chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
130 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Hatriot » Lyzanxia »

Anialator - Death Is Calling

Chronique

Anialator Death Is Calling
ANIALATOR… Franchement, ce nom, on dirait la façon dont un gosse en séances actives chez l’orthophoniste prononcerait ANNIHILATOR mais ce n’est ni une erreur, ni une référence aux Canadiens. Non, ces mecs sont officiellement actifs depuis 1986, leur première démo remonte à 1987 et si « Death is Calling » s’avère être leur premier LP, ils s’étaient surtout fait connaître en 2018 grâce à l’EP « Rise to Supremacy », effort que je réécoute encore aujourd’hui avec un certain plaisir tant j’avais apprécié la brutalité naturelle de leur thrash metal.

Toujours signée chez Xtreem Music, une maison gage de sérieux mais également chantre des deuxièmes voire troisièmes divisions de l’extrême, la formation va s’efforcer le temps de dix titres de démontrer qu’elle a toute sa place sur l’échiquier mondial. Mauvais point, sanction visuelle sans appel : la pochette est putain de moche. Trop lisse, trop factice, trop convenue, surtout à total contre-sens de la musique dont l’énergie quasiment hardcore qu’elle déploie se prête davantage à des représentations d’émeutes urbaines, comme cela était le cas sur l’EP d’ailleurs. Là, c’est générique et sans intérêt, finalement assez peu incitatif au moment de lancer le disque. Or, cette appréhension ne devrait pas avoir lieu d’être car dès les premières mesures de « Kill Till Death », nous plongeons dans la saine radicalité d’un thrash brutal qui ne s’embarrasse ni d’arpèges, ni de solos (pas absents mais rares) et encore moins de rythmes mous du gland. Mais cet album n’arrive-t-il pas trop tard ? En dépit de son ancienneté, difficile de dire que le nom d’ANIALATOR est sur toutes les lèvres (du haut comme du bas, hin hin !) au moment d’évoquer les formations cultes de l’ancien temps. Quant à l’aspect purement qualitatif, l’efficacité immédiate n’occultera pas une DLC courte, surtout si on la compare au retour tonitruant de MORBID SAINT l’année dernière, tout en étant cependant largement supérieur à celui d’EVILDEAD.

Par conséquent, je ne sais qu’en penser de ce « Death is Calling ». Ce n’est pas parce qu’on m’appelle que je suis obligé de décrocher, j’apprécie pourtant tout ce que j’entends : fureur constante, riffs hachés ou hachoirs, vocaux radicaux, les types ont conservé une rage audible tout au long de l’album, évidemment que cela fait plaisir. Mais il existe tellement mieux… Et cette illustration emplie de clichés ne me pousse définitivement pas à la clémence, ce qui est foncièrement idiot, je le conçois.

Écoute après écoute, je reconnais tout de même la férocité et l’impact immédiat de ces sept compositions parfaitement à leur place au sein de l’écurie du label espagnol. En concert, c’est sûr que la poutre doit être énorme, je savoure sans retenue les petits côtés crossover apportés par cette basse bien lisible et, finalement, à l’heure où je me sers un premier Picon-bière, je le trouve assez délectable, avec quelques plans assez fameux à l’image de cette hystérisation des guitares à 02:04 sur « Iron Grinder », une vraie trouvaille qui fait changer le titre de dimension. Cependant, ces quelques éclairs ne sont pas monnaie courante, le disque baignant tout de même dans une ambiance assez convenue, ni rétrograde ni nostalgique mais qui ne voit pas beaucoup plus loin que la brutalité.

Par conséquent, il n’y pas tellement de choix possibles. Soit vous aimez le thrash metal lorsqu’il est frontal, auquel cas ces trente-trois minutes vous satisferont pleinement car les musiciens sont loin d’être des branques et que ça joue sérieusement, grâce notamment à une section rythmique solide. Soit vous préférez les choses plus alambiquées, plus torturées, plus intellectualisées… On s’est compris. ANIALATOR est fait pour la violence, la castagne, il n’y a rien à en attendre de plus et, souvent, nous n’attendons rien de plus.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

Deathrash. citer
Deathrash.
06/06/2025 11:10
Je crois que le nom de ce groupe nous fait tous le même effet, déjà bon, du Thrash signé chez Xtreem avec une telle pochette ça fleure bon l'album de D3 générique et vite chiant.

Et en fait c'est pas si mal, oui c'est conventionnel mais la férocité générale fait le café, y'a de bons moments, certains breaks et riffs sont cool, et la prod convient parfaitement.

On est vraiment sur du Thrash d'orc bien débilement défoulant à ressortir tous les 4 mois éventuellement.
Jean-Clint citer
Jean-Clint
05/06/2025 09:58
note: 7/10
Bon petit disque de Thrash de deuxième division, c'est simple et redoutable en misant sur une allure élevée du début à la fin. Heureusement que c'est court car sinon ça serait vite lassant et répétitif, bref ça fait le taf et ça défoule avec une exécution impeccable, c'est le principal Clin d'oeil

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Anialator
Thrash Metal
2024 - Xtreem Music
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines : (1)  9/10

plus d'infos sur
Anialator
Anialator
Thrash Metal - 1986 - Etats-Unis
  

formats
tracklist
01.   Kill Till Death  (05:53)
02.   Memories of Terror  (03:53)
03.   Iron Grinder  (04:14)
04.   Hear the Death Call  (03:37)
05.   Battlefield Messiah  (04:30)
06.   Relentless  (06:02)
07.   Terror Tactics  (04:57)

Durée : 33:06

line up
parution
22 Octobre 2024

Essayez aussi
Praetor
Praetor
The Spiral Of Addiction

2025 - Metal East Productions
  
Exumer
Exumer
Fire & Damnation

2012 - Metal Blade Records
  
Necronomicon
Necronomicon
The Final Chapter

2021 - El Puerto Records
  
Entombed
Entombed
Morning Star

2001 - Music For Nations
  
Tankard
Tankard
Disco Destroyer

1998 - Century Media Records
  

The Duskfall
Lifetime Supply Of Guilt
Lire la chronique
None So Live - Cyrptopsy / 200 Stab Wounds / Inferi / Corpse Pile
Lire le podcast
Breizh Death Metal Party 2 Live Report
Lire le podcast
Agressor
Deathreat
Lire la chronique
Deathraw
Reduced To Ashes (EP)
Lire la chronique
Cro-Mags
The Age Of Quarrel
Lire la chronique
Barbarian
Reek Of God
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Dirty Rotten EP (EP)
Lire la chronique
Furi Helium
No Altar Stands Eternal
Lire la chronique
Power Abuse
Madness Inside
Lire la chronique
Kreator
Krushers Of The World
Lire la chronique
Dementia
The Insanity Chronicles
Lire la chronique
Live Report Tanork - Skelethal
Lire le podcast
Crystal Sun
The Trace You Left
Lire la chronique
Live Report Esodic - Anthares
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
Dreaggan
Eternal Fire (EP)
Lire la chronique
Misfire
Product of the Environment
Lire la chronique
Disarray
The Darkening (EP)
Lire la chronique
Breakdown
Divide and Konquer (EP)
Lire la chronique
Bilan 2025
Lire le bilan
La photo mystère du 16 Janvier 2026
Jouer à la Photo mystère
Testament
Para Bellum
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Janvier 2026
Jouer à la Photo mystère
Agressor
Medieval Rites
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Décembre 2025
Jouer à la Photo mystère
Bloodfield
Homunculus sapiens
Lire la chronique
Brutal Decay
Slaughter in Hell
Lire la chronique
Carnage Inc.
Carnage Inc. (EP)
Lire la chronique
Deathhammer
Crimson Dawn
Lire la chronique