chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
325 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Scorpions » Callenish Ci... »

TesseracT - Polaris

Chronique

TesseracT Polaris
« Au commencement était l’émotion »
(Louis-Ferdinand Céline)

Dans la vague djent, TesseracT s’est rapidement distingué de ses compères par son groove catchy porté par une musicalité délicate et à fleur de peau. La technicité, ciment de ce style « meshuggien », n’est pas le propos fondamental du groupe qui préfère exposer et s’exposer à un vaste camaïeu d’émotions. Si le premier album One – plus agressif – posait les bases de leur « son », c’est le suivant, Altered State, qui transcendait ce trait de caractère. Le changement de line-up n’y était d’ailleurs peut être pas pour rien puisque Daniel Tompkins – dit « Dan » – y a laissé sa place pour la voix cristalline et vulnérable de Ashe O'Hara permettant à ce dernier de nous proposer des lignes de chant d’une grande sensibilité. Appuyé par des parties instrumentales très inspirées, ce deuxième opus se révèlera alors d’une profondeur immense et d’une rare émotivité. Vous aurez senti mon affection particulière pour Altered State... Malgré cet attachement pour la voix de Ashe, j’attendais beaucoup de ce Polaris, curieux d’entendre comment le groupe allait gérer le retour de Dan au chant et proposer une suite à son incroyable prédécesseur…

Pour faire court, Polaris est un excellent album. Inégal, certes, mais recelant des purs instants de grâce à vous faire frissonner l’échine. A la première écoute, l’album s’annonce immédiatement comme plus accessible : plus chaleureux qu’Altered State – comme le montre d’ailleurs sa pochette colorée – mais également plus efficace. L’album passe à grande vitesse et on s’étonnerait presque d’arriver si vite à la fin. Et s’il peut sembler plus disparate dans sa structure, en étant uniquement constitué de chansons individuelles (tranchant avec le « partitionnement » de Altered State ou l’épopée Concealing Fate pilier de One), il reste une œuvre cohérente et intime, se construisant autour de mélodies percutantes. En cela, TesseracT reste intègre en conservant ce qui faisait le sel de ses premiers opus mais le rend plus abordable : moins subtil et moins osé, Polaris vous demandera beaucoup moins de temps d’adaptation que ne le requérait Altered State. Pourtant, il ne vous empêchera pas de vous faire voyager, et éventuellement, de vous éblouir avec des passages littéralement incandescents. Là dessus, il est nécessaire de souligner un point fondamental : le travail de Dan à la voix est tout simplement remarquable. Si le bonhomme est capable de proposer de superbes et puissants refrains comme Hexes ou Seven Names – qui s’enracineront littéralement dans votre tête – ou des passages d’une incroyable délicatesse sur Tourniquet – peut être la plus touchante de l’album – il nous gratifie de quelques envolées vocales à couper le souffle sur Phoenix ou Messenger.

D’ailleurs, je ne pense pas trop m’avancer en disant que c’est la voix qui tient l’album. Tout simplement. Première source d’émotion, elle reste la seule à vraiment nous marquer tout le long des 46 minutes et 30 secondes de Polaris (oui, je vous l’ai dit, l’album est plutôt court). Les parties instrumentales, un peu en manque d’inspiration, sont beaucoup moins marquantes que pour Altered State ou One. Peinant à se distinguer de la voix, elles n’en restent finalement que le support et tapissent l’album d’un accompagnement – pas forcement désagréable – mais aux allures de déjà vu. Plus fort encore, les parties de guitares du début de Utopia semblent si proche de certaines parties de Singularity de Altered State (vers la fin du morceau) que l’on pourrait presque aller jusqu’à s’imaginer qu’elles ont été récupérées ! Au final, les deux morceaux s’axant le plus sur la rythmique et l’instrumentation – Dystopia et Utopia – se révèlent les plus faibles de l’album, se manifestant comme des sortes de caricatures paresseuses d’elles mêmes. Et si le talent ou la qualité des musiciens n’est en aucun cas remis en cause, leurs précieux et savoureux antécédents discographiques nous laissaient le droit d’en attendre plus !

Mais on ne va pas tergiverser. Polaris fournit sa dose de sublime, et c’est ce que l’on attendait. Prendre des risques pour proposer quelque chose de nouveau ou de différent, cela peut être un acte justifiant la création, mais en aucun cas je la considère comme nécessaire lorsque le contrat est respecté. Ici, TesseracT remplit le sien et nous transporte une fois de plus avec son metal progressif mélancolique. Avec Ashe et Altered State, la place de la voix a pris une nouvelle envergure. Ici, Dan transforme l’essai et lui donne un nouvel élan. Et si l’on peut reprocher quelques nonchalances instrumentales à Polaris, cela n’est aucunement un frein à l’appréciation de l’album. La suite de l’histoire, maintenant, c’est à TesseracT de la composer.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
TesseracT
Metal Progressif
2015 - Kscope Music
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (2)  7/10
Webzines : (26)  7.59/10

plus d'infos sur
TesseracT
TesseracT
Metal Progressif - 2007 - Royaume-Uni
  

écoutez
tracklist
01.   Dystopia
02.   Hexes
03.   Survival
04.   Tourniquet
05.   Utopia
06.   Phoenix
07.   Messenger
08.   Cages
09.   Seven Names

line up
parution
18 Septembre 2015

Essayez aussi
Evergrey
Evergrey
A Heartless Portrait (The Orphean Testament)

2022 - Napalm Records
  
Scaphoid
Scaphoid
Absent Passages

2020 - Shunu Records
  
Haken
Haken
Fauna

2023 - InsideOut Music
  
Dream Theater
Dream Theater
Distance over Time

2019 - InsideOut Music
  
Dream Theater
Dream Theater
Metropolis, Pt. 2 – Scenes from a Memory

1999 - Elektra Records
  

Sodom
The Saw Is The Law (EP)
Lire la chronique
Critical Defiance
Rivers Of Blood
Lire la chronique
Death Feast Open Air 2026
Annotations Of An Autopsy +...
Lire le live report
The Bleeding
Godless Communion
Lire la chronique
Miscreance
Reminiscence
Lire la chronique
Harlott
Exsequiis
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Phantom Corporation / Catbreath
Commando / Die By The Claw ...
Lire la chronique
Crashdeath
Loverbone
Lire la chronique
Entretien avec CAGE FIGHT
Lire le podcast
Entretien avec DEATH DECLINE
Lire le podcast
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique
Uncontrolled
…No Hope (EP)
Lire la chronique
Forced Entry
Uncertain Future
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Eradikated
Wiring Of Violence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Crossover
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique