chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
227 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
La Thrashoth... »

Infernal Torment - Birthrate Zero

Chronique

Infernal Torment Birthrate Zero
Infernal Torment fait partie de ces groupes qui ont une histoire peu commune. Ils se sont formés en 1992, ont splitté 7 ans plus tard, et n’ont sorti que deux albums, Man’s True Nature (1995) et Birthrate Zero (1998), qui n’ont rien, mais alors rien à voir l’un avec l’autre. Certes, à travers les titres et paroles des deux opus, le même fil rouge est conservé : désespoir face à la nature humaine, haine et incitation à la violence contre l’humanité,… En bref, le genre de types qu’on n’aimerait pas croiser le soir dans une ruelle sombre.

Infernal Torment, avec leur deuxième et dernier album, Birthrate Zero, est une réelle énorme surprise. Alors que Man’s True Nature (1995) est pour moi une belle erreur ou une tentative de lapidation du Death des 90’s (ou alors n’est-ce qu’une performance d’art contemporain visant à jouer de tous les instruments très fort et n’importe comment ?), le groupe prend ici un virage à 180°. Ils s’essayent à autre chose, tout bêtement.

A première vue, le changement est très net : ils semblent avoir revêtu leur plus beau Stetson et ciré leurs vieilles santiags pour pouvoir nous jouer un Death Groovy suédois couillu. Assez étrangement, l’intro de « The Razor Twist » de nos amis danois semble avoir inspiré Hellyeah pour leur morceau « Matter Of Time » qui lui ressemble de manière assez effrayante. Mais ne réduisons pas Infernal Torment, trop méconnu, à ces poseurs texans, car cet album est finalement une mine d’or d’imprévisibilité et de références étonnantes, diverses et variées.

Ils ont donc entamé cet album en délaissant leur Brutal Death légèrement incompréhensible pour un Death’n’Roll nettement plus intéressant et explorer de nouvelles voies. Ainsi, même si on est bien loin de samples de clavecin et banjo, Birthrate Zero trouve son originalité dans des petits ajouts de synthé indus (dans le titre éponyme, « Birthrate Zero », et « Eliminate »), ainsi qu’en s’essayant à la guitare acoustique (« Inhaled »). C’est surprenant, réussi, bien placé : tout va bien. Cependant, l’expérimentation coule parfois dans une dissonance assez douloureuse pour l’appareil auditif, comme dans le morceau « Race », ou dans les bruitages plutôt déroutants de « The Razor Twist » dont je ne suis personnellement pas fan.

L’opus compte néanmoins dans sa setlist deux titres carrément exceptionnels qui ne me lasseront jamais : « Product Of Society » dont le solo grandiose souligne parfaitement le refrain purement sexuel, et « Eliminate », réel ode aux rythmiques qui rendent fou. De plus, les danois ont pensé à notre petit palpitant en intégrant au centre de l’album un titre doux et instrumental ('443556') qui nous laisse reprendre notre souffle pour le deuxième round. L’œuvre est donc parfaitement équilibrée, et, pour une fois – c’est rare -, je n’ai rien à redire sur la production qui est plutôt satisfaisante.

Cependant, on arrive ici au moment pénible : le gros point d’interrogation de la chronique. Qu’est-ce qu’il se passe réellement avec le dernier morceau de l’opus ? Le titre « Fuck The Whales » me laisse déjà assez perplexe. Mais c’est surtout la démarche qui me déroute. Tout commence comme un morceau tout simplement bon : une intro envoûtante, un riff très entraînant, et le chant aboyé de Scott Jensen qui sublime l’ensemble. Puis, le morceau semble se finir, trois secondes de pause (mais pas assez pour que ce soir un titre caché !), et commence une sorte d’OVNI musical (edit : on me dit dans l'oreillette que c'est, en fait, une reprise de "Seventh Son Of A Seventh Son" de Iron Maiden). Que ces deux morceaux soient sur la même piste me désoriente totalement. Je suis tout bonnement mal à l’aise. Je me mets à avoir trop chaud et à trembler, à la limite de la convulsion, c’est affreux. Mais quand, en plus de ça, Infernal Torment se transforme en une… chose ressemblant à un groupe de pagan/folk allemand à la Elivagar, ou PIRE, à Sonata Arctica, avec un refrain aux chants clairs à mi-chemin entre un chœur glam/gay des 80’s et une complainte bigoudène, je me sens carrément défaillir. L’ensemble de l’album, pourtant parfait jusqu’à là, se termine sur un solo interminable et mielleux à souhait, nous rappelant les meilleurs hits de Dragon Force. Le dépit total.

Je suis pourtant de ceux qui saluent les initiatives, la création pure et spontanée. J’aime qu’on me surprenne, qu’on me désarçonne. Mais là, je me sens... comme si Infernal Torment m’avait menti pendant tout l'album, qu’il m’avait trahi en couchant avec ma meilleure amie, en tuant mes parents, ou un truc dans le genre. Bref, j’ai mal, et, à chaque écoute, je m’empresse de couper le son arrivée à 45 minutes et 47 secondes de l’album, juste avant cette chose étrange.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Infernal Torment
Death Metal
1998 - Progress Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (4)  6.63/10
Webzines : (4)  7.16/10

plus d'infos sur
Infernal Torment
Infernal Torment
Death Metal - 1992 - Danemark
  

tracklist
01.   The Razor Twist
02.   Product of Society
03.   Birthrate Zero
04.   The End of Civilization
05.   443556
06.   Murder the World
07.   Race
08.   Eliminate
09.   Inhaled
10.   Fuck the Whales

Durée : 44:45

line up
Essayez aussi
Soul Devourment
Soul Devourment
Eternal Perdition (EP)

2020 - Sewer Rot Records / Black Hole Productions
  
Immolation
Immolation
Descent

2026 - Nuclear Blast Records
  
Savage
Savage
Demo 1 (Démo)

2023 - Autoproduction
  
Mitochondrion
Mitochondrion
Antinumerology (EP)

2013 - Dark Descent Records
  
Bodyfarm
Bodyfarm
Dreadlord

2019 - No Dust Records
  

Despise You / Agoraphobic Nosebleed
And On And On ... (Split-CD)
Lire la chronique
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique
Uncontrolled
…No Hope (EP)
Lire la chronique
Forced Entry
Uncertain Future
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Eradikated
Wiring Of Violence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Crossover
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique
Exorcizphobia
Neurosis Unbound
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère