Quasiment dix ans d’existence pour
SASTRUGGI, un trio breton adepte du
postcore qui précise dans le communiqué avoir trouvé le son qui lui convient après différentes errances dans des domaines musicaux variés. Cela dit, prendre une orientation ne signifie pas pour autant qu’elle soit novatrice, absolument tout dans cet EP m’évoquant le
ISIS de
Panopticon, influence qui me saute aux oreilles dès le morceau d’ouverture « Crows ». Comment leur en tenir rigueur tant ce disque a rebattu les cartes du genre ? Il y a peu d’album qui ne sortent presque jamais de mon baladeur, il en fait partie.
Le groupe est généreux : il parle d’un EP, la durée est davantage celle d’un LP, on ne va pas chipoter. Les six titres sont longs, entre cinq et dix minutes, cela est cohérent avec le registre annoncé. D’ailleurs, le problème principal de
Echoes from the Deep Valley ne viendra pas de l’enregistrement en lui-même, propre, bien en place, avec des instruments équilibrés et un chant évidemment à l’économie comme savait si bien le faire
Aaron Turner, préférant laisser la place prépondérante aux instruments. La longueur non plus n’est pas le souci, les musiciens sont plutôt futés, sachant instaurer des ambiances, des modulations d’intensité qui fonctionnent très correctement en dépit de l’absence presque totale d’inventivité. Voilà, le mot est lâché :
SASTRUGGI n’a pas découvert sa sonorité, elle est juste parvenu à reproduire celle d’un autre. Je comprends que ce doit être grisant, l’écoute n’en est pas pénible pour autant mais le mimétisme est trop marqué pour que je parvienne à m’enthousiasmer sur un concept que je connais objectivement depuis 2004.
Si je devais taper en-dessous de la ceinture, je recommanderais au vocaliste d’arrêter les plaintes en voix claire (« Flying Over There »), il est bien meilleur dans un chant
post hardcore écorché, plus cohérent avec la musique également (je sais,
Turner aussi chantait à l’occasion). En dehors de cela, je ne vois guère qu’ajouter de plus : si je ne connaissais pas
ISIS, j’aurais pu trouver ce disque hyper
cool parce qu’ambitieux, nuancé, atmosphérique, sachant que je suis absolument certain que les compositions fonctionnement parfaitement en concert. Hélas, mon plaisir se voit quelque peu plombé par des tics musicaux trop connus, aussi j’espère sincèrement que la formation saura affirmer davantage sa personnalité lors des prochaines parutions.
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