chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
267 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Dissection -... » Primordial -... »

Martröð - Transmutation Of Wounds

Chronique

Martröð Transmutation Of Wounds (EP)
Martröð ou l’idée du all-star band qui a tout pour séduire et exciter. On ne parle pas ici d’un groupe fondé par de vieux brigands qui, au sein même de leurs groupes respectifs, n’ont plus rien sorti de pertinent depuis déjà plusieurs années. On parle ici d’un groupe qui réunit toute la fine-fleur de la scène Black Metal actuelle. Un groupe improbable dont les membres viennent des quatre coins du globe : France, États-Unis, Islande et Italie.
Formé en 2014, Martröð est donc la réunion de MkM (Antaeus, Aosoth...), Alex Poole (Krieg, Chaosmoon, Skáphe...), Hafsteinn Viðar Lyngdal (Wormlust), Dagur Gonzales (Misþyrming, Naðra, Skáphe...), Gionata Potenti (Blut Aus Nord, Darvaza, Fides Inversa...) et Jef Stuart Whitehead (Leviathan) venu apporter ici sa modeste contribution le temps de quelques riffs/cris. Avouez que ça donne particulièrement envie hein ?

Toujours dans les bons coups, c’est le label norvégien Terratur Possession qui a sorti en septembre dernier le premier EP de Martröð. Un court essai d’un peu plus de quinze minutes disponible sous la forme d’un vinyle 12’’ blanc (édition limitée) ou noir. De quoi entretenir une certaine frustration chez l’auditeur qui aura vite fait de se rassasier de ces deux titres.

D’autant que ces derniers ne sont pas forcément à la hauteur des attentes que l’on peut avoir face à un tel projet. Quand on présente sur le papier un line-up comme celui de Martröð, il est facile pour nous, simple auditeur qui n’avons rien d’autre à faire que de consommer et juger, de s’enflammer avant même d’avoir écouté quoi que ce soit du dit projet. Le problème avec ces deux titres c’est à mon avis qu’ils renvoient aux CVs de chaque musicien ici présent sans apporter quoi que ce soit permettant de faire véritablement la différence. Un manque de personnalité (à relativiser donc) quelque peu dommageable et surtout particulièrement paradoxal quand on sait d’où viennent et ce qu’on fait ceux qui composent Martröð.
Ceci étant dit, Transmutation Of Wounds n’en demeure pas moins le haut du panier grâce à un savoir-faire rarement égalé qui, à défaut de surprendre, va réussir à convaincre en l’espace de seize minutes. Très proche d’un Blut Aus Nord dans cette atmosphère synthétique, compressée et déshumanisée, le Black Metal de Martröð se présente en quelque sorte comme une synthèse entre la scène française et islandaise de ces dernières années. On retrouve ainsi tous ce qui fait le charme, la force, la pertinence et la particularité de ces deux entités : ces riffs tordus et dissonants qui vous poncent le crâne, ces constructions complexes, insaisissables et éreintantes, cette ambiance froide si particulière qui se fait sombre et en même temps terriblement lumineuse (un jeu de clair/obscur extrêmement bien développé sur "Draumleysa"), ces nappes de clavier discrètes mais quasi-omniprésentes, etc. Bien sûr, on pense tour à tour à Blut Aus Nord, Deathspell Omega, Misþyrming, Aosoth ou bien encore Naðra mais doit-on bouder notre plaisir pour autant ? Clairement, la réponse est non.

Cette première mise en bouche remplie parfaitement son office. Un EP introductif de qualité, composé avec brio et qui ne souffre d’aucun véritable défaut. Reste tout de même à espérer que Martröð réussira à s’extirper du carcan un peu trop réducteur dans lequel il s’est aujourd’hui lui-même épinglé. Des liens de parentés encore trop évidents qui, étant donné le line-up, mériteraient d’être estompés pour un résultat futur que l’on espère toujours marqué par le travail de chacun mais proposé peut-être d’une manière plus personnelle.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Martröð
Black Metal
2016 - Terratur Possessions
notes
Chroniqueur : 3.5/5
Lecteurs : (2)  4/5
Webzines :   -

plus d'infos sur
Martröð
Martröð
Black Metal - 2014 - International
  

tracklist
01.   Draumleiðsla  (08:38)
02.   Draumleysa  (07:32)

Durée : 16:10

line up
parution
15 Septembre 2016

voir aussi
Martröð
Martröð
Draumsýnir Eldsins

2025 - Debemur Morti Productions
  

Essayez aussi
Akhlys
Akhlys
Melinoë

2020 - Debemur Morti Productions
  
Aorlhac
Aorlhac
Pierres Brûlées

2021 - Les Acteurs de l'Ombre
  
Excrementiis
Excrementiis
La glorieuse morte

2023 - Hypogea Invictus
  
Revenge
Revenge
Scum.Collapse.Eradication.

2012 - Osmose Productions
  
Hegemon
Hegemon
Contemptus Mundi

2008 - Season Of Mist
  

Machine Head
Bloodstone & Diamonds
Lire la chronique
Entretien avec CAGE FIGHT
Lire le podcast
Entretien avec DEATH DECLINE
Lire le podcast
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique
Uncontrolled
…No Hope (EP)
Lire la chronique
Forced Entry
Uncertain Future
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Eradikated
Wiring Of Violence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Crossover
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique