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Miasmic Serum - Better Left Dead
Chronique
Miasmic Serum Better Left Dead (EP)
Ayant déboulé directement dans la lumière il y a un peu plus d’un an avec un premier opus fort sympathique sous le bras
(« Infected Seed ») le combo basé à Trévise est aujourd’hui de retour, histoire de ne pas se faire oublier et aussi de montrer que malgré le peu de temps depuis cette sortie il a su tenir compte des remarques qui lui étaient adressées. Car malgré des qualités intéressantes et un groove incessant ce long-format - bien que très court - souffrait d’une certaine redondance dans son écriture, tout comme d’un chant parfois un peu limite du côté de la puissance. Visiblement conscient de cela le trio d’origine s’est désormais agrandi à quatre membres suite à l’arrivée d’un vocaliste plus expérimenté en complément du bassiste Julián Serrato, ce dernier assurant désormais seulement quelques parties éparses pour se consacrer plus pleinement à son instrument. Cela permet ainsi au groupe de bénéficier désormais de plus de hargne et d’énergie, tel qu’on va s’en rendre compte sur ce court Ep inspiré par la nouvelle "Herbert West, réanimateur" d’Howard Philipps Lovecraft (et dont Dario Argento en a fait une version pour le cinéma en 1985).
Si du côté de la thématique on se veut plus audacieux en revanche musicalement la recette reste la même et cela va être amplement suffisant, même si on avoir de temps à autre la désagréable sensation d’un léger bordel du côté de la batterie… vu que derrière son kit Gabriele Marchioni a parfois tendance à trop en faire niveau cassures et breaks (un point que l’on retrouvait déjà sur l’album mais ici plus marqué encore), cassant ainsi légèrement la dynamique générale. Néanmoins cela n’a pas trop d’impact sur le rendu global, car d’entrée on va être pris à la gorge avec « Serum Of Life » qui après un démarrage tribal bien massif va ensuite jouer sur l’équilibre et l’alternance rythmique du côté des deux extrémités, vu que vitesse intense et lourdeur indécente passent l’une après l’autre… cette noirceur n’étant éclairée que par l’ajout d’un solo aux accents mélodiques. C’est gras et dégoulinant d’humidité et c’est exécuté tranquillement à défaut d’être franchement mémorable, car on se rend compte presque immédiatement que malgré ses beaux atouts l’ensemble reste pour l’instant encore dans la deuxième division de son pays. Cependant cela ne nous empêche pas d’apprécier le moment… et le court « Verdict » va le confirmer en reprenant la même base qu’entendue auparavant tout allant plus loin dans la variété, la brutalité et l’étouffement… tout en ajoutant un peu de rythmique intermédiaire pour mettre les cervicales à rude épreuve. Là encore le rendu est homogène et sans fioritures et montre ainsi toute la palette de jeu des transalpins qui vont ensuite ralentir plus fermement l’allure avec l’impeccable « Better Left Dead », qui sans oublier d’exploser et blaster quand il faut va surtout proposer une exécution plus rampante et massive de sa musique. Gardant encore et toujours la même trame le bridage est mis à l’honneur plus promptement ne laissant s’échapper que de courts passages explosifs toujours réussis, et si jusqu’à présent l’influence des premiers BOLT THROWER se faisait entendre elle va clairement monter en intensité sur « Witches – A Tribute To Dario Argento’s Suspiria » (et où II Becchino de TENEBRO est ici présent comme invité). En effet ici c’est l’ombre du tentaculaire « Realm Of Chaos » qui se sent de manière permanente et marquée sur fond de variété de tempos constante, vu que tout est ici de sortie de façon redoutable offrant ainsi une dernière rasade de plaisir dégueulasse où le savant fou du film du mythique réalisateur italien voit son travail réduit à néant par les forces maléfiques qu’il a créées.
Possédant donc un côté rétro (aussi bien musical que textuel) cet enregistrement fera donc tranquillement son office, s’écoutant en dilettante tranquillement à défaut de marquer les esprits tant l’ensemble des quatre morceaux présentés se révèle être assez semblable et interchangeable. Néanmoins on n’en demandera pas davantage et ça défilera facilement vu qu’on va aisément se laisser prendre par ce déluge qui sent le caveau et la pluie automnale au rendu sacrément putride et cradingue à la technique générale assez basique, mais qui colle parfaitement avec le style pratiqué… même si côté durée de vie ça sera malgré tout assez court. En effet on retournera rapidement écouter les classiques intemporels (tout comme d’autres noms venant d’Italie) dont les oreilles se souviendront plus facilement et de façon immédiate, vu que malgré les efforts de l’entité tout cela restera sans doute calé dans les limbes puants de l’underground d’où ça ne ressortira que très rarement sans que notre jugement initial n’en soit modifié.
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