chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
67 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Deviant Messiah » Kaotoxin Rec... »

Katatonia - Discouraged Ones

Chronique

Katatonia Discouraged Ones
Après deux albums et quelques EP, Katatonia effectue LE grand changement de son histoire, à tel point qu'on aurait pu se demander s'il s'agissait bien du même groupe. En effet, le combo entame une nouvelle étape dans sa carrière, en sortant ce "Discouraged Ones" qui est en beaucoup de points différent de son prédécesseur, "Brave Murder Day" (sur lequel j'éviterai de m'attarder pour éviter de m'emballer...). On pourrait presque se demander si Katatonia n'a pas fait exprès d'effectuer autant de changements en si peu de temps, comme pour effacer rapidement un passé pourtant glorieux, allant même jusqu'à changer de logo (qui s'accorde certes plus à cette nouvelle direction musicale). Leur musique passe donc d'un doom vraiment très sombre a un style plus rock mais qui garde tout même l'essence musicale des premiers jours.

Après avoir fait appel à Mikael Akerfeldt (principalement chanteur/guitariste d'Opeth au cas où quelqu'un ne le saurait pas encore où ce serait malencontreusement perdu) pour assurer le hurlement sur leurs précédents albums (Jonas Renkse ayant perdu la faculté d'éructer dans le micro), le groupe a décidé de ne proposer que du chant clair et c'est Jonas qui s'y colle, ayant fait ses classes sur quelques passages de "Brave Murder Day". Et il s'en sort plutôt bien, révélant au grand jour sa voix si particulière, fragile et touchante, s'accordant si bien avec les guitares acérées de Fred Norrman et d'Anders Nyström (ce dernier ayant abandonné le pseudonyme de "Blakkheim").

Et musicalement justement, le changement est également très brutal. Oubliez les 10 minutes de "Brave" : Katatonia est revenu a des morceaux plus "formatés", dépassant rarement les 5 minutes où l'on peut extraire des couplets et refrains. L'album est d'ailleurs beaucoup plus facilement captable, les morceaux étant assez accrocheurs et simples. Et simplistes ? Pas du tout justement. Car Katatonia n'a pas décider de se lancer dans le commercial et s'il y a bien une chose qui n'a pas changé, c'est la puissance émotionnelle que dégagent leurs compositions. Il ne fait aucun doute que ces petits gars ont du talent et savent viser juste, tellement il y règne une sensation de désespoir et de tristesse profonde. Ils jouent d'ailleurs toujours aussi bien avec les dissonances ce qui donne ce cachet si particulier à leur musique.

Ce premier coup d'essai n'est évidemment pas parfait, ne serait-ce qu'en ce qui concerne le chant clair de Jonas (je me demande même si cette phrase est française), encore un peu hésitant et pas tout le temps juste, mais qui ne cessera de s'améliorer dans le futur. Les lignes de chant sont parfois un peu plates et l'album est dans l'ensemble un peu trop homogène, variant rarement les tempos et les ambiances. De plus, le son et le mixage ne sont pas excellents, mais ne gênent (heureusement) pas spécialement le plaisir d'écoute.

"Discouraged Ones" est donc un album charnière dans la carrière du groupe, le premier d'une série de trois albums qui les mèneront jusqu'au chef-d'oeuvre qu'est "Last Fair Deal Gone Down" (cf. chronique sur Thrasho). Et malgré ses défauts, il n'en est pas moins un album somptueux, qui saura sûrement vous toucher de la plus simple des manières, avec seulement une belle voix et quelques notes de guitare... Chapeau bas messieurs !!!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Katatonia
Rock dépressif
1998 - Avantgarde Music
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs : (12)  7.88/10
Webzines : (15)  8.42/10

plus d'infos sur
Katatonia
Katatonia
Metal progressif - 1991 - Suède
  

écoutez
tracklist
01.   I Break  (04:21)
02.   Stalemate  (04:19)
03.   Deadhouse  (04:35)
04.   Relention  (03:37)
05.   Cold Ways  (05:20)
06.   Gone  (02:47)
07.   Last Resort  (04:35)
08.   Nerve  (04:30)
09.   Saw You Drown  (05:02)
10.   Instrumental  (02:50)
11.   Distrust  (04:55)

Durée : 46:51

line up
parution
27 Avril 1998

voir aussi
Katatonia
Katatonia
The Black Sessions (Compil.)

2005 - Peaceville Records
  
Katatonia
Katatonia
Night Is The New Day

2009 - Peaceville Records
  
Katatonia
Katatonia
Dance Of December Souls

1993 - No Fashion Records
  
Katatonia
Katatonia
The Great Cold Distance

2006 - Peaceville Records
  
Katatonia
Katatonia
Sanctitude (Live)

2015 - Kscope Music
  

Essayez aussi
Psychonaut 4
Psychonaut 4
Beautyfall

2020 - Talheim Records
  

Terrifier
Weapons Of Thrash Destruction
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique
Exorcizphobia
Neurosis Unbound
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
Sledgehammer
Destroy/Rebuild
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique