chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
86 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Satanic Warm... »

Resent - Crosshairs

Chronique

Resent Crosshairs
Oui, je vous comprends, je suis fatigué comme vous de lire partout des références à la pandémie actuelle, de lire les nombres de morts quotidiens, l’incompétence et la connerie qui en résultent... Et donc, croyez-moi, c’est sans ironie ou sous-entendus que j’écris la phrase suivante : 2020 est une belle année pour le sludge.

Vous êtes tout de même autorisé à rire, bien entendu. Que ce genre de musique porté sur la misère, l’isolation, l’intoxiqué et l’infectieux, retrouve ici bonne mine, hé ! Voilà qui donne envie de faire du trait d’esprit ! Après Come to Grief, la compilation de Meth Drinker, le nouvel album de Slave Hands – je suis tenté de citer ici le retour prochain aux affaires de Fistula, mais les dernières œuvres des Ricains obligent à la précaution –, vient le tour des mystérieux Canadiens de Resent d’appuyer que le sludge dégueulasse, cru, des années 90 est toujours bien vivant et pertinent. Une sortie que l’on doit entre autres à Dry Cough (« toux sèche »...) Records, décidément dans les bons coups en ce début d’année (après le réussi No More Feelings), et qui coche toutes les cases du sludge canal historique, avec ce que tout cela implique.

Car avec un son typique, des riffs typiques (au point de se demander si on ne les a pas déjà entendus quelque part, cf. « Miserable » et ses relents Griefiens plus que prononcés), leur imaginaire typique – douleur, mort, maladie, peur... – forçant à user et abuser des champs lexicaux de la dépravation et la désolation, il est presque permis de croire que l’anonymat que les membres de Resent cultivent vaut aussi pour leur musique. Regardez vos étagères et demandez-vous si vous n’avez pas déjà assez d’exemplaires de ce sludge devant tout à Grief, Noothgrush ou Corrupted. Si la réponse est « oui », vous pouvez quitter cette page tout de suite : Crosshairs ne vous apportera rien de plus que ce que vous avez déjà en suffisance.

Les quelques insatiables poursuivant leur lecture auront par contre raison de rester. Resent réalise avec son premier longue-durée une belle résurrection d’un sludge aussi traditionnel que difficile à pratiquer. Le petit frisson, si particulier, que seul le genre est capable d’offrir est bien présent dans ces quarante-trois minutes au groove lancinant et terne. « Les choses se passent » chez les Canadiens en somme, dans ces samples aussi jouissifs que misérables, ces riffs plombants, ces cris aussi apeurés qu’effrayants (évoquant ceux de Bryan Funck de Thou dans une version désenchantée et psychiatrique). On a même droit à un petit twist dans cette formule respectée à la lettre avec un son brut et strident au possible, frôlant constamment la noise. Enfin, même si le final « Miscarriage » joue particulièrement bien son rôle d’enfonceur de clou (ce riff qui tourne et s’automutile), chaque titre est assez distinct les uns des autres, avec ce qu’il faut de marquant, tout en respectant cette ambiance noire et étouffante au sujet de laquelle Crosshairs ne fait aucune concession.

Un jusqu’auboutisme qui fait passer l’œuvre de celle d’un premier de la classe à celle du cancre fascinant et dangereux si appréciable dans le sludge. Il manque définitivement peu de chose à Resent pour devenir un peu plus qu’un groupe à conseiller en priorité aux fans du genre. Seulement, ce qu’il transmet s’inscrit tant dans un certain classicisme que, pour le moment, il ne se destine qu’à eux. Mais ces derniers auraient bien tort de ne pas se pencher sur Crosshairs.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Resent
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Resent
Resent
Sludge - 2017 - Canada
  

vidéos
Victimized
Victimized
Resent

Extrait de "Crosshairs"
  

tracklist
01.   Miserable  (06:21)
02.   Degenerate  (07:20)
03.   Wallowing In Filth  (08:56)
04.   Crosshairs  (08:24)
05.   Victimized  (05:11)
06.   Miscarriage  (06:50)

Durée : 43 minutes 5 secondes

parution
1 Mai 2020

Essayez aussi
Slave Hands
Slave Hands
World Rid of All Living

2018 - Sewer Prison / Gate of Deliria / Dense(s) Record
  
Wort
Wort
Not Your Cup of Tea (EP)

2014 - When Planets Collide
  
Grime
Grime
Deteriorate

2013 - Forcefield Records / Mordgrimm Records
  
Seum
Seum
Blueberry Cash (EP)

2022 - Autoproduction
  
Grief
Grief
Dismal (Compil.)

1993 - Common Cause
  

Triumphant
Herald The Unsung
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique
Exorcizphobia
Neurosis Unbound
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
Sledgehammer
Destroy/Rebuild
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique