chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
262 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Quo Vadis » Converge - A... »

Firespawn - Abominate

Chronique

Firespawn Abominate
A l’origine créé comme un projet parallèle FIRESPAWN semble prendre progressivement de l’ampleur dans la vie de ses membres pourtant très occupés dans leurs formations respectives, tant ils se montrent productifs en son sein. Car désormais tous les deux ans ils reviennent avec un nouvel opus qui continue sur la lancée du précédent, tout en s’améliorant à chaque fois et en offrant un bon Death Metal brut et efficace, où chacun des musiciens semble prendre un plaisir sincère à jouer sa partie pour la mettre au service du collectif. Avec ce désormais troisième album depuis 2015 les suédois ne vont effectivement rien changer à leur style et il ne faut pas s’attendre à une révolution de palais, juste continuer sur ce qui a déjà été fait, tout en le poussant plus loin sans en faire trop. Nulle surprise n’est en effet à l’ordre du jour et c’est une bonne chose finalement car avec ses compos particulièrement lourdes et écrasantes le quintet possède désormais une identité et un son facilement reconnaissable, ce qui permet tout de suite de savoir où l’on va.

Si ses détracteurs diront encore une fois qu’il est capable de faire beaucoup mieux les fans au contraire apprécieront de se retrouver en terrain connu, où les morceaux les plus expéditifs vont se mélanger à ceux plus massifs. Si « The Reprobate » voyait l’apparition de titres un peu plus courts et homogènes, ce nouveau volet va continuer sur cette voie preuve en est avec le puissant « Death And Damnation » qui va passer en revue toute la palette de ses créateurs, du tapis de double écrasant joué en alternance de passages plus explosifs et entêtants. Misant sur la variété des tempos on s’aperçoit que le sens du riff de la paire de guitaristes est toujours impeccable, et que les solos proposés conservent une certaine mélodie qui ne fait pas tâche avec l’ensemble. D’ailleurs le remuant « The Hunter » en un des meilleurs exemples tant son côté groovy ressort instantanément et se mêle à merveille aux changements de rythmes nombreux, tout comme sur le tout aussi agréable « Black Wings Of The Apocalypse » plus direct et bas du front, mais qui maintient une vraie dynamique même si la vitesse est plus présente sur la durée qu’à l’ordinaire. Car si l’alternance est de mise il est vrai que les scandinaves osent plus le mid-tempo et les passages plus lents, ceux d’obédience rapides étant plus rares mais néanmoins présents juste ce qu’il faut pour proposer suffisamment de variété. Si « Heathen Blood » est une exception de haute volée qui balance la purée quasiment en continu via notamment des blasts s’y font nettement entendre (seulement interrompus par une courte partie plus lente permettant au lead de s’installer), le reste va être un vrai défi pour les nuques les plus résistantes.

Il suffit d’écouter les redoutables « The Abominate » (au train de sénateur pépère) et « Godlessness » où tout est de sortie chez ce dernier (mais où le headbanging va être continu ou presque), tant l’ensemble se fait rampant et complet sans jamais sortir du chemin tracé, à l’instar du très bon « The Great One » qui est aussi la composition la plus longue de cette galette. Afin de pouvoir comme d’habitude les multiplier le groupe ne s’éternise pas et celle-ci avec ces cinq minutes au compteur est l’exception qui confirme la règle, cependant pas de redondance ici tant là-encore la multiplicité proposée fait mouche et évite un ennui qui aurait été regrettable. Si au milieu de tout cela l’interlude acoustique d’inspiration flamenco intitulé « Cold Void » n’amène pas grand-chose, tout comme le moins inspiré « Blind Kingdom » (pas mauvais en soi mais qui tourne un peu en roue-libre), cela n’est pas le cas de la claque « The Undertaker » qui montre de meilleures dispositions avec son dynamisme presque insolent, qui se révèle parfait pour faire vibrer la foule. Nul doute que cette pépite qui fait les montagnes russes va facilement trouver sa place sur scène et qu’elle a de bonnes chances d’y rester un moment, tant elle a tout pour devenir un hymne incontournable de ses géniteurs. Réussissant à conserver son accroche sur la longueur sans faiblir (tout en y voyant l’ajout d’un soupçon de noirceur supplémentaire), ce nouvel épisode de leurs aventures est incontestablement le plus complet et réussi de cette entité, où comme d’habitude chacun des gars pose son jeu sobrement et sans chichis. Si le duo Victor Brandt/Fredrik Folkare reste rythmiquement d’une précision chirurgicale il en a profité pour aérer encore ses passages de solistes qui amènent un supplément d’âme, portés par la prestation sobre de Matte Modin derrière son kit et celle de L-G Petrov dont le temps ne semble pas avoir de prise sur sa voix. Solide et sans prétentions la musique des nordiques se laisse facilement écouter et comblera facilement le fan de Metal bien burné à la fois costaud et pétaradant, qui lui fera passer un très bon moment grâce à son accessibilité générale et sa facilité à être appréciée à tout instant par le plus grand nombre.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Firespawn
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines : (11)  8.2/10

plus d'infos sur
Firespawn
Firespawn
Death Metal - 2014 - Suède
  

tracklist
01.   The Gallows End
02.   Death And Damnation
03.   Abominate
04.   Heathen Blood
05.   The Great One
06.   Cold Void
07.   The Hunter
08.   Godlessness
09.   Blind Kingdom
10.   The Undertaker
11.   Black Wings Of The Apocalypse

Durée : 42 minutes

line up
parution
7 Juin 2019

voir aussi
Firespawn
Firespawn
The Reprobate

2017 - Century Media Records
  
Firespawn
Firespawn
Shadow Realms

2015 - Century Media Records
  

Essayez aussi
Vomitory
Vomitory
Carnage Euphoria

2009 - Metal Blade Records
  
Immolation
Immolation
Majesty and Decay

2010 - Nuclear Blast Records
  
Lie In Ruins
Lie In Ruins
Swallowed By The Void

2009 - Spikefarm Records
  
Taphos
Taphos
Blood Plethora (Démo)

2020 - Evig Er Kun Døden
  
Kataklysm
Kataklysm
Waiting for the End to Come

2013 - Nuclear Blast Records
  

Pestilence
Obsideo
Lire la chronique
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique
Uncontrolled
…No Hope (EP)
Lire la chronique
Forced Entry
Uncertain Future
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Eradikated
Wiring Of Violence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Crossover
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique
Exorcizphobia
Neurosis Unbound
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère