Le finement intitulé
For Your Ass Only étant annoncé pour le 03 avril prochain, il m’a semblé judicieux de revenir un instant sur le premier méfait de
CRÈME FLESH, petite pépite du catalogue généreusement fourni de
Comatose Music. Le nom du label étant dévoilé, vous avez sans peine aucune deviné le style dans lequel évoluent nos Canadiens : le
brutal death metal à tendance
slam. À tendance uniquement, cela a son importance.
Bien sûr, la formation se fait d’abord remarquer pour ses choix esthétiques : de ce logo aussi subtil qu’une réplique de Jackie Sardou à cet
artwork finalement génial qui orne
Casablumpkin, le quatuor aime à mélanger les genres, entre clin d’œil appuyé aux icones du cinéma américain (on pensera à Humphrey Bogart notamment) et fascination pour le sexe façon « hardamat ». Ainsi, les trente minutes offertes se révèlent fort plaisantes, abondamment lubrifiées pour une pénétration en douceur des conduits auditifs.
Il faut dire que les musiciens ne lésinent pas sur la violence et que nous sommes heureusement très loin de la blague potache, tout du moins musicalement parlant. De titres en titres, le quatuor déroule un tapis de blasts, d’harmoniques, de plans bourrins en tous genres, les multiples expériences respectives des protagonistes assurant une aisance ainsi qu’un savoir-faire certains. Me concernant, je décerne une mention spéciale au vocaliste
Matt Hilden qui nous gratifie d’une performance gutturale en diable pleine de
groove et de glaires mais c’est bien la cohérence de l’ensemble qu’il s’agira de souligner. Grâce à des morceaux brefs, torchés en maximum trois minutes et toujours dans le rouge, la bande se concentre sur son efficacité rythmique, laissant solos et arpèges aux tricoteurs du dimanche. Elle ne jure que par la profondeur du
growl, la saine épaisseur des guitares, l’acharnement thérapeutique, sachant que si l’on fait abstraction du nom des titres et de la pochette, l’écoute seule ne permettra pas d’identifier le penchant pour la gaudriole. De la rigolade, oui (« On Her Majesty’s Secret Cervix » ; « From Russia With AIDS ») mais jamais au détriment de la qualité d’un
death globalement irréprochable dans son respect des standards en vigueur.
En effet,
CRÈME FLESH se rapproche indéniablement de la scène US, loin des canons techniques qui font la renommée de son pays d’origine. Cela n’aide pas vraiment à le différencier de la concurrence et, si j’étais mauvaise langue, je pourrais affirmer que sans le visuel je n’aurais certainement jamais été attiré par cet album. Peut-être, mais c’est aussi ça être malin, savoir susciter l’envie chez l’auditeur et si cela doit passer par une image racoleuse, pourquoi pas ! Car, en définitive,
Casablumpkin permet de passer un bon moment de détente, comme lorsque je regarde pour la vingtième fois « … Comme la lune », un Max Pécas ou « Du mou dans la gâchette ». J’ai beau connaître les dialogues par cœur, je suis content quand même.
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