Oh !
Great Dane Records retrouverait-il enfin quelques couleurs sanguines grâce à cette signature des Finlandais de
DGS, un trio
grindcore solidement expérimenté ? Une expérience non pas acquise sous ce nom,
Delusional Grasp of Sanity restant un premier album, mais plutôt au sein des multiples formations extrêmes dont ont fait partie les trois musiciens ? Je ne saurais le dire, il reste que ces douze titres poutrent méchamment et qu’on en redemande à la fin. Toujours un signe positif…
À l’image de sa pochette subtile mais difficilement lisible (un corps prostré, une ombre noire qui le domine), le groupe propose durant douze titre une espèce de
blackened grind metal (« Meaningless Existence ») qui vient effectivement fourrer son nez un peu partout où cela fait mal. Ainsi, autant les premiers titres m’ont mis dans l’état d’esprit d’un
ROTTEN SOUND (il n’y a pas que la nationalité qui soit commune) ou d’un
NASUM (« Swarm »), autant la suite m’a vite fait lorgner vers d’autres horizons non pas plus originaux mais cependant davantage diversifiés : une dimension
brutal hardcore assumée dans les
breaks, un côté
black metal inhérent à la noirceur du jeu, à une certaine façon de placer les riffs également, toujours énervés, systématiquement virulents, clairement cette sortie redore efficacement le blason d’un label que je pensais être en roue libre depuis ses récentes multiples signatures italiennes dénuées d’intérêt. Alors que là, on peut enfin recommencer à causer de choses sérieuses.
Ainsi,
DGS marque des points, à la pelle. Grâce à la complémentarité des voix couvrant à peu près la totalité des registres de l’homme sauvage, les compositions se voient dotées d’un dynamisme impressionnant, dynamisme qu’appuie et renforce constamment le batteur. Aussi à l’aise dans les tempos éclatés que sur des
mid de père de famille (« Crawl » ; « Doom »), voilà un LP qui se laisse découvrir sans mauvaises surprises, conservant une constance dans le vindicatif qui honore une scène finlandaise pourtant déjà abondamment fournie en termes de talents bruts (un pays qui représente les deux tiers de la France, douze fois moins peuplé mais qui compte 5 912 entrées dans Metal Archives là où nous en totalisons 7 165 à ce jours). J’aimerais parfois être Finlandais.
Quoi qu’il en soit,
DGS est une chance pour la Finlande. Parce que ça blaste et que ça braille, que c’est vénère et urticant, parce que si la formation n’apporte rien de neuf le disque a au moins le mérite de ne pas salir un genre pour peut-être même lui apporter une bouffée de sang frais grâce à ses accointances noires moins spécifiquement
grind mais tout autant dévastatrices. En résumé, écoute après écoute je peine à voir où cela pourrait pécher tant cette parution s’inscrit dans une filiation solide. Il est vrai que les puristes pourront lui reprocher de dénaturer le
grind à cause de ses tendances
black death vocales ou guitaristiques, pour ma part ce n’est pas un sujet car au moment du bilan souffrance (l’équivalent masochiste du bilan carbone), voilà une troupe largement excédentaire dont le potentiel de carbonisation des neurones ne fait aucun doute.
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Samfisher
Par Sosthène
Par MoM
Par Raziel
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Cujo
Par Keyser
Par Jean-Clint
Par AxGxB
Par DEMONIKA