Quatre ans pour sortir moins de dix minutes de musique, cela peut paraître excessif. Peut-être, sûrement, que les membres d’
APE UNIT ont été pris par d’autres activités tout aussi nocives, il reste que je n’avais quand même pas oublié leur glorieux
Filth de 2022 et que je suis donc ravi de pouvoir m’atteler à
Sticks. Les années passées n’y ont rien changé, les Italiens évoluent toujours dans un registre
grindcore /
powerviolence, peut-être humoristique sur la forme, à l’image de titres tels que « Toy Boy Division », « Plower Rangers », « Rick of Putrefaction » ou « Where the Smile Lives », mais on ne peut plus sérieux dans l’exécution où la radicalité du propos reste le maître-mot.
Cependant, il me semble qu’il y a eu quelques mouvements notoires du côté du
line up (difficile d’être catégorique avec de simples prénoms au sein d’une scène où les pseudonymes changent souvent), ce deuxième album sonnant définitivement moins foutraque que son grand frère, plus brutal également notamment en ce qui concerne les vocaux qui descendent régulièrement dans les
growls tout en restant majoritairement sur le registre de l’hystérie dure. De même, les tempos ralentissent parfois, rarement devrais-je préciser, contrebalancés par des férocités teigneuses telles que la doublette « Bohemian Rasputin » / « Lieutenant Tennent’s », deux grands moments parmi d’autres pour cette nouvelle parution.
N’étant pas vraiment un spécialiste de ce genre, il est fort possible que je me retrouve à encenser un truc que les puristes trouveront absolument dégueulasse, il reste que j’apprécie grandement ces quelques modifications apportées au registre d’
APE UNIT. Je lui trouve une densité accrue qui sort la formation du côté « blague » initial et, ce qu’il perd en bizarreries, il le regagne en intensité, la musique du quatuor restant avant tout instinctive.
Ne sachant trop vers qui me tourner à l’heure d’établir des comparaisons (même si je pense sans doute à tort à
CEPHALIC CARNAGE au cours de « Plower Rangers »), j’expédierai donc ma chronique à la vitesse de la musique. Retenez juste que si les côtés
noise vous avaient rebutés dans le premier LP, ils sont désormais totalement absents. Moi je n’entends ici que des branlées sévères (« Lieutenant Tennent’s »), une grosse dose de talent, pas mal d’excentricités langagières enfin la simple envie de s’amuser tout en fracturant quelques cervicales.
Je n’ai pas indiqué tous les labels impliqués dans le projet donc
Blood Factor Negative ; Drinkin’ Beer in Bandana Records ; Esagoya Records ; Here and Now Records ; Loner Cult ; Nihilocus Records ; Psycho Control Records ; Rotten to the Core Records ; The Fucking Clinica ; Vollmer Industries : faites votre choix quant à l’acquisition.
Par Jean-Clint
Par Lestat
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