chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
237 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Bloodsoaked ... » Gerhard Feli... »

Autarcie - Apogée.Ivresse.Agonie.

Chronique

Autarcie Apogée.Ivresse.Agonie.
Si comme moi, tu apprécies le black français pour sa richesse, sa diversité et son originalité, qui en fait l’une des plus belles scènes du genre à travers le vaste monde, forte d’une empreinte et d’une identité marquée, Autarcie est nécessairement apparu dans ton viseur à un moment ou à un autre. Or, jusqu’à présent et en dehors d’un Seqvania plutôt réussi, je n’avais jamais vraiment accroché à leur musique, toute comparaison avec des combos comme Sale Freux, Peste Noire et consorts m’étant assez largement apparu en leur défaveur.

Apogée.Ivresse.Agonie. déboule ainsi sans que j’en attende rien de particulier, sinon la curiosité de découvrir la suite d’un Seqvania dont, je l’ai dit, la musique m’avait semblé adopter un autre niveau d’exigence. Grand bien m’en a fait. Apogée.Ivresse.Agonie. est en effet surprenant, dans le bon sens du terme, et voit le combo bisontin asseoir sa musique avec une autorité tout à fait nouvelle.

De titres longs (parfois 10 minutes) en ambiances menaçantes, ce nouvel effort étale sa classe et sa puissance au cours de 8 titres pour plus de 55 minutes de musique guerrière dont Prélude se fait l’écho. Une intro tout en ambiance, en éclats d’épées, en tambours de guerre lointains et dont la frêle mélodie nostalgique confère déjà le souffle épique qui va traverser tout cet album. Guerrier et épique, bourré d’emphase, Apogée.Ivresse.Agonie. l’est indéniablement. Porté par un souffle un brin médiéval, évoquant des heures passées, Nation présente en outre le mérite de coupler les genres, certains phrasés proches du punk, voire de la Oi ! conférant une dynamique élevée aux titres (Nation, France Profonde et Regnum Francorum et leurs accents KPN…) sans que les mélodies ne perdent le fil (le pont aux claviers très Burzum sur Nation, qui devient ensuite le thème central de la fin du titre ; la mélodie lente à la guitare sur France Profonde ; même chose sur Regnum Francorum). Le son puissant, suffisamment « brut » enveloppe les titres d’une atmosphère chaude, très organique, de pubs enfumés comme de champs de bataille brumeux.

Un souffle nostalgique parcourt l’ensemble de l’album et dépose un voile trouble qui pose l’ambiance globale. Cet esprit s’accompagne de textes particulièrement travaillés, comme la scène française sait en produire, bien écrits, axés sur la disparition d’une certaine idée de la France, de sa campagne, de son rayonnement aussi (Nation, France Profonde), voire du déclin de l’Europe (Apogée.Ivresse.Agonie). Signalons de suite, pour les outragés permanents, qu’il n’y a là aucune trace d’un quelconque racisme ordinaire ; simplement le constat d’un changement d’époque et de mentalités et les regrets qui les accompagnent. Le fond est sans aucun doute patriotique, en restant suffisamment largement exprimé pour parler à tous. D’autres textes sont plus directs, plus combattifs, à la Peste Noire époque La Chaise Dyable avec des jeux de mots / de style assez rythmés.

De fait, ces vocaux en français couplés à une musique guerrière pour laquelle la mélodie constitue bien souvent l’architecture fondamentale (France Profonde, Le Bardit des Hardis) dotent cet album d’un cachet réel, très identifiable et, surtout, très réussi. L’équilibre entre la recherche de mélodies nostalgiques et la volonté de proposer un black original est parfaitement tenu ; l’auditeur est littéralement transporté dans un autre siècle, dans une autre époque sans être jamais agressé. Dès Regnum Francorum, le propos est en effet nettement plus axé sur la mélancolie, la tristesse, le départ. Comme résigné, le combo exprime là des sentiments d’abandon plus forts (Le Bardit des Hardis, Apogée.Ivresse.Agonie.), dépeignant une fin qu’il estime inexorable. Et même si Gladio vivere, gladio morietur est doté d’un rythme plus enlevé, ce morceau demeure dans la droite ligne des derniers titres, porté par une mélancolie sous-jacente toujours présente en toile de fond.

Ce nouvel Autarcie, tu l’auras compris, m’a totalement conquis. Pour ma part, ce n’est plus le même groupe. Excellent de bout en bout, sans morceau à jeter, sans temps mort, le combo bisontin aura réussi le pari de délivrer un album magnifique, sublimé par ses mélodies nostalgiques et son souffle épique, qui charrie tout autant la mélancolie que l’enthousiasme.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Autarcie
Black Metal
2021 - Purity Through Fire
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs : (5)  8.5/10
Webzines :   -

plus d'infos sur
Autarcie
Autarcie
Black Metal - 2006 † 2022 - France
  

écoutez
tracklist
01.   Prélude  (01:54)
02.   Nation  (10:35)
03.   France Profonde  (05:59)
04.   Regnum Francorum  (05:19)
05.   Le Bardit Des Hardis  (07:05)
06.   Gladio Vivere, Gladio Morietur  (08:00)
07.   Apogée.Ivresse.Agonie  (11:49)
08.   Postlude  (04:31)

Durée : 55:12

line up
parution
30 Avril 2021

voir aussi
Autarcie
Autarcie
Epoque Révolue

2012 - Dernier Bastion
  

Essayez aussi
Groupe mystère
Groupe mystère
Enemies of Islam

2025 - ASRAR
  
Kjeld
Kjeld
Skym

2015 - Hammerheart Records
  
Blodtår
Blodtår
Det Förtegna Förflutna

2023 - Nordvis Produktion
  
Bâ'a
Bâ'a
Deus Qui Non Mentitur

2020 - Osmose Productions
  
Grand Belial's Key
Grand Belial's Key
Kohanic Charmers

2022 - Weltenfeind
  

Annihilator
Never, Neverland
Lire la chronique
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique
Nukem
The Grave Remains
Lire la chronique
Aborcja
Do krzyża abarotem
Lire la chronique
Vomitory
In Death Throes
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Paradox
Heresy
Lire la chronique
Sunovrat
Kuluk
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Perpetual Warfare
The Age of War
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique
Venthiax
Rites Of Ra (EP)
Lire la chronique
Archaic
The Endgame Protocol
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
Slakter
Infernal Exekution Reign
Lire la chronique
Norwalk
Psycho Mirror
Lire la chronique
Megadeth
Megadeth
Lire la chronique
None So Live - Cyrptopsy / 200 Stab Wounds / Inferi / Corpse Pile
Lire le podcast
Breizh Death Metal Party 2 Live Report
Lire le podcast