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God Is An Astronaut - All Is Violent, All Is Bright

Chronique

God Is An Astronaut All Is Violent, All Is Bright
Bien au-delà de l’exosphère, un objet céleste semble scintiller depuis 2005. Le Newton en direction de ce point lointain, se distingue l’album vénéré par les disciples de God Is An Astronaut (GIAA) et considéré par beaucoup comme l’une des meilleures œuvres de post-rock instrumental. All Is Violent, All Is Bright. GIAA n’est plus qu’un « simple » projet studio, les jumeaux Kinsella recruteront l’excellent batteur Lloyd Hanney pour exposer leur Space Rock « live » et ainsi franchir une nouvelle étape. Le groupe insistera sur l’aspect visuel lié à sa musique, diffusant images et clips « chocs » sur la folie humaine (thèmes de la guerre et de la cruauté envers les animaux parmi d’autres) à chacun de leurs concerts. Trois ans après leur premier opus The End Of The Beginning, place au chef d’œuvre de GIAA.

La musique de GIAA n’est plus la même, la phase proto-stellaire prend fin. Elle se détache désormais de ses expérimentations à rallonge relativement austères (défaut majeur de The End Of The Beginning) et devient plus « organique », plus « frugale », à l’image de l’artwork (gracieux) utilisé. Un évènement personnel important a forcément dû se passer chez l’un des deux frères. Le duo laisse désormais le flux d’émotion pleinement se déverser dans son post-rock futuriste, ergol pour ce voyage vers le superamas généré par les Irlandais. Des frissons intenses qui seront ressentis dès les premières secondes du titre d’ouverture « Fragile », l’hymne de GIAA par excellence. Le morceau qui m’aura introduit au groupe mais surtout au genre. Je pourrais l’écouter en boucle pendant des jours, je ne m’en lasserai jamais… Une perle du style (au clip tout aussi magnifique) qui résonnera dans nos têtes jusqu’à sa supernova. Une sensibilité qui sera dosée ici avec justesse, sans tomber dans le pathos parfois excessif (les Japonais de Mono par exemple), alternant avec des passages plus lumineux (« Forever Lost ») ou montant crescendo dans l’émotion (archétype du post-rock), couvert d’une rythmique puissante et énergique (le final explosif de « Suicide By Star »).

Telle une musique de fond pour graviter à travers les galaxies et contempler la Terre, vous serez ainsi seul et dans un calme olympien, hors de toute pression quotidienne. Casque sur les oreilles et le regard vers le ciel étoilé, vous vous laisserez empoigner par les vocaux divinatoires de Torsten (toujours sans paroles), ces arpèges pénétrants (les bouleversants « All Is Violent, All Is Bright » et « Infinite Horizons », ce dernier figure parmi les plus beaux morceaux atmosphérique de ma modeste expérience) ou ces douces nappes de claviers éthérées. Les minutes du voyage semblent dénuées de quelconque borne (un format condensé de quatre minutes pas titre) et défilent sans le moindre à-coup. GIAA reprend le noyau musical de ses débuts mais ira gommer ses longueurs inutiles ainsi que le surplus d’effets électroniques pour capter l’attention et percer la barrière émotive de l’auditeur tout le long de ce transit. Malgré tout, quelques passages me contrediront. Je pense à « Fire Flies And Empty Skies » et « Remembrance Day » (figurant déjà sur The End Of The Beginning) qui m’empêcheront de lui attribuer la note suprême (d’autant que d’autres albums du groupe toucheront aussi de près la sainteté post-rock). La magie de l’album reste cela dit intacte.

Contraction d’une nébuleuse d’émotions et d’un nuage de notes majestueuses, une étoile post-rock est née. All Is Violent, All Is Bright reste l’album de la consécration de God Is An Astronaut. Le groupe irlandais a conscience de cette idolâtrie et de sa qualité, puisque encore aujourd’hui, la moitié des titres de leur set-list (concert de décembre 2012 à Paris comme référence) est issue de All Is Violent, All Is Bright. Une ascension indescriptible vers l’espace afin d’observer la magnificence de l’univers mais aussi le reflet de sa propre personne. L’un de mes albums de chevet. Laissez vous porter.

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God Is An Astronaut
Post-rock
2005 - Revive Records
notes
Chroniqueur : 9.5/10
Lecteurs : (2)  6.5/10
Webzines : (4)  7.94/10

plus d'infos sur
God Is An Astronaut
God Is An Astronaut
Post-rock - 2002 - Irlande
  

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Fragile
Fragile
God Is An Astronaut

Extrait de "All Is Violent, All Is Bright"
  

tracklist
01.   Fragile
02.   All Is Violent, All Is Bright
03.   Forever Lost
04.   Fire Flies And Empty Skies
05.   A Deafening Distance
06.   Infinite Horizons
07.   Suicide By Star
08.   Remembrance Day
09.   Dust And Echoes
10.   When Everything Dies

Durée : 48:29

line up
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God Is An Astronaut
God Is An Astronaut
The End Of The Beginning

2002 - Revive Records
  

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