chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
293 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Smothered » Vohla »

Jex Thoth - Jex Thoth

Chronique

Jex Thoth Jex Thoth
Si tu as bon goût en matière de cinéma, tu as vu The Wicker Man, ce film de 1973 – le remake n’existe pas, on est d’accord – racontant l’histoire d’un policier puritain, Neil Howie, se retrouvant emprisonné sur une île où se déroulent de nombreux rites païens. Si en plus tu as bonne mémoire, félicitations, tu es quelqu’un d’épatant et tu te rappelles de cette scène où le héros lutte contre les avances d’une séductrice par chambres interposées, celle-ci usant de chants et gestuels pour faire craquer sa victime.

Hé bien, ce premier album de Jex Thoth n’est rien de moins que ce passage mis en musique. Plus, il réussit là où l’enchanteresse du film de Robin Hardy a échoué. Essaye de fuir si tu le souhaites, impossible de résister à Jex, chanteuse de la formation, et sa voix rauque, solaire, à la fois caresse chaleureuse et innocence, fièvre naissant de l’occulte et appel au vice. Le « female fronted doom » a fait son trou depuis, des Blood Ceremony aux Windhand et autres High Priest Of Saturn : ce premier album reste cinq ans après sa sortie son meilleur canevas, dessinant le long de ses cinquante-et-une minutes ce que la conjugaison du doom au féminin peut apporter de plus-value.

Il est compliqué de ne pas tomber dans le ridicule en transcrivant les effets procurés par Jex Thoth, de même que d’expliquer comment ce qui est devenu le lieu commun d’une niche se dote ici d’un pouvoir d’envoutement particulier. A l’inverse de beaucoup d’autres, les Ricains jouent judicieusement leur va-tout avec leur chanteuse (au point d’abandonner leur premier nom officiel, Totem, pour celui de leur leadeuse), celle-ci assumant pleinement son rôle de la manière la plus juste qui soit. Tour à tour guerrière, prêtresse, aguicheuse et d’une retenue trompeuse car chargée en œstrogène (ça y est, le ridicule est atteint !), sa voix omniprésente est si prenante qu’elle place le reste des instruments au second plan lors des premières écoutes.

Seulement, il ne faudrait pas oublier qu’il y a tout un orchestre derrière Jex et celui-ci, malgré son application à tenir un rôle de soutien aux vocalises de qui-vous-savez, mérite d’être cité et acclamé dans sa majorité, son mélange de doom et rock psychédélique étant à lui seul pourvoyeur de sensations fortes entre réappropriation des codes et évitement des clichés desdits styles. Le doom pratiqué sur ce longue-durée est léger, enivrant, étonnamment rafraichissant bien que désuet, une sorte d’exhumation du cadavre des sixties n’ayant rien perdu de ses arrangements soyeux aux parfums multiples.

La langueur de l’ensemble se perd toutefois dans quelques longueurs lors des passages les plus étalés du disque, sauvés de justesse par un doux psychédélisme sortant des guitares et claviers ainsi qu’une production délicieusement surannée même si trop étouffée lors des moments les plus chargés en lourdeur. Certaines compositions paraissent aussi parfois mal assurées, trop timides. Mais cette impression de retrait face à une chanteuse prenant la majorité de l’espace n’est pas assez gênante pour faire oublier le caractère inespéré de ce groupe restituant au rock des sixties son rôle de « sexe pour les oreilles » avec une ferveur faisant de ce rappel-ci une incroyable surprise, encore aujourd’hui.

« You think you know me but you won’t believe your eyes. »

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Jex Thoth
Doom/Psychedelic Rock
2008 - I Hate Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (7)  8.29/10
Webzines : (15)  8.01/10

plus d'infos sur
Jex Thoth
Jex Thoth
Psychedelic Rock / Doom Metal - 2007 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Nothing Left to Die
02.   The Banishment
03.   Obsidian Night
04.   Seperated at Birth
05.   Son of Yule
06.   Warrior Woman
07.   Equinox Suite :
a) The Poison Pit
b) Thawing Magus
c) Invocation Pt. 1
d) The Damned and Divine
08.   When the Raven Calls (Bobb Trimble cover)
09.   Stone Evil

Durée : 51 minutes 4 secondes

line up
parution
5 Août 2008

voir aussi
Jex Thoth
Jex Thoth
Blood Moon Rise

2013 - I Hate Records
  

Essayez aussi
Ice Dragon
Ice Dragon
Dream Dragon

2012 - Autoproduction
  
Electric Wizard
Electric Wizard
Wizard Bloody Wizard

2017 - Spinefarm Records / Witchfinder Records
  
Atomikylä
Atomikylä
Keräily

2016 - Svart Records
  
Uncle Acid And The Deadbeats
Uncle Acid And The Deadbeats
Nell’ Ora Blu

2024 - Rise Above Records
  
Mindkult
Mindkult
Lucifer's Dream

2017 - Transcending Obscurity Records / Throne Records / Caligari Records
  

Capharnaum
Fractured
Lire la chronique
Entretien avec CAGE FIGHT
Lire le podcast
Entretien avec DEATH DECLINE
Lire le podcast
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique
Uncontrolled
…No Hope (EP)
Lire la chronique
Forced Entry
Uncertain Future
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Eradikated
Wiring Of Violence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Crossover
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique