Si mon intérêt envers
EPIGRAM fut initialement nourri par la présence derrière la batterie de
Tim Cauley, marteleur chez le très bon
CASTRATED, je suis resté grâce à la qualité des huit brèves compositions présentes dans ce premier album qu’est
Obsolescent. Huit titres d’un
death metal qualifié de « mélodique » mais qui a le mérite de sortir des sentiers bourbeux qu’est devenu ce genre aujourd’hui.
Déjà, le chant de
Luis Echevarria (il aurait des origines basques – espagnoles lui que ça ne m’étonnerait pas), compositeur en chef, évolue majoritairement dans la gutturalité. Peut-être est-ce dû à son activité au sein du groupe de
deathcore MOUTH OF THE SERPENT, il confère l’exacte dose de brutalité nécessaire à des morceaux qui foncent droit à l’essentiel, à peine habillés de quelques claviers discrets (« Hour of Gods ») qui ajoutent un peu de couleur à l’ensemble. Clairement, cela change des vocaux criards dégueulasses auxquels nous sommes désormais hélas habitués et sa prestation est pour beaucoup dans ma bonne réception du disque, en tant qu’auditeur j’entends.
Du côté des instruments, le fait d’opter pour des structures n’atteignant que rarement les quatre minutes pousse forcément à une forme de minimalisme bienvenu : peu de riffs mais toujours efficaces (« No Sin »), des rythmiques régulièrement blastées, pas vraiment techniques mais qui font le boulot attendu, peu de solos et lorsqu’il y en a ils sont utiles, servent une intention. La chic initiative a d’ailleurs été de les confier à un invité,
Sanjav Kumar (
INFERI ;
WORMHOLE). Enfin, posséder un batteur d’un tel calibre permet de bonifier la moindre idée car, il faudra bien l’admettre, sans la performance surpuissante de
T. Cauley, le résultat n’aurait clairement pas la même allure. Aussi à l’aise dans les parties de double que sur des tempos assagis, le type apporte la touche de complexité adéquate sans pour autant tirer la couverture à lui. Les sprints de « The Usurper’s Throne » ou « Necro Sun » sont un régal, pour finalement ne pas voir passer ces vingt-sept minutes.
Ils sont rares les disques dits de
death metal mélodique qui me laissent sur ma faim,
Obsolescent en est un, je n’aurais clairement pas dit non à une rallonge, même instrumentale. Le défaut du trio sera peut-être de se montrer trop monolithique, de ne pas avoir réussi à composer une chanson qui sorte du lot, un riff réellement mémorable, quelque chose qui ferait dire que l’on tient là la relève du
death mélo américain.
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