chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
225 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Insomnium - ... » Moonsorrow -... »

Resent - Crosshairs

Chronique

Resent Crosshairs
Oui, je vous comprends, je suis fatigué comme vous de lire partout des références à la pandémie actuelle, de lire les nombres de morts quotidiens, l’incompétence et la connerie qui en résultent... Et donc, croyez-moi, c’est sans ironie ou sous-entendus que j’écris la phrase suivante : 2020 est une belle année pour le sludge.

Vous êtes tout de même autorisé à rire, bien entendu. Que ce genre de musique porté sur la misère, l’isolation, l’intoxiqué et l’infectieux, retrouve ici bonne mine, hé ! Voilà qui donne envie de faire du trait d’esprit ! Après Come to Grief, la compilation de Meth Drinker, le nouvel album de Slave Hands – je suis tenté de citer ici le retour prochain aux affaires de Fistula, mais les dernières œuvres des Ricains obligent à la précaution –, vient le tour des mystérieux Canadiens de Resent d’appuyer que le sludge dégueulasse, cru, des années 90 est toujours bien vivant et pertinent. Une sortie que l’on doit entre autres à Dry Cough (« toux sèche »...) Records, décidément dans les bons coups en ce début d’année (après le réussi No More Feelings), et qui coche toutes les cases du sludge canal historique, avec ce que tout cela implique.

Car avec un son typique, des riffs typiques (au point de se demander si on ne les a pas déjà entendus quelque part, cf. « Miserable » et ses relents Griefiens plus que prononcés), leur imaginaire typique – douleur, mort, maladie, peur... – forçant à user et abuser des champs lexicaux de la dépravation et la désolation, il est presque permis de croire que l’anonymat que les membres de Resent cultivent vaut aussi pour leur musique. Regardez vos étagères et demandez-vous si vous n’avez pas déjà assez d’exemplaires de ce sludge devant tout à Grief, Noothgrush ou Corrupted. Si la réponse est « oui », vous pouvez quitter cette page tout de suite : Crosshairs ne vous apportera rien de plus que ce que vous avez déjà en suffisance.

Les quelques insatiables poursuivant leur lecture auront par contre raison de rester. Resent réalise avec son premier longue-durée une belle résurrection d’un sludge aussi traditionnel que difficile à pratiquer. Le petit frisson, si particulier, que seul le genre est capable d’offrir est bien présent dans ces quarante-trois minutes au groove lancinant et terne. « Les choses se passent » chez les Canadiens en somme, dans ces samples aussi jouissifs que misérables, ces riffs plombants, ces cris aussi apeurés qu’effrayants (évoquant ceux de Bryan Funck de Thou dans une version désenchantée et psychiatrique). On a même droit à un petit twist dans cette formule respectée à la lettre avec un son brut et strident au possible, frôlant constamment la noise. Enfin, même si le final « Miscarriage » joue particulièrement bien son rôle d’enfonceur de clou (ce riff qui tourne et s’automutile), chaque titre est assez distinct les uns des autres, avec ce qu’il faut de marquant, tout en respectant cette ambiance noire et étouffante au sujet de laquelle Crosshairs ne fait aucune concession.

Un jusqu’auboutisme qui fait passer l’œuvre de celle d’un premier de la classe à celle du cancre fascinant et dangereux si appréciable dans le sludge. Il manque définitivement peu de chose à Resent pour devenir un peu plus qu’un groupe à conseiller en priorité aux fans du genre. Seulement, ce qu’il transmet s’inscrit tant dans un certain classicisme que, pour le moment, il ne se destine qu’à eux. Mais ces derniers auraient bien tort de ne pas se pencher sur Crosshairs.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Resent
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Resent
Resent
Sludge - 2017 - Canada
  

vidéos
Victimized
Victimized
Resent

Extrait de "Crosshairs"
  

tracklist
01.   Miserable  (06:21)
02.   Degenerate  (07:20)
03.   Wallowing In Filth  (08:56)
04.   Crosshairs  (08:24)
05.   Victimized  (05:11)
06.   Miscarriage  (06:50)

Durée : 43 minutes 5 secondes

parution
1 Mai 2020

Essayez aussi
Potop
Potop
Channels (EP)

2008 - Iron Pig Records
  
Eyehategod
Eyehategod
Eyehategod

2014 - Housecore Records
  
Gavran
Gavran
Indistinct Beacon

2022 - Dunk! Records
  
Grief
Grief
Come To Grief

1994 - Century Media Records
  
Grief
Grief
Dismal (Compil.)

1993 - Common Cause
  

Overkill
Ironbound
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique
Venthiax
Rites Of Ra (EP)
Lire la chronique
Archaic
The Endgame Protocol
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
Slakter
Infernal Exekution Reign
Lire la chronique
Norwalk
Psycho Mirror
Lire la chronique
Megadeth
Megadeth
Lire la chronique
None So Live - Cyrptopsy / 200 Stab Wounds / Inferi / Corpse Pile
Lire le podcast
Breizh Death Metal Party 2 Live Report
Lire le podcast
Agressor
Deathreat
Lire la chronique
Deathraw
Reduced To Ashes (EP)
Lire la chronique
Cro-Mags
The Age Of Quarrel
Lire la chronique
Barbarian
Reek Of God
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Dirty Rotten EP (EP)
Lire la chronique
Furi Helium
No Altar Stands Eternal
Lire la chronique
Power Abuse
Madness Inside
Lire la chronique
Kreator
Krushers Of The World
Lire la chronique
Dementia
The Insanity Chronicles
Lire la chronique
Live Report Tanork - Skelethal
Lire le podcast
Crystal Sun
The Trace You Left
Lire la chronique
Live Report Esodic - Anthares
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
Dreaggan
Eternal Fire (EP)
Lire la chronique
Misfire
Product of the Environment
Lire la chronique