chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
153 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Cemetery Rot - Euphoric Consumption Of Human Flesh

Chronique

Cemetery Rot Euphoric Consumption Of Human Flesh (EP)
Début août, en pleine frénésie Olympique, sortait sur CDN Records Euphoric Consumption Of Human Flesh, premier EP des Américains de Cemetery Rot. Étant à ce moment-là en train de me la couler douce à quelques milliers de kilomètres de Paris, je n’ai évidemment pas pu vous en parler tout de suite. Aussi vous ne m’en voudrez pas si, comme souvent, j’accuse quelques semaines de retard sur le sujet...

Originaire de Bakersfield, Californie, le groupe entame sa carrière en 2022 sous la forme d’un trio. S’il a vraisemblablement été rejoint depuis par un quatrième larron en la personne de Jorden Lyons (guitare), c’est bien tel quel qu’on été enregistrés les cinq titres de ce premier EP. Un fait que semble pourtant vouloir contredire cette chouette illustration plein de petits détails assez rigolos comme ce rat sur l’épaule, ce collier de viscère ou ces quelques asticots grouillants sortis de l’avant-bras de l’un de nos quatre lascars du jour. Un cadre en forme de cercueils et quelques petits à-côtés ragoûtants que l’on doit à monsieur Adam Michael Nevler aka Gruesome Graphx (Acid Witch, Cardiac Arrest, Coagulate, Molder, Mortuous et j’en passe...) en collaboration avec un certain Raúl Sahagún qui le concernant signe ce sympathique logo à l’esprit résolument amateur et D.I.Y..

Afin de soigner son entrée dans le petit monde du Death Metal, le jeune groupe californien a fait appel aux services de Michael Foster, chanteur et bassiste du groupe Necropsy Odor ayant déjà travaillé en tant que technicien et producteur (enregistrement, mixage et/ou mastering) avec des groupes tels que Corpus Offal, Impalement, Necrotic Infibulation, Regurgitated Entrails, Septic Fumes ou Submerged. Un garçon nous ayant habitué à des productions bien croustillantes et qui pour Cemetery Rot ne va évidemment pas déroger à ses habitudes.

Comme vous devez déjà vous en douter avec un tel patronyme et cette illustration sans équivoque, Cemetery Rot joue la carte d’une Death Metal rétrograde qui va se contenter de reprendre à son compte une formule et des gimmicks qui n’ont absolument rien de nouveau à offrir. Faut-il alors prendre de haut ces jeunes californiens et les regarder avec désintérêt sous prétexte que tout à déjà été fait ? Non, pas vraiment puisque Euphoric Consumption Of Human Flesh se révèle tout de même particulièrement savoureux grâce en grande partie à tout un tas de riffs faisandés pas bien compliqués mais néanmoins extrêmement sympathiques ainsi qu’à une approche dynamique qui loin d’impressionner par ses excès s’avère suffisamment entrainante pour donner envie de s’agiter, même sur son siège.
Servis par une production abrasive et dénuée d’artifice (notamment cette batterie au naturel dont la caisse claire claque juste comme il faut), les cinq titres de ce premier EP vont miser sur un mélange de rythmiques thrashisantes plus ou moins rapides ("Euphoric Consumption Of Human Flesh" à 0:05, "Seeing Through The Eyes Of The Holy God" à 0:08) et de coups de boutoirs un petit peu plus soutenus afin de corser le ton et d’apporter un soupçon de relief à l’ensemble ("Euphoric Consumption Of Human Flesh" à 1:42 au très frontal "It Came From The Sewers" en passant par "At The Bottom Of The Septic Tank" à 0:06 et 1:22, "Seeing Through The Eyes Of The Holy God" à 0:25 et 1:22). Là encore, rien de bien sorcier dans tout ces coups de tam-tam mais comme bien souvent, difficile de résister à ce genre d’accélérations surtout lorsqu’elles sont accompagnées de riffs aussi efficaces (celui très mélodique et entêtant de "Euphoric Consumption Of Human Flesh" ou bien ceux plus sombres et vicieux de "It Came From The Sewers", "At The Bottom Of The Septic Tank" et "Seeing Through The Eyes Of The Holy God" sans oublier ces quelques solos dispensés tout au long de ce petit quart d’heure particulièrement bien troussé).

S’il est effectivement mené bon train, ce premier EP de Cemetery Rot se distingue également par ses quelques ralentissements qui vont notamment être l’occasion pour les Californiens d’insuffler une bonne dose de groove à leurs compositions. Des instants chaloupés qui de "Euphoric Consumption Of Human Flesh" à 0:05, 1:14 et 2:29 à "It Came From The Sewers" à 0:32 en passant par "At The Bottom Of The Septic Tank" à 0:32 et 1:04, "Seeing Through The Eyes Of The Holy God" à 0:59 et 1:41 et les premières secondes de "Left To Rot On The Side Of A Hill" ne devraient a priori pas manquer de faire leur petit effet. Enfin, on trouve aussi quelques séquences plus lourdingues, notamment sur le titre "Left To Rot On The Side Of A Hill" qui vient donc clôturer ces présentations sur une note un petit peu moins épicée.

Bref, s’il n’y peut-être pas de quoi crier au génie, Euphoric Consumption Of Human Flesh s’impose néanmoins comme une chouette introduction à l’univers vérolé et putride de ces jeunes américains qui n’ont effectivement rien inventés mais qui semblent néanmoins plutôt bien partis grâce à un Death Metal à l’ancienne aussi peu subtil qu’efficace. Dans la lignée de récentes formations telles que Coffin Rot ou Molder, Cemetery Rot se contente d’une relecture hyper classique du genre qui a cependant pour elle une immédiateté et une efficacité à l’épreuve des "c’était mieux avant" et autres critiques vaines concernant l’originalité...

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Cemetery Rot
Death Metal
2024 - CDN Records
notes
Chroniqueur : 4/5
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Cemetery Rot
Cemetery Rot
Death Metal - 2022 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Euphoric Consumption Of Human Flesh  (03:57)
02.   It Came From The Sewers  (02:21)
03.   At The Bottom Of The Septic Tank  (01:56)
04.   Seeing Through The Eyes Of The Holy God  (03:32)
05.   Left To Rot On The Side Of A Hill  (02:33)

Durée : 14:19

line up
parution
2 Août 2024

Essayez aussi
Demigod
Demigod
Slumber Of Sullen Eyes

1992 - Drowned Productions
  
Necrovation
Necrovation
Necrovation

2012 - Agonia Records
  
Revel In Flesh
Revel In Flesh
Manifested Darkness

2013 - F.D.A. Records
  
Bloodsoaked
Bloodsoaked
The Death Of Hope

2011 - Comatose Music
  
Xorsist
Xorsist
At The Somber Steps To Serenity

2023 - Prosthetic Records
  

Kreator
Pleasure To Kill
Lire la chronique
None So Live - Cyrptopsy / 200 Stab Wounds / Inferi / Corpse Pile
Lire le podcast
Breizh Death Metal Party 2 Live Report
Lire le podcast
Agressor
Deathreat
Lire la chronique
Deathraw
Reduced To Ashes (EP)
Lire la chronique
Cro-Mags
The Age Of Quarrel
Lire la chronique
Barbarian
Reek Of God
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Dirty Rotten EP (EP)
Lire la chronique
Furi Helium
No Altar Stands Eternal
Lire la chronique
Power Abuse
Madness Inside
Lire la chronique
Kreator
Krushers Of The World
Lire la chronique
Dementia
The Insanity Chronicles
Lire la chronique
Live Report Tanork - Skelethal
Lire le podcast
Crystal Sun
The Trace You Left
Lire la chronique
Live Report Esodic - Anthares
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
Dreaggan
Eternal Fire (EP)
Lire la chronique
Misfire
Product of the Environment
Lire la chronique
Disarray
The Darkening (EP)
Lire la chronique
Breakdown
Divide and Konquer (EP)
Lire la chronique
Bilan 2025
Lire le bilan
La photo mystère du 16 Janvier 2026
Jouer à la Photo mystère
Testament
Para Bellum
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Janvier 2026
Jouer à la Photo mystère
Agressor
Medieval Rites
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Décembre 2025
Jouer à la Photo mystère
Bloodfield
Homunculus sapiens
Lire la chronique
Brutal Decay
Slaughter in Hell
Lire la chronique
Carnage Inc.
Carnage Inc. (EP)
Lire la chronique
Deathhammer
Crimson Dawn
Lire la chronique