chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
296 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Syd Scarlet » Valtteri Tuo... »

Vengeance Horde - Surging Vengeance

Chronique

Vengeance Horde Surging Vengeance
J’accorde malheureusement trop peu d’attention au label américain Stygian Black Hand. Non pas que ses sorties ne soient pas dignes d’intérêt (de Spite à Occult Burial en passant par Antichrist Siege Machine, Hulder, Left Cross, Gravesend ou Abhorrency croyez-moi il y a largement de quoi faire) mais plutôt que son goût particulièrement prononcé pour le format cassette et l’absence relative de promotion qui le caractérise en font un label plutôt discret dont les productions me passent souvent sous le nez même si, avec quelques semaines voire quelques mois de retard, je finis bien souvent par poser mes oreilles dessus.

Signé en 2022 sur le dit label new-yorkais, Vengeance Horde est une one-man band formé par un certain J.K. dont le premier EP éponyme paru la même année m’est donc complètement passé à côté. Deux ans plus tard, le bonhomme qui ne doit pas soulever que des haches (cf. la photo qui orne sa page Metal Archives), récidive avec un petit peu plus d’ambition en sortant cette fois-ci son premier album. Un disque intitulé Surging Vengeance paru en septembre 2024 sur Stygian Black Hand (cassette) et Deathrash Armageddon (CD) avant d’être pressé trois mois plus tard en vinyle par Nuclear War Now! Productions dont les newsletters quasi-quotidiennes m’ont permis d’en faire l’agréable découverte. Il faut dire que cette illustration pour le moins épique a effectivement de quoi séduire au même titre que ce logo qui n’a pas manqué lui non plus d’attirer mon attention. Bref, nous voilà déjà en mai 2025 mais comme le dit l’adage : "mieux vaut tard que jamais".

Composé de neuf morceaux parmi lesquels "Horned Command" et "Iron And Steel" figurant déjà sur le premier EP de Vengeance Horde, Surging Vengeance est comme on pouvait s’y attendre en voyant notre bonhomme prendre la pose tout pectoraux dehors (avec en guise d’artéfacts supplémentaires, outre cette fameuse hache menaçante, quelques chaînes et autres clous de plusieurs centimètres) un album peu subtil qui évidemment n’offre que très peu de compromis...

C’est ainsi au son d’un Black Metal pour le moins virulent que monsieur J.K. va mener ses assauts. Un Black Metal dénué de toute originalité mais qui en matière d’impact et d’efficacité pourra difficilement être mis en défaut. En effet, largement inspiré par la musique des Australiens de Bestial Warlust dont il reprend notamment l’intensité du propos, Vengeance Horde mise pour l’essentiel sur une succession d’attaques frontales conduites bien évidemment à toute berzingue à coups de blasts et autres cavalcades thrashisantes. De nature relativement simple et dépouillée, les riffs proposés par l’Américain se montrent à la fois hyper efficaces et particulièrement directs. Comme souvent, personne n’ira crier au génie en entendant les riffs un brin répétitifs déroulés il est vrai avec beaucoup d’énergie et de passion par notre grand gaillard sur des titres tels que "Surging Vengeance", "The Law Of Heathen War" et sa fibre Punk ultra cool et entêtante, "Nomadic Hatred", "Hellfire War Commence" ou "Storming The Vanguard". Par contre, je peux vous assurer qu'il ne devrait pas se passer plus de quelques secondes avant que vous vous mettiez à taper du pied, dodeliner frénétiquement de la tête et battre l’air de votre poing fermé... Car si le one-man band n’a effectivement rien inventé, le degré d’efficacité que celui-ci déploie tout au long de ces trente-et-une minutes tend très vite à faire de Surging Vengeance un album absolument diabolique. D’ailleurs, à la manière d’un Revenge ou d’un Blasphemy dont les influences sont également perceptibles par endroits, J.K. se plaît à nous offrir quelques leads et autres solos particulièrement chaotiques et bruyants. De brèves et sporadiques interventions qui en plus d’amener tout de même un soupçon de mélodie à l’ensemble participent évidemment à renforcer l’intensité ainsi que le côté particulièrement frontal de ce Black Metal mené le couteau entre les dents.

Pour autant, derrière ses airs de grand barbare viril, J.K. nous offre sur ce premier album quelques séquences tout de même beaucoup moins soutenues. Afin de trancher avec ce matraquage en bonne et due forme, Vengeance Horde se plaît donc malgré tout à lever le pied en quelques occasions. Des instants légèrement moins tendus comme ces introductions samplées entendues sur "Surging Vengeance" et "Iron And Steel" mais surtout sur "Horned Command" à 0:52 et 2:25, "Storming The Vanguard" à 1:45 et les cinquante premières secondes de "Wolves Of The War (Out For The Feast)" et qui dans les deux cas permettent effectivement de nuancer le propos de l’Américain et au passage à l’auditeur de ne pas subir coup de boutoir sur coup de boutoir.

Simple, directe et efficace, la formule déroulée par Vengeance Horde sur ce premier album est d’une banalité confondante. Malgré tout, si l’originalité n’est clairement pas au rendez-vous, Surging Vengeance n’en reste pas moins un brulot d’excellente facture sur lequel on ne manquera pas de s’agiter à l’écoute de ces riffs imparables, de cette intensité débridée, de ces atmosphères belliqueuses et plus globalement de ces compositions radicales menées pied au plancher. Et si le one-man band américain ne va rien révolutionner avec son Black Metal bas de plafond, cela ne devrait pas vous empêcher de prendre votre pied.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Vengeance Horde
Black Metal
2024 - Stygian Black Hand
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Vengeance Horde
Vengeance Horde
Black Metal - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Surging Vengeance  (02:40)
02.   The Law Of Heathen War  (02:31)
03.   Nomadic Hatred  (02:42)
04.   Horned Command  (04:11)
05.   Hellfire War Commence  (02:28)
06.   Sifting Of Souls  (03:59)
07.   Storming The Vanguard  (03:39)
08.   Iron And Steel  (05:12)
09.   Wolves Of The War (Out For The Feast)  (04:20)

Durée : 31:42

line up
  • J.K. / Chant, Guitare, Basse, Batterie

parution
16 Septembre 2024

Essayez aussi
Lifestream
Lifestream
Post Ecstatic Experience

2015 - Les Acteurs de l'Ombre
  
Ninkharsag
Ninkharsag
The Blood of Celestial Kings

2015 - Candlelight Records
  
Bethlehem
Bethlehem
Bethlehem

2016 - Prophecy Productions
  
Obskuritatem
Obskuritatem
U Kraljevstvu Mrtvih...

2017 - Black Gangrene Productions
  
Secrets Of The Moon
Secrets Of The Moon
Carved In Stigmata Wounds

2004 - Lupus Lounge
  

Raw Power
Trust Me!
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique
Nukem
The Grave Remains
Lire la chronique
Aborcja
Do krzyża abarotem
Lire la chronique
Vomitory
In Death Throes
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Paradox
Heresy
Lire la chronique
Sunovrat
Kuluk
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Perpetual Warfare
The Age of War
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique