Par suite de la disparition de
France, Black, Death, Grind, il semblerait que la formation lyonnaise
CHIAROSCVRO n’ait pas encore retrouvé de label, ce troisième LP sortant donc en indépendant. Mais est-ce si surprenant que cela ? Oui et non, en guise d’avis tranché.
Ombra, toujours seul aux commandes, poursuit le développement de sa vision d’un
black metal à la fois cru et mélodique: un fond très brut dont la froideur minérale me rappelle toujours autant la scène canadienne (constat que j’établissais déjà en découvrant
Renégation) mais souligné par des instruments à cordes frottées (je dirais notamment du violon, sans en être certain), mélange que je trouve somme toute assez bancal, sur « Aux crépuscules » par exemple où leurs interventions finissent par parasiter l’écoute. De plus, ce genre de sonorités relève généralement davantage du
doom, je pense énormément à
Like Gods of the Sun, et si cela a le mérite d’être plus original que les habituels claviers qui feraient alors basculer la formation dans le symphonique, ce choix musical ne me convainc pas outre mesure. C’est pourtant l’une des orientations fortes de l’album, clairement exprimée au cours de l’introduction « Oraison », de l’interlude « Fumerolles » puis de la conclusion « Dernier refuge », trois instrumentaux jouant de la dissonance, foncièrement atypiques, possiblement dans l’esprit aventureux d’un
ELEND. De même, le chant déclamé ne m’accroche guère (« En retraite »), il est heureusement rare l’homme lui préférant les vocaux typiques du
BM, raclés comme il se doit.
Avec tout cela, on pourrait croire que je boude un peu cette sortie, que je fais la fine bouche. Pourtant,
Ermitage expose également beaucoup de bonnes choses et les progrès depuis le LP précédent sont notables. Déjà, l’orientation
black s’est considérablement durcie avec notamment des influences
NEHËMAH palpables et, pour leur durée (jusqu’à plus de neuf minutes) j’avoue que les morceaux sont bien construits avec nombre de variations, de transitions, de modulations d’intensité,
CHIAROSCVRO affichant donc un savoir-faire certain pour composer, travailler la matière noire.
Il reste que de mon point de vue le style mériterait d’être dégraissé des instruments classiques qui n’apportent finalement pas grand-chose si ce n’est la preuve de pluralité des inspirations d’
Ombra. Nous n’y perdrions ni en qualité ni en singularité d’ailleurs, cet adjuvent n’étant pas nécessaire aux structures, à peine des éléments de décoration facilement remplaçables.
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