chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
245 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Aldo Rivasplata » Evil Vengean... »

Atomicide - Chaos Abomination

Chronique

Atomicide Chaos Abomination
En matière de Black/Death, la scène sud-américaine a toujours été particulièrement foisonnante. Si plus jeune elle m’a néanmoins souvent rebuté par son côté bancal et approximatif, force est de reconnaître que depuis maintenant quelques années, beaucoup de mes découvertes dignes d’intérêt en sont pourtant issues. Iron Bonehead ne s’y est pas trompé lui non plus et c’est donc au Chili (et oui, une fois de plus) que le label allemand est parti chercher l’une de ses dernières recrues.
Celle-ci se dénomme Atomicide et voit le jour en 2003 à Iquique, petite ville côtière située au nord du Chili. Malgré de nombreux changements de line-up (deux ex-chanteurs, deux ex-guitaristes, un ex-batteur), le groupe compte derrière lui une discographie déjà particulièrement bien fourni, regroupant ainsi quatre démos, un split, deux EP, une compilation ainsi que deux albums dont le dernier en date est sorti il y a tout juste quelques semaines.

Celui-ci s’intitule Chaos Abomination et est disponible en vinyle via Iron Bonehead. On y retrouve les deux titres d’un EP promotionnel paru l’année dernière. Une version CD existe également chez Death Division Rituals Records. Quant à l’artwork, il a été confié au prolifique Daniel Desecrator, chanteur/bassiste des excellents Slaughtbbath et illustrateur plutôt doué ayant déjà collaboré avec des groupes tels qu’Ascended, Athanatos, Blaspherian, Cruciamentum, Maveth et bien d’autres… Autant dire que l’on sait où l’on met les pieds avant même la première écoute.

Mais si Chaos Abomination ne réserve absolument aucune surprise, il a toutefois le mérite d’être particulièrement efficace dans son genre, d’autant qu’il ne dure que trente-quatre petites minutes. Les Chiliens mènent ainsi leur barque d’une main de fer, cheminant vers ce but ultime qui semble être de tout détruire sur leur passage. Ils vont ainsi livrer un Death old school thrashisant primitif et frontal offrant dans son ensemble très peu de variations. Un caractère jusqu’au-boutiste qui risque d’en fatiguer certains mais qui à l’inverse devrait ravir les amateurs du genre très certainement habitués à ces albums intenses et bas du front.
Cousu de fil blanc, Chaos Abomination n’en demeure pas moins un disque solide dont chaque composition révèle d’ailleurs un sacré sens de l’efficacité. Il faut dire qu’en matière de riff, Deathbringer sait comment s’y prendre pour insuffler le genre d’atmosphères à la fois conquérantes et implacables qui caractérisent souvent la scène sud-américaine (on regrettera peut-être l’absence de solos pour venir rendre le truc encore plus intense). Simple dans leurs exécutions, ces riffs composés de seulement quelques notes se chargent d’aller à l’essentiel sans jamais lever le pied, s’assurant au passage de rendre dingue l’auditeur grâce, comme je l’ai déjà évoqué un peu plus haut, à une certaine répétitivité extrêmement aliénante. Un parti pris également assumé par la batterie qui cogne sans vergogne, même si cette dernière se montre parfois moins assidue. Quoi qu’il en soit, la force principale de Chaos Abomination réside dans cette dynamique presque excessive en l’absence de tout compromis. Il y a bien quelques passages moins tendus mais ils sont trop peu nombreux pour être véritablement significatifs (même s’il faut reconnaître qu’ils sont les bienvenues). En cela, la musique d’Atomicide se rapproche pas mal de celle de ses compatriotes de Slaughtbbath (avec un côté Black tout de même plus discret) voir même de Wrathprayer (sans cet aspect dense et opaque). Un pédigrée pour le moins alléchant pour quiconque connaît un tant soit peu la scène chilienne.
Quant à la production, celle-ci à le bon goût de ne pas être trop hermétique, permettant ainsi d’assimiler assez facilement les neuf titres de Chaos Abomination. Le chant, un growl arraché, est situé un peu en retrait dans le mix avec évidemment ce qu’il faut de reverb’ pour un album de ce genre. Les autres instruments sont parfaitement équilibrés même si j’aurai aimé entendre davantage cette basse saturée à l’image de ce break à 1:29 "Prepare Your Gallows".

Inutile donc de vous faire un dessin, la musique d’Atomicide (dont le nom est plutôt sans équivoque) se destine principalement à ceux qui aiment leur Death Metal intense et extrêmement bas du front. Ainsi, Chaos Abomination ne réserve absolument aucune surprise mais soyons clair, ce n’est pas ce que l’on attend d’un album de ce genre. Pour le reste, les Chiliens sont fidèles à ce Death/Black primaire qui caractérise depuis maintenant un paquet d’années cette scène sud-américaine passionnée et sincère qui continue un peu de me ravir chaque jour.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Atomicide
Black / Death Metal
2015 - Iron Bonehead Productions
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (10)  6.56/10

plus d'infos sur
Atomicide
Atomicide
Black / Death Metal - 2003 - Chili
  

tracklist
01.   Is Vis Pacem Para Bellum  (06:06)
02.   Pestilential Hammer Blows  (03:14)
03.   A.T.O.M.I.C.I.D.E.  (04:06)
04.   Preparing Your Gallows  (03:32)
05.   Under The Spell Of Destruction  (04:28)
06.   Megaton Desolation  (03:03)
07.   Poison Graves  (03:52)
08.   Chaos Abomination  (01:17)
09.   Victorious Over The Ashes  (04:23)

Durée : 34:01

line up
parution
30 Janvier 2015

Essayez aussi
Hellsodomy
Hellsodomy
Morbid Cult

2019 - Saturnal Records
  
Depraver
Depraver
Necrocryptic Obliteration

2025 - Iron Fortress Records
  
Thulcandra
Thulcandra
Ascension Lost

2015 - Napalm Records
  
Diocletian
Diocletian
Amongst The Flames Of A Bvrning God

2019 - Profound Lore Records
  
Thulcandra
Thulcandra
Hail The Abyss

2023 - Napalm Records
  

Cliché Boys
Overstated (EP)
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique
Venthiax
Rites Of Ra (EP)
Lire la chronique
Archaic
The Endgame Protocol
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
Slakter
Infernal Exekution Reign
Lire la chronique
Norwalk
Psycho Mirror
Lire la chronique
Megadeth
Megadeth
Lire la chronique
None So Live - Cyrptopsy / 200 Stab Wounds / Inferi / Corpse Pile
Lire le podcast
Breizh Death Metal Party 2 Live Report
Lire le podcast
Agressor
Deathreat
Lire la chronique
Deathraw
Reduced To Ashes (EP)
Lire la chronique
Cro-Mags
The Age Of Quarrel
Lire la chronique
Barbarian
Reek Of God
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Dirty Rotten EP (EP)
Lire la chronique
Furi Helium
No Altar Stands Eternal
Lire la chronique
Power Abuse
Madness Inside
Lire la chronique
Kreator
Krushers Of The World
Lire la chronique
Dementia
The Insanity Chronicles
Lire la chronique
Live Report Tanork - Skelethal
Lire le podcast
Crystal Sun
The Trace You Left
Lire la chronique
Live Report Esodic - Anthares
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
Dreaggan
Eternal Fire (EP)
Lire la chronique
Misfire
Product of the Environment
Lire la chronique