DECLINE
Lire le podcast
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique
Uncontrolled
…No Hope (EP)
Lire la chronique
Forced Entry
Uncertain Future
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Eradikated
Wiring Of Violence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Crossover
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique