Malum - From The Voids
Chronique
Malum From The Voids
Quand on écrit une chronique, on essaie au moins d’avoir du contenu. Et pour avoir du contenu, il faut une approche. Cette approche se révèle en fonction du groupe, en fonction de l’album. C’est plus facile lorsqu’il s’agit d’un groupe déjà établi, car, généralement, la musique est déjà plus ou moins connue des lecteurs. Il n’y a pas vraiment besoin de faire de description pour un nouveau DRUDKH, CRADLE OF FILTH ou MARDUK. Lorsqu’il s’agit d’une formation encore nouvelle ou méconnue, on ne peut pas y échapper. C’est pour ça que nous faisons appel aux étiquettes : black pagan, black atmosphérique, black dépressif, post-black... J’avoue, parfois, l’étiquette est bancale. Alors, il est aussi fréquent que l’on se creuse les méninges pour trouver une comparaison, parce que les comparaisons sont un moyen d’éviter de tenter de décrire des ambiances. En disant que ça ressemble à SUMMONING ou à BURZUM, je propose déjà une bonne idée de ce qui attend l’auditeur. Enfin... cela dépend aussi des périodes d’un groupe, donc il est souvent nécessaire de préciser.
Tout ça pour vous parler de MALUM, et surtout expliquer qu’avec lui, il n’y a pas vraiment eu de doute sur ce qu’il fallait dire dans cette chronique. Tout d’abord, son nom. Grosse erreur de naming, car nous connaissons tous au moins un groupe qui s’appelle comme ça : le MALUM finlandais formé en 2013 et auteur de quatre albums... trois au moment où ce nouveau MALUM, norvégien, a vu le jour, en 2020. Je ne vais pas blâmer les deux guitaristes ni le chanteur-bassiste : ils sont tous arrivés dans le groupe en 2024. En revanche, les deux gars qui étaient là au début, le batteur A.A. et l’ancien guitariste-bassiste E.F., méritent bien une remarque. Oui, fait rare : il ne reste déjà plus qu’un seul membre fondateur sur ce deuxième album, après des débuts en 2023, et c’est le batteur ! Est-ce lui qui avait choisi le nom de MALUM ? Je n’en sais rien, mais en tant que doyen, c’est lui que je tiens pour responsable ! VILAIN !
Mais bon, ce n’est pas le seul point qui pourra froisser les auditeurs. C’est même l’élément le plus important qui pourra poser problème : la musique en elle-même. Mais comme je le disais plus haut, pour le chroniqueur, c’est du pain béni ! Ce MALUM norvégien est un gros fan de MGLA et s’en rapproche aussi bien du point de vue des mélodies que des vocaux. Et c’est impossible de ne pas y penser durant le 6 compositions, durant près de 40 minutes. Bon, après, il y a toujours eu de bons groupes qui ressemblaient à d’autres, et cela ne les a pas empêchés de trouver leur public. Là aussi, comme cela fait un moment que le groupe polonais ne s’est pas manifesté (2019 pour le dernier album), on pourra apprécier qu’une « copie » plutôt correcte apparaisse. L’intérêt reste limité, mais les qualités sont tout de même indéniables. Au final, MALUM ne réinvente rien, mais il a au moins le mérite de proposer un succédané crédible à ceux qui attendent toujours le retour de MGLA. C’est peu, certes, mais dans un style où l’efficacité compte souvent davantage que l’originalité, ce n’est déjà pas si mal.
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