Des lacunes chez
Thrashocore ? Il y en a, peu il est vrai, peut-être à commencer par cette très mauvaise couverture trouée entourant la discographie de
THE DILLINGER ESCAPE PLAN, figure emblématique du
mathcore. D’autres formations évoluant dans une veine similaire sont parfois mieux loties, je pense à
CONVERGE,
DEADGUY,
BOTCH évidemment… Alors nous ne dirons pas un mot de l’EP éponyme de 1997 ? Nous ferons silence sur
Under the Running Board et son « The Mullet Burden » dantesque ? Aux oubliettes également
Miss Machine ? Moi aussi je préfèrerai toujours
Dimitri Minakakis à
Greg Puciatio, quitte à me faire traiter de pauv’con, une habitude tenace chez moi. Quant à la suite de la carrière du quintette, si je lui reconnais évidemment nombre de qualités, il est néanmoins rare que les
Ire Works,
Option Paralysis,
One of Us is the Killer puis
Dissociation, le dernier en date de 2016, occupent mes enceintes. Je sais que cela sonne de façon terriblement snob mais j’ai tendance à déprécier tout ce qui est sorti après 2000, y compris
Irony is a Dead Scene d’ailleurs.
Quoi qu’il en soit, ce retour sur scène millésime 2026 s’arrêtant à Paris entre deux festivals,
Dimitri reprenant possession du micro, comment ne pas assister à l’un des évènements les plus
hype de l’année ? Sans compter que la
setlist risque d’être de la pure avoine… Bref, j’accepte volontiers de suer comme une saucisse, de fondre comme de la rillette sur un radiateur, de sortir enfin de ma connerie l’espace d’un instant. C’est marrant d’ailleurs que l’on soit en pleine canicule car déjà en 2017, lors du passage au
Trabendo, c’était une fournaise immonde sauf que la veille j’étais en compagnie de
D.R.I. au
Gibus, l’article existe encore
ici pour ceux qui apprécient les récits qui parlent plus de cuite que de musique, narration que je concluais ainsi : « Peut-être que c'est bien qu'ils arrêtent là les types, sur un dernier super album », faisant référence
One of Us is the Killer… Allez, au diable la sueur qui me coule entre les fesses, en route pour l’
Élysée Montmartre, avec pour commencer un arrêt désaltérant chez
Patoche, une microbrasserie située à deux pas du métro Abbesses.
Captation par
Yohann666.
La première partie est confiée aux bons soins des Parisiens de
THE PRESTIGE, une formation de
hardcore alternatif dont le deuxième album,
Isthmos, est sorti en avril dernier. Un choix sympathique, du moins sur album, qui pourrait plaire aux amateurs d’
ORLY, en moins sombre, les compositions évoluant assez intelligemment entre mélodie
post rock et agression déstructurée. Pour ma part, je n’y suis pas allé, sans aucun regret. On y est enfin, le groupe monte sur scène, les épileptiques vont prendre cher, le reste appartient à l’histoire. Parce que si je mets de côté une sonorisation que j’ai trouvée un peu faiblarde lors du titre d’ouverture, tout n’a été qu’une succession de mandales incroyables centrées sur
Under the Running Board et un
Calculating Infinity, LP dont la virulence n’a pas pris une ride. « Clip the Apex… Accept Instruction » carbonise, « 43% Burnt » tétanise, « Variations on a Cocktail Dress » atomise, « The Runing Board » friandise, etc., etc., etc., chaque morceau est une avoine dispensée avec une énergie et une densité quasi indescriptible, amplifiée par un jeu de lumières stroboscopique. Jacquouille sous acide jouant avec l’interrupteur.
Si le concert à pu paraître un peu bref à certains, il est vrai qu’il fait encore jour lorsque nous sortons de la salle et qu’à trente-cinq balles le t-shirt souvenir, j’accorderai plutôt ma confiance à ma mémoire, la
setlist est finalement la même que celle proposée la veille au
Hellfest. Je me demande bien ce qui a changé entre le
Live Infinity enregistré en 2000 et ce soir, rien probablement.
Captation par
Yohann666.
Setlist proposée par setlist.fm (je suis persuadé qu’il y a eu une reprise de
MINISTRY)
01. *#..
02. Destro's Secret
03. The Running Board
04. The Mullet Burden
05. Clip the Apex... Accept Instruction
06. Calculating Infinity
07. Sugar Coated Sour
08. Sandbox Magician
09. 4th Grade Dropout
10. Abe the Cop
11. Weekend Sex Change
12. Variations on a Cocktail Dress
13. Monticello
14. Jim Fear
15. Come to Daddy
16. 43% Burnt
Par Cujo
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Niktareum
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