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Esoctrilihum - Monarchy of Terror on the Broken Mind by Voorh's Disease
Chronique
Esoctrilihum Monarchy of Terror on the Broken Mind by Voorh's Disease
Monarchy of Terror on the Broken Mind by Voorh's Disease, le nouvel album d’Esoctrilihum, porte donc le même nom à coucher dehors que le groupe lui-même. Si tu lis ces colonnes, tu y es habitué. Tu sais aussi que ces Français, enfin ce Français, est bien plus discret que beaucoup d’autres alors pourtant que s production est absolument dingue quantitativement parlant, ce dernier effort étant son 14ème album, le troisième sorti dans l’année 2025… Est-bien sérieux ? La réponse varie évidemment selon les auditeurs et si, dans la moyenne, le combo français peut se targuer d’une production très qualitative, il arrive qu’un fashion faux pas intervienne aux détours de la console.
Très death, presque grind par instant, l’ouverture de Monarchy of Terror on the Broken Mind by Voorh's Disease donne le ton d’emblée. Bleeding On the Floor of Alooghul est chaotique, presque épileptique, très brutal et pas du tout black. Déroutante, cette entrée en matière est aussi marquante par les idées qui germent, notamment le final plus épique, plus mélodique et sentencieux alors que son enchaînement avec Massacre of the Martyrs Supplicating the Nameless Tragedy est lui aussi quasi grind, batterie en avant, grattes hyper tranchantes et lourdes comme du plomb, comme le sera l’enchaînement avec Bruised In The Flesh. On perd son chemin, on écoute, on montre de la curiosité même si la ligne de vie est difficile à tenir. La structure est massive, le rythme ne descend jamais et c’est un bloc de vitesse et de chaos pur qu’on prend en pleine face. C’est efficace. C’est intense. C’est lassant aussi. Passé trois titres ultra véloces, survoltés, sans respiration aucune, sans pont, sans transition véritable, on peine à discerner un mouvement, un relief, si ce n’est que chaque fin de titres bascule dans un univers atmosphérique pour une poignée de secondes, comme pour casser une dynamique mieux relancée deux secondes plus tard.
Ce côté ultra compact, très bourrin, qui n’a rien de BM ici, présente évidemment des atours intéressants, notamment en termes d’intensité pure, mais comme déjà indiqué, ce qui fonctionne sur 2/3 titres ne peut pas fonctionner sur 40 minutes. Le manque quasi-total de variations et de respirations laisse l’impression désagréable d’un bloc de granit dont on ne retient rien ou si peu. Chiens ou Wormrot délivrent ainsi, par comparaison, des titres plus ambiancés… Surtout qu’en comparaison, ces premiers titres font 7 minutes de moyenne.
Il y a bien quelques tentatives parfois d’apporter de l’accroche, sur la fin des titres on l’a dit mais aussi sur Bruised In The Flesh où une espèce de pont central dissonant vient apporter de la variation, avec une voix plus hantée et un rythme un poil plus soutenable mais elles ne durent pas et la batterie ultra sèche – comme dans le grind – repart de plus belle à fond les ballons. La seconde partie de l’album qui s’ouvre avec Scarification Until Death n’apporte aucune évolution. La rythmique reste échevelée, la BàR (c’en est une) bastonne à tout va, Asthâghul hurle comme un dément, les titres défilent comme des Ferrari sur l’autoroute (Delirium Psychosis aussi). On ne voit ni leur couleur, ni leur plaque d’immatriculation. On se souviendra juste d’un truc qui passe tel un laser et on ne retiendra rien d’autre.
C’est tout le problème de ce nouvel album d’Esoctrilihum. Il faut parfois lever la tête et savoir s’arrêter même quand on a plein d’idées. Au moins pour faire le plein.
| | Raziel 29 Novembre 2025 - 476 lectures |
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