chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
82 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Abominable P... » Fossilizatio... »

Autarcie - Apogée.Ivresse.Agonie.

Chronique

Autarcie Apogée.Ivresse.Agonie.
Si comme moi, tu apprécies le black français pour sa richesse, sa diversité et son originalité, qui en fait l’une des plus belles scènes du genre à travers le vaste monde, forte d’une empreinte et d’une identité marquée, Autarcie est nécessairement apparu dans ton viseur à un moment ou à un autre. Or, jusqu’à présent et en dehors d’un Seqvania plutôt réussi, je n’avais jamais vraiment accroché à leur musique, toute comparaison avec des combos comme Sale Freux, Peste Noire et consorts m’étant assez largement apparu en leur défaveur.

Apogée.Ivresse.Agonie. déboule ainsi sans que j’en attende rien de particulier, sinon la curiosité de découvrir la suite d’un Seqvania dont, je l’ai dit, la musique m’avait semblé adopter un autre niveau d’exigence. Grand bien m’en a fait. Apogée.Ivresse.Agonie. est en effet surprenant, dans le bon sens du terme, et voit le combo bisontin asseoir sa musique avec une autorité tout à fait nouvelle.

De titres longs (parfois 10 minutes) en ambiances menaçantes, ce nouvel effort étale sa classe et sa puissance au cours de 8 titres pour plus de 55 minutes de musique guerrière dont Prélude se fait l’écho. Une intro tout en ambiance, en éclats d’épées, en tambours de guerre lointains et dont la frêle mélodie nostalgique confère déjà le souffle épique qui va traverser tout cet album. Guerrier et épique, bourré d’emphase, Apogée.Ivresse.Agonie. l’est indéniablement. Porté par un souffle un brin médiéval, évoquant des heures passées, Nation présente en outre le mérite de coupler les genres, certains phrasés proches du punk, voire de la Oi ! conférant une dynamique élevée aux titres (Nation, France Profonde et Regnum Francorum et leurs accents KPN…) sans que les mélodies ne perdent le fil (le pont aux claviers très Burzum sur Nation, qui devient ensuite le thème central de la fin du titre ; la mélodie lente à la guitare sur France Profonde ; même chose sur Regnum Francorum). Le son puissant, suffisamment « brut » enveloppe les titres d’une atmosphère chaude, très organique, de pubs enfumés comme de champs de bataille brumeux.

Un souffle nostalgique parcourt l’ensemble de l’album et dépose un voile trouble qui pose l’ambiance globale. Cet esprit s’accompagne de textes particulièrement travaillés, comme la scène française sait en produire, bien écrits, axés sur la disparition d’une certaine idée de la France, de sa campagne, de son rayonnement aussi (Nation, France Profonde), voire du déclin de l’Europe (Apogée.Ivresse.Agonie). Signalons de suite, pour les outragés permanents, qu’il n’y a là aucune trace d’un quelconque racisme ordinaire ; simplement le constat d’un changement d’époque et de mentalités et les regrets qui les accompagnent. Le fond est sans aucun doute patriotique, en restant suffisamment largement exprimé pour parler à tous. D’autres textes sont plus directs, plus combattifs, à la Peste Noire époque La Chaise Dyable avec des jeux de mots / de style assez rythmés.

De fait, ces vocaux en français couplés à une musique guerrière pour laquelle la mélodie constitue bien souvent l’architecture fondamentale (France Profonde, Le Bardit des Hardis) dotent cet album d’un cachet réel, très identifiable et, surtout, très réussi. L’équilibre entre la recherche de mélodies nostalgiques et la volonté de proposer un black original est parfaitement tenu ; l’auditeur est littéralement transporté dans un autre siècle, dans une autre époque sans être jamais agressé. Dès Regnum Francorum, le propos est en effet nettement plus axé sur la mélancolie, la tristesse, le départ. Comme résigné, le combo exprime là des sentiments d’abandon plus forts (Le Bardit des Hardis, Apogée.Ivresse.Agonie.), dépeignant une fin qu’il estime inexorable. Et même si Gladio vivere, gladio morietur est doté d’un rythme plus enlevé, ce morceau demeure dans la droite ligne des derniers titres, porté par une mélancolie sous-jacente toujours présente en toile de fond.

Ce nouvel Autarcie, tu l’auras compris, m’a totalement conquis. Pour ma part, ce n’est plus le même groupe. Excellent de bout en bout, sans morceau à jeter, sans temps mort, le combo bisontin aura réussi le pari de délivrer un album magnifique, sublimé par ses mélodies nostalgiques et son souffle épique, qui charrie tout autant la mélancolie que l’enthousiasme.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Autarcie
Black Metal
2021 - Purity Through Fire
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs : (5)  8.5/10
Webzines :   -

plus d'infos sur
Autarcie
Autarcie
Black Metal - 2006 † 2022 - France
  

écoutez
tracklist
01.   Prélude  (01:54)
02.   Nation  (10:35)
03.   France Profonde  (05:59)
04.   Regnum Francorum  (05:19)
05.   Le Bardit Des Hardis  (07:05)
06.   Gladio Vivere, Gladio Morietur  (08:00)
07.   Apogée.Ivresse.Agonie  (11:49)
08.   Postlude  (04:31)

Durée : 55:12

line up
parution
30 Avril 2021

voir aussi
Autarcie
Autarcie
Epoque Révolue

2012 - Dernier Bastion
  

Essayez aussi
Obsequiae
Obsequiae
Aria Of Vernal Tombs

2015 - 20 Buck Spin Records
  
Borgne
Borgne
Règne des morts

2015 - Those Opposed Records
  
Schauer
Schauer
Roaring Thunder of Days Long Passed

2021 - Kvlt Und Kaos Productions
  
Revenge
Revenge
Strike.Smother.Dehumanize

2020 - Underground Activists
  
Anthropovore
Anthropovore
Parthénogenèse

2024 - France, Black, Death, Grind
  

Vader
Iron Times (EP)
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique
Exorcizphobia
Neurosis Unbound
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
Sledgehammer
Destroy/Rebuild
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique