Summoning Hellgates - Spear Of Conquest
Chronique
Summoning Hellgates Spear Of Conquest (EP)
Formation espagnole née de l’imagination d’un certain Andrés García De La Mata, Summoning Hellgates voit le jour à Madrid en 2021. Rejoint quelque temps plus tard par le guitariste Simón Da Silva (Aversio Humanitatis, Velo Misere...), le groupe sort à l’automne 2025 sa toute première réalisation. Un EP intitulé Spear Of Conquest paru chez les Français d’Osmose Productions qui n’ont vraisemblablement pas eu besoin de davantage pour être convaincus par la musique de nos deux Espagnols...
Ce qui évidemment m’a poussé ici à la découverte (et vous à cliquer sur cette chronique) est cette incroyable illustration signée des mains d’une artiste originaire de Barcelone prénommée Carla L. qui évolue dans le milieu sous le pseudonyme de Cardaver Art (Intolerance, Krypticy, Malevolic, Slaughtercult...). Rien de très original mais la composition est suffisamment efficace pour laisser l’imagination faire le reste et vous transporter face à cette arche monstrueuse et particulièrement imposante. Surmontée de cet excellent logo que l’on doit cette fois-ci à un certain Mikel aka Unholy Designs (Crypts Of Despair, Flagelo, Pestilength...) et vous voilà avec sous les yeux une œuvre particulièrement encourageante qui ne devrait avoir aucun mal à pousser les plus curieux à la découverte (enfin, pour l’anecdote, il est à noter que la mise en page de l’ensemble a été réalisée par l’infatigable Swartadauþuz).
Composé de six morceaux pour une durée d’environ vingt minutes, Spear Of Conquest voit Summoning Hellgates (ici rejoint par un batteur de session en la personne de Robin Stone, musicien australien que l’on a déjà pu entendre chez Chestcrush, Ashen Horde, Diabys, Sarcophagum et quelques autres encore) jouer les rustres dans le registre d’un Black / Death pas original pour un sou mais diablement efficace dans sa capacité à créer du chaos. Passée ainsi cette courte introduction qui porte définitivement très bien son nom ("Invokation") et qui permet à la formation de planter le décor avant de passer aux choses sérieuses, le groupe espagnol va rapidement mettre les points sur les "i" et affirmer par là même occasion ses intentions pour le moins belliqueuses.
En effet, si ce n’était déjà pas suffisamment clair avec cette illustration et cette introduction toutes les deux sans équivoques, Summoning Hellgates n’est évidemment pas là pour amuser la galerie mais plutôt, comme son nom le suggère, ouvrir grand les portes des Enfers et libérer sur nous, pauvres auditeurs, démons vicieux et malveillants, flammes purificatrices et autres tourments en tout genre. Un programme peut-être un tantinet cliché mais qui n’a aucune difficulté à faire une fois de plus ses preuves. Il faut dire que les trois garçons mettent du cœur à l’ouvrage tout au long de ces vingt-et-une minutes pour le moins furieuses et explosives. Car si quelques séquences dispensées ici et là ("Conciliábulo" à 2:54, "Hostis Humani Generis - The Revenant" à 0:53, "Tongues In The Threshold" à 2:51, "Prisoner Of Your Own Flesh" à 0:31, "Cilice Of Atonement" à 1:35) voient effectivement Summoning Hellgates lever le pied afin d’étoffer ce travail d’ambiance et offrir à ses auditeurs malmenés une musique un petit peu plus profonde, variée et intéressante, l’essentiel de ce premier EP est bien mené le couteau entre les dents et la rage au ventre. Une intensité tout d’abord contenue (outre cette fameuse introduction, les premières secondes de "Conciliábulo" font encore preuve d’une certaine retenue) mais qui très vite va s’exprimer au son de blasts pour le moins soutenus et virils, de riffs blasphématoires a priori tout ce qu’il y a de plus simples mais particulièrement nerveux et incisifs, de solos chaotico-mélodiques parfait pour mettre encore un petit peu plus le bazar dans tout ce maelstrom et finalement d’éructations vocales pleines de hargne et de passion et autres hurlements habités (sur ce dernier point, la versatilité dont fait preuve Andrés García De La Mata est d’ailleurs à saluer. Ses multiples interprétations vocales (cris intenses, growl plus ou moins profond, élucubrations hallucinées) apportent beaucoup de cachet à l’ensemble ainsi qu’un petit de relief supplémentaire)... Une formule qui n’est certainement pas nouvelle (question urgence et intensité, Summoning Hellgates n’est pas loin de fricoter avec des groupes tels qu’Omegavortex, Concrete Winds, Teitanblood, Ascended Dead, Black Curse...) mais qui n’a aucun secret pour les Espagnols qui à défaut d’originalité sonnent cependant du feu de dieu (on se revoit très bientôt pour d’autres expressions de vieux boomer (pléonasme) que je ne suis pas).
En effet, Summoning Hellgates n’a rien de bien nouveau à nous offrir tout au long de ces vingt-et-une minutes mais cela n’a comme souvent que très peu d’importance puisqu’aucune personne un minimum sensée ne s’attend à être transcendée par l’originalité déployée par ce genre de groupe définitivement bas de plafond. Par contre une chose est sûre et certaine, tous les clients de Black / Death un tantinet bestial et sauvage trouveront dans la recette des Espagnols de quoi étancher brièvement leur soif de violence débridée au son de ces quelques brûlots pour le moins furieux. Un EP ni très fin ni très malin qui ne révolutionnera absolument rien mais qui durant vingt bonnes minutes nous fera effectivement transpirer à grosses gouttes. Parfait pour se défouler tout en invoquant Satan.
| | AxGxB 25 Mars 2026 - 439 lectures |
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