Chronique
Mortem Mørketid
MORTEM, c’est en fait ARCTURUS. Alors, s’il y a quelque chose que je ne comprends pas, c’est le fait que cette sortie ne fasse pas davantage parler d’elle. Et c’était déjà le même problème en 2019 avec leur premier album. Le groupe passe sous les radars alors qu’il devrait susciter excitation et ravissement au sein de la scène black… J’imagine que le problème vient du fait que MORTEM est ARCTURUS sans l’être totalement, et que le groupe lui-même essaie de ne pas tomber dans la comparaison trop facile, d’autant que si la plupart des membres sont les mêmes, le style musical est assez différent…
Précisons, pour ceux qui débarquent et n’ont jamais entendu parler de MORTEM, que le groupe a été fondé il y a bientôt 40 ans, en 1987. Il jouait évidemment autre chose que du black à ses débuts, en l’occurrence du death metal, et n’avait sorti qu’une démo, en 1989. Les membres étaient alors le bassiste Lars Terje Olsen, mais surtout Steinar Johnsen (guitares / basse), Marius Vold (batterie et vocaux) et Hellhammer (batterie). Ce sont ces trois gaillards qui ont formé ARCTURUS l’année suivante. Par contre, ils n’ont pas eu le temps de sortir un album ensemble sous cette configuration, puisque Marius n’était déjà plus là en 1996 sur le premier album, Aspera Hiems Symfonia. C’est pour cela qu’il serait un peu mensonger de dire que la reformation de MORTEM est un retour d’ARCTURUS.
Mais il ne faut pas non plus imaginer que les musiciens se réinventent complètement. On retrouve beaucoup de touches des années 90, mais surtout les ambiances des premiers COVENANT (THE KOVENANT), ANCIENT ou encore DIMMU BORGIR. Il y a d’ailleurs une surprise de taille puisqu’un ancien membre de DIMMU BORGIR et COVENANT est invité à la guitare : Astennu ! L’Australien (oui, j’étais persuadé qu’il était norvégien, mais il a simplement passé quelques années dans le pays dans les années 90 ! Bon endroit au bon moment !) est une légende pour tous ceux qui adoraient les mélodies des groupes de black sympho à la fin des années 90, et sa présence sur le nouvel album de MORTEM est d’une logique sans faille. On retrouve bien son style.
Cet album, composé de 8 morceaux, est vraiment une jolie madeleine de Proust, avec tout le savoir-faire et les ambiances de l’époque. Il nous replonge dans le monde du black d’il y a 25 ans, mais sans faire kitsch. Il est même d’excellente facture sur au moins deux titres. J’ai véritablement succombé à « Mørketid » et à « Aftermath ». Le premier est celui qui possède le plus de touches arcturusiennes, grâce à un clavier « cosmique » ; le deuxième est tout simplement le plus efficace, avec ses cascades de claviers. Bravo à Steinar qui ne s’occupe plus que des claviers mais avec brio ! Les autres morceaux ? Ils s’en sortent aussi très bien, mais un petit cran en dessous. Tous font quoi qu’il en soit taper du pied et hocher la tête. J’ai même l’impression qu’ils parviennent à faire disparaître les rides et à faire repousser les cheveux. En tout cas, ils nous ramènent avec succès aux alentours de 1998.
J’ai cependant une critique à formuler concernant la pochette. Elle est en total décalage avec la musique. Je ne sais pas trop quel visuel aurait réussi à retranscrire les ambiances grandiloquentes de ces 45 minutes de musique, mais je sais que ce n’est pas celui-ci…
DONNEZ VOTRE AVIS
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
AJOUTER UN COMMENTAIRE
Par xworthlessx
Par Sosthène
Par coreandcoupdate
Par Jean-Clint
Par Cujo
Par AxGxB
Par Sosthène
Par Sosthène
Par Cujo
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Samfisher